BMW célèbre son centenaire

BMW et Montblanc dans l’histoire de l’industrie allemande.

 

BMW célèbre son centenaire.

Cent ans est un anniversaire qu’il convient de célébrer dignement. C’est ce que vient de faire BMW en présentant à Munich une série spéciale de la série 7 L éditée à 100 exemplaires seulement pour le monde. Un modèle qui bénéficie d’aménagements exclusifs.

Baptisée en toute simplicité « BMW Serie 7 Individual The Next 100 Years », cette série spéciale pourra être commandée à partir de chaque motorisation de la série 7, de la 740 à la 760. Cette voiture ne sera néanmoins disponible que dans un seul coloris, le Centennial Blue Metallic. Une teinte associée à un intérieur blanc dont le traitement a été réalisé par la division Individual de BMW. Sans oublier les inévitables jantes de 20 pouces que les designers estiment indispensables. Pour cet anniversaire, BMW s’est associé à une autre célèbre marque allemande, Montblanc, qui célèbre ses 110 ans. Spécialiste du stylo s’étant diversifié dans la maroquinerie et l’horlogerie, Montblanc a conçu un stylo Meisterstück 149 spécifique qui sera offert à chaque acheteur de cette série 7. Pour cette pièce, Zaim Kamal, le directeur artistique de Montblanc et Karim Habib le designer de BMW ont travaillé dans le même esprit pour que ce modèle soit un rappel à cette série 7. Le squelette métallique du stylo reprend le gaufrage du cuir des sièges de la voiture tandis que le corps en résine est du même bleu que la carrosserie. La signature « The Next 100 Years » est apposée sur le montant central de la voiture attestant ainsi de son exclusivité.

Texte et photo Joël Chassaing-Cuvillier

Un peu d’histoire.

C’est sans doute grâce à la guerre de 14-18 que le constructeur automobile BMW doit son existence. En effet, en mars 1916 deux ingénieurs bavarois, Karl Rapp et Gustav Otto déposent les statuts de la Bayerische Flugzeugwerke, une entreprise aéronautique qui est à l’origine du logo en forme d’hélice. Premier fournisseur de l’armée de l’air à la fin de la guerre, l’entreprise qui, entre temps est devenue la BMW, survit quelques années avec la vente de ses avions et moteurs en étoile et se diversifie sous la houlette de l’ingénieur Max Friz en produisant ses premières motocyclettes. Dès 1927, BMW fabrique sous licence une Austin Seven rebaptisée Dixi. Dès le début des années trente apparaît sur la 303 les premières calandres à double haricot. Suivent alors les 320, 327 et 335 équipées du 6 cylindres en ligne. Lors de la seconde guerre mondiale BMW réoriente ses activités en produisant quelques 30 000 moteurs d’avion dans son usine de Dachau en utilisant des travailleurs forcés venus des pays occupés. Dans le même temps des motos et des side cars sont fabriqués dans l’usine de Eisenach mais il n’est plus question d’automobile. Il faut attendre 1951 pour voir apparaître la berline 501 équipée d’un V8 en aluminium. En 1953 sont présentées la 503 et la 507, deux magnifiques modèles qui devront attendre les ventes aux enchères de ces dernières années pour connaître le succès. La marque bavaroise répète l’opération Dixie en fabriquant sous licence des Isetta. En dépit des 100 000 modèles produits le constructeur bavarois est au bord de la faillite. C’est la famille Quandt déjà propriétaire de Varta qui, en 1959 rachète la marque et la lance la BMW 1500 qui sera le véritable point de départ de la galaxie BMW telle qu’on la connaît aujourd’hui.

Avec une fortune estimée à 40 milliards d’euros et 46% du capital de l’entreprise, la famille Quandt est la plus riche d’Allemagne.

J.C-C

 

Des résultats commerciaux records.

BMW vient d’annoncer que le dernier mois de mars a été le meilleur de son histoire en terme de vente. En effet la marque bavaroise a vendu en un seul mois 240 659 véhicules. Des ventes en hausse de 3,5% par rapport à 2015. Ces chiffres n’incluent pas les ventes de Mini ni celles des Rolls Royce.

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Les rosés de l’été

Le temps du rosé est revenu.
Le soleil commence à piquer en terrasse, les cavistes exposent les rosés en vitrine. Les étiquettes sont racoleuses, les tarifs abordables et les glaçons s’impatientent dans le rafraîchissoir. L’été n’est pas encore là mais il est temps de se faire plaisir avec un vin primesautier et sans prétention.
Oublié le temps des vins de soif et la réputation pas toujours flatteuse qu’ils traînent depuis longtemps. Le rosé en apprenant la notion de qualité est devenu le vin des copains. Celui qui créé la convivialité entre chien et loup, à une heure où la lumière devient belle et embellit la moindre ruine. Le problème avec les rosés, c’est qu’à l’instar des sakés, il en existe des dizaines. Chaque terroir est fier de mettre en avant un rosé local. Quant aux prix, il est possible de se faire plaisir avec des productions qui sont à moins de 7 € tandis que certaines étiquettes s’affichent à plus de 20€. Dans ce florilège que nous vous présentons, certains vins seront parfaits pour ce que les anglo-saxons appellent un flying buffet tandis que d’autres plus élaborés demanderont à être accompagnés par un joli poisson ou une grillade plus raffinée. Tous ces vins sont millésimés 2015. Une année particulièrement favorable à la vigne.
Dans la catégorie prix d’ami, le « Love R » by Roseline trouve totalement sa place. Avec son étiquette aguicheuse et son cul de bouteille travaillé, le Love R est un vin commercialisé par le Château Sainte Roseline et bénéficie ainsi de son savoir faire. Ce vin d’assemblage est parfait pour les apéros improvisés sur la plage ou autour d’une piscine. Petits fruits du jardin, acidulé, le Love R affiche la vivacité des vins de Provence. A 8,95€, le Love R est disponible dans le réseau des cavistes.
Dans la même catégorie de prix (9,80€), le Romanin profite de son Indication Géographique Protégée (IGP) des Alpilles. Elégant, une couleur pâle aux reflets cuivrés, le Romanin est un joli vin, léger et élégant. Minéral, ce vin d’apéritif ne demande qu’à accompagner des salades et des assiettes composées. Un vin issu de la biodynamie.
Avec une teinte plus soutenue, le Château Cavalier est un Côte de Provence dans toute son acceptation. Celui-ci est élégant, sans agressivité, fruité et minéral, il s’exprimera parfaitement avec des grillades, ou tout simplement dans une salade de pêches blanches. Le Château Cavalier est distribué dans les réseaux de cavistes. Environ 13€
Situé dans l’arrière-pays varois, le Château des Demoiselles bénéficie de l’AOP Côte de Provence. Il appartient à la famille Bertin déjà propriétaire du Château sainte Roseline. Franc dans sa robe, le Château des Demoiselles n’a pas la transparence que l’on peut rencontrer. C’est un rosé et il l’affiche. Avec 80% de mourvèdre, on retrouve cette sensation fruitée et acidulée des agrumes. Il est séduisant, fleuri et sera un compagnon parfait pour l’été avec des poissons grillés et des plats légèrement épicés. 11,80€ chez les cavistes.
Contrairement aux autres rosés présentés ici, L’Irréductible du Domaine de la Bégude est un 2014. Avec une robe très soutenue et lumineuse, ce Bandol bénéficie du label agriculture biologique. Il s’agit d’un rosé haut de gamme qui, de la vendange jusqu’à la vinification, reçoit les meilleures attentions. Un nez franc et aromatique, les fruits rouges y sont très présents. Frais et fruité en bouche, il est rond au palais. Quant à ceux qui, décidément ne se feront jamais au rosé, ils pourront apprécier du même domaine un rouge de Bandol qui explose de soleil et fait résonner les grillons. Une robe d’un rubis profond, un nez puissant et une bouche à la fois présente et délicate sans être abusivement boisée. Un vin de garde, élevé sans engrais chimiques ni pesticides. Des vins qui se méritent. En effet, les vins du Domaine de la Bégude ne sont disponibles qu’à la propriété : domainedelabégude.fr. 04 42 08 92 34.
Joël Chassaing-Cuvillier

IWC Portofino Laureus

IWC célèbre les Laureus avec une édition spéciale

À l’occasion de la remise des Laureus World Sports Awards à Berlin, IWC Schaffhausen a présenté la Portofino Automatic Moon Phase 37 Edition « Laureus Sport for Good Foundation ». Cette montre en édition limitée à 1 500 exemplaires constitue la dixième édition spéciale lancée par la manufacture horlogère de luxe de Schaffhausen dans le cadre de son engagement aux côtés de Laureus Sport for Good. Le fond du boîtier est orné d’une gravure repré­sentant le dessin lauréat du concours organisé l’an dernier par IWC. Cette gravure spéciale rappelle qu’une partie des revenus de la vente de ce modèle soutient les projets sociaux de Laureus. Depuis 2006, IWC Schaffhausen soutient chaque année la fonda­tion en lançant une montre spéciale. « Le travail mené en collaboration avec Laureus forme l’un des piliers de notre engagement social. La fondation et ses ambassa­deurs du sport de haut niveau s’engagent inlassable­ment et avec beaucoup de passion pour une société meilleure. Je suis fier de pouvoir soutenir ce travail important et nécessaire pour la dixième fois, au travers d’une édition spéciale », résume Georges Kern, CEO d’IWC. Cette année, le choix s’est porté sur un modèle de la fa­mille des Portofino. La Portofino Automatic Moon  « Laureus Sport for Good Foundation » est limitée à 1 500 exemplaires dans le monde. Le cadran et l’affichage des phases de la lune sont proposés dans le bleu Laureus caractéristique, qui confère au modèle une clarté et une profondeur extra­ordinaires. Douze diamants ornent les index des heures et donnent, avec le bracelet en alligator bleu, une impression générale d’élégance. Elle est animée par un mouvement automatique mécanique calibre 35800 possédant une réserve de marche de 42 heures. Outre la couleur bleue, la gravure sur le fond du boîtier est un signe distinctif des éditions spéciales Laureus.

 

Les sakés de chez Issé

Les Sakés c’est chez ISSE

Personnage incontournable de la gastronomie japonaise à Paris, Toshiro Kuroda vient de dénicher un nouveau producteur de saké indépendant. Celui-ci est venu en personne du Japon nous présenter sa gamme de saké.

Alcool de riz issu de la fermentation, le saké a toute sa place au sein des boissons traditionnelles que le monde sait offrir aux amateurs avides de découvertes. Grande spécialiste de produits japonais, la maison Issé propose en permanence une importante gamme de sakés en provenance de la plupart des provinces du Japon. Aujourd’hui, c’est de la préfecture de Gunma que Toshiro Kuroda nous rapporte quelques perles rares. Située à l’extrémité orientale des Alpes japonaises, à deux heures de Tokyo la brasserie Nagai Shuzo a été fondée en 1886 et depuis 2001 c’est Noriyoshi Nagai qui en est devenu le Kuramoto et le Toji. C’est lui, représentant la sixième génération, qui a entrepris la modernisation des chais tout en restant fidèle aux traditions d’une maison créée par ses aïeux.

Riche de sept références, la production de Mizubasho n’utilise que du riz de montagne de haut de gamme : le riz Yamada Nishi en provenance de Hyogo avec un taux de polissage variable entre 40 et 50%. Rappelons que c’est ce taux de polissage qui détermine la qualité finale d’un saké. Outre ce riz de qualité, la brasserie Nagai Shuzo utilise pour toute sa production une levure unique. Il s’agit de la levure n°9 peu acide qui a été découverte dans un chai de Kumamoto dans l’ile de Kyushu. Dans la collection Mizubasho, on retiendra le Junmai Dai-gingo « Sui » qui titre 15° et reste très agréable avec une entrée. Plus puissant en alcool le « 17° » possède un caractère plus affirmé et offre un corps qui l’autorise avec un plat presque épicé. Il s’agit là d’un saké bien élaboré. En plus de ces deux produits, Noriyoshi Nagai vient de réaliser un saké millésimé « 2005 ». Produit à 700 bouteilles seulement, ce saké a été conservé en cave à -2° depuis 2005 avec une maturation en bouteille. Un nez très prononcé et fleuri, une longueur en bouche, ce saké se déguste seul et sans prétexte, juste pour le plaisir.

Différent mais plus festif, le Mizubasho Junmai « Karakuchi  sparkling 15° » est un saké non pasteurisé et pétillant. Il utilise une deuxième fermentation effectuée en bouteille. Agréable et frais en bouche, de couleur laiteuse, ce saké est un excellent apéritif. Nouveaux en France, ces sakés sont à découvrir chez Isse, 11 rue St Augustin 75002 Paris.

Texte et photos Joël Chassaing-Cuvillier.

Jchassaingcuvillier.wix.com/jchassaingcuvillier

Guide Rouge Michelin 2016

Le Guide Rouge Michelin 2016 est en vente

En dépit des différentes applications dédiées au tourisme ou à la gastronomie, avoir en main le traditionnel Guide Michelin procure une satisfaction physique qu’un ordinateur ne peut apporter. On feuillette les pages, on revient en arrière, on annote, seul un support papier peut offrir ce plaisir.

Ce plaisir, c’est Michelin avec son Guide Rouge plus que centenaire qui est encore capable de vous le procurer. Rarement les indications apportées par le guide sont décevantes. Et, comme à l’habitude, l’édition 2016 apporte son lot de nouveautés concernant les attributions d’étoiles. En outre, cette année la présentation a évolué pour plus de clarté. Ce sont les restaurants qui désormais apparaissent en tête de liste. Les hôtels et les gîtes viennent ensuite. Désormais avec les étoiles et les Bib Gourmand, on trouve « l’assiette » qui indique un restaurant simple mais de qualité ; les coups de cœur des inspecteurs font aussi leur apparition dans les choix. Une modernisation de la mise en page facilite également la lecture. Des trois étoiles aux simples « assiettes », le choix est vaste et peut satisfaire les plus exigeants ainsi que tous les porte-monnaies. Pour cette édition 2016, on retient 42 nouveaux dans la catégorie une étoile, dix dans les deux étoiles et deux au sein des 26 trois étoiles. Brièvement on note les 3 étoiles pour Guy Savoy à la Monnaie de Paris, la première étoile de La Passagère à Juan les Pins, le Meurice à Paris qui passe de trois à deux étoiles tout comme le Trianon à Versailles qui redescend à une étoile. Quant à l’Espérance de Marc Menant à Saint Père sous Vézelay, elle disparaît totalement du guide. La nouvelle formule du Michelin est à conserver dans la boîte à gants.

Joël Chassaing-Cuvillier. Jchassaingcuvillier.wix.com/jchassaingcuvillier

Le Mazda MX-5 RF présenté à New York

Le Mazda MX-5 RF a été présenté à New York

 

Mazda a dévoilé le Mazda MX-5 RF (« Retractable Fastback ») lors du dernier du Salon International de l’Automobile de New York. La toute dernière version du MX 5 donne une nouvelle dimension au choix d’un roadster. Elle reste fidèle à l’esprit du précédent MX-5 à toit rigide rétractable dont l’objectif était de mettre le roadster à la portée de tous.
Mazda a une nouvelle fois cassé les habitudes en créant une version totalement inédite. En reprenant un dessin fastback dont la ligne directrice plongeant avec fluidité vers l’arrière, le MX-5 RF adopte également le principe du toit rétractable, qui apporte une nouvelle vision du coupé/cabriolet.

Le toit rétractable à commande électrique s’ouvre et se ferme par simple pression sur un bouton jusqu’à des vitesses pouvant atteindre 10 km/h. Il se manœuvre très facilement et permet d’offrir le même volume de coffre que la version à capote tout en conservant sa silhouette aérodynamique. Le MX-5 RF sera disponible en Europe en deux motorisations essence comme sur la version à capote – le 1,5 l. SKYACTIV-G et le 2,0 l. SKYACTIV-G – couplées soit à une boîte manuelle SKYACTIV-MT à 6 rapports offrant une extrême précision de passage des rapports, soit – à une boîte automatique à 6 rapports (exclusivement sur le MX-5 RF).
Autre caractéristique clé du MX-5 RF : sa palette de coloris extérieurs parmi lesquels figure une nouvelle teinte haut de gamme. Spécialement conçu pour souligner les attributs caractéristiques du Design KODO – L’Âme du Mouvement, le Machine Grey a été pensé pour  révéler les surfaces subtiles et dynamiques des lignes extérieures. Le coloris Machine Grey cherche à exprimer la beauté qui se dégage d’une machine à la fois puissante et précise et offre un fort contraste entre ombre et lumière. Développé dans l’idée que la couleur est l’une des composantes de la forme, cette élégante finition donne l’impression que le véhicule a été taillé dans un lingot d’acier.
Ce dernier aspect revêt une importance capitale. En effet, Mazda a fait évoluer sa technologie de colorisation créée à l’origine pour le Soul Red, la première teinte haut de gamme de Mazda. Il s’agit d’une finition de haute qualité et extrêmement précise, donnant l’impression d’une peinture faite à la main par un maître-laqueur. Le système utilise une structure de peinture à trois couches : une couche couleur, une couche réfléchissante et une couche de vernis. La couche réfléchissante, contenant de très fines paillettes d’aluminium haute brillance, se rétracte lors du processus de séchage à environ un quart de l’épaisseur des couches les plus réfléchissantes. Les paillettes se positionnent ainsi à plat et en surface avec un écartement régulier entre chacune d’elles pour refléter la lumière et donner un effet métallisé. Un pigment noir est utilisé pour les différentes couches. Visible entre les paillettes d’aluminium, il confère à ces dernières une tonalité noire et renforce ainsi encore le contraste. Le coloris Machine Grey sera disponible sur différents modèles Mazda, notamment le nouveau Mazda CX-9 qui devrait être commercialisé en Amérique du Nord au printemps.

Le Forum revient dans un nouveau lieu.

Le Forum est de retour après neuf mois de fermeture.

 

Véritable institution parisienne, refuge des épicuriens, situé dans le quartier de la Madeleine depuis 1931, le Forum était l’un des derniers bars classiques de Paris. Expulsé de son lieu historique en raison d’une opération immobilière, le Forum vient de retrouver une adresse parisienne.

Une page est tournée et après le bvd Malesherbes et 9 mois d’interruption, c’est le chemin de la rue du Louvre que les habitués devront prendre pour passer un moment autour d’un Martini ou d’un Negroni parfaitement dosés. C’est Josiane Biolatto à la tête du Forum depuis 1994 qui nous présente le nouveau Forum Classic Bar. La question de continuer ou pas ne s’est jamais posée. Il suffisait simplement de trouver un lieu qui corresponde à ses envies et à l’image du Forum. Les habitués ne seront pas trop dépaysés en retrouvant la chaleur de ses boiseries historiques. Néanmoins dans ce déménagement le Forum a perdu ses grandes caves qui lui permettaient de disposer d’une carte particulièrement riches. En effet, de 150 whiskies autrefois, la carte est passée à 80 labels différents tandis que les whiskies japonais sont réduits à la portion congrue. En revanche, on apprécie le maintien de simples règles de savoir vivre. Pas de bermuda, une jambe poilue à la table voisine n’a en effet rien d’esthétique. Pas de portable, on n’est pas dans le bus. Une musique d’ambiance discrète évite le brouhaha excessif des conversations. Des petites règles que l’on retrouve indiquée à la fin de la carte des cocktails. On apprécie également que l’usage du ice-ball n’ait pas d’incidence sur le dosage ou la quantité d’un whisky, tout comme le choix de verres élégants et qui correspondent à chaque mélange et non des bocaux à cornichons recyclés. Dans ce même esprit, Xavier Laigle qui est l’âme directrice du Forum, préfère oublier les termes de mixologue ou de mixologie. Il préfère un bon barman connaissant ses bases à la perfection qu’un mixologue qui revisite d’une façon hasardeuse des recettes éprouvées.

Un respect des traditions qui n’interdit pas de s’adapter à une nouvelle clientèle qui n’est pas forcément passée par les lieux mythiques. Outre une carte de cocktails historiques—les habitués trouveront toujours la Rose de Varsovie ou le Forum Cocktail—, la nouvelle équipe propose sous l’égide de Xavier Laigle et de Guillaume Guerbois quelques nouveautés maisons plus contemporaines. Boiseries, cuir des fauteuils, bois vernis du comptoir, verres raffinés, tout est là pour qu’un moment passé au nouveau Forum donne envie d’y revenir.

Joël Chassaing-Cuvillier

 

Les rosés de l’été.Domaine Sainte Marie

Rosé d’été.

Le Domaine Sainte Marie.

Vin de soleil, vin de soif, le rosé est-il annonciateur des beaux jours ou est-ce l’inverse. En tout cas, le rosé, souvent décrié pour sa qualité pas forcément inoubliable, gagne année après année ses lettres de noblesse. Témoin ce Domaine Sainte Marie qui vient de décrocher une médaille d’or au concours général 2016.

Une bouteille en verre blanc très tendance, un vin à la robe très pâle avec des reflets sanguins, ce Sainte-Marie offre une sensation de légèreté. Un peu de buée sur la bouteille pour la fraîcheur visuelle et l’on se prend à rêver d’un verre avant le déjeuner autour d’une piscine. Issu d’un domaine de 40 ha situé entre Saint Tropez et Bormes-les-Mimosas où l’on élève dix cépages ( Cinsault 30%, Grenache 30%, Syrah 20%, Carignan 10%, Cabernet Sauvignon 5%, Rolle 5%) qui permettent un assemblage qui met en valeur la richesse d’un terroir plein de soleil. Avec un nez très présent, légèrement acidulé et une bouche d’agrumes fraîches, le Domaine Sainte Marie, sera un compagnon idéal pour les salades d’été et les poissons froids juste cuits. Auréolée d’une médaille d’or lors du dernier salon de l’agriculture de Paris, la Cuvée Tradition 2015 du Domaine Sainte Marie est disponible au prix de 9€ chez la plupart des cavistes ou www.domainesaintemarie.fr. A consommer avec modération.

J.Chassaing-Cuvillier