Ki No Bi, un gin japonais

img_84601Le Ki No Bi, le gin venu du Japon

Si le Japon est unanimement reconnu pour l’excellence de ses whiskys il faut désormais compter sur sa production de gin haut de gamme. Soucieux de perfection, les japonais ne pouvaient qu’offrir le meilleur. Le gin Ki No Bi atteint cet objectif.

Curieusement, alors que le monde entier se met à produire des gins les plus variés, les japonais n’avaient encore jamais abordé cet alcool populaire. En 2015, David Croll et Marcin Miller créent à Kyoto une distillerie artisanale pour produire le gin Ki No Bi. Grand habitué du Japon, Marcin Miller, ancien rédacteur en chef de Whisky Magazine, est connu pour avoir racheté le stock du whisky Karuizawa. Pour créer ce gin, ils choisissent deux distillateurs de renom : l’anglais Alex Davies et le japonais Yoichi Motoki. La distillerie est installée dans la région de Kyoto, réputée pour la pureté de son eau et de son riz.

Aujourd’hui trop de gins relèvent de la pharmacopée. Le nombre d’ingrédients ne fait pas la qualité. Avec raison, le Ki No Bi se contente de onze ingrédients. Une composition dont le cœur est bien sûr le genièvre. A cette base a été associé six familles d’ingrédients aux origines japonaises. Les agrumes, citron et yuzu, sont en provenance de la préfecture de Kyoto tout comme les feuilles de thé vert Gyokuro. Japon toujours avec des feuilles de bambou et de shiso tandis que le gingembre et le poivre shanso assurent la note d’épices indispensable. Pour ce gin, macération et distillation sont effectuées séparément avant l’assemblage final. Mais au-delà de la composition formelle du Ki No Bi, c’est son agrément à la dégustation qui prime. Souvent bus en cocktail, rares sont les gins que l’on prend plaisir à boire pur et exceptionnellement celui-ci en fait partie. On est immédiatement séduit par sa fraîcheur et son parfum. Incisif et intense il met en avant les agrumes et le poivre. En bouche, le genièvre rappelle avec discrétion qu’il s’agit d’un gin tandis que sa rondeur finale laisse pointer ses origines japonaises et le saké. En cocktail, il conviendra de se limiter à quelques grands classiques comme le Martini et le Negroni. La délicatesse de ce gin venu de Kyoto s’inscrit totalement dans la tradition japonaise. On y retrouve la perfection d’une laque ou d’une poterie réalisée par un trésor national vivant.

Joël Chassaing-Cuvillier

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La nouvelle Kia Rio arrive en France.

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Kia Rio 1.0 T-GDi 100 ch

Modèle à succès au sein de la marque Kia, la Rio est une concurrente particulièrement sérieuse pour tous les modèles phares du segment B en France et en Europe. Renault avec la Clio, Toyota avec la Yaris, Ford avec la Fiesta VW avec la Polo et Citroën avec la C3 sont les adversaires directs de la nouvelle Rio. Un gros challenge pour la quatrième génération de Rio. Dessinée à Francfort par le designer français Gregory Guillaume mais produite en Corée, la nouvelle Rio a été pensée pour le marché européen. En privilégiant un aspect classique, le design de la Rio n’adopte pas le côté racoleur de la Citroën C3. Un choix qui a également permis de privilégier la réalisation d’un habitacle spacieux, confortable et pratique. L’absence de fantaisie esthétique permet également de contenir les prix au maximum, bien que cette nouvelle Rio ne soit pas spécialement bon marché.

La nouvelle Rio sera proposée en France avec quatre motorisations : un Diesel 1.4 L crdi de 90 ch, un essence de 1,2 L de 84 ch, un essence de 1.4 L de 100 ch associé à une transmission automatique et enfin un essence de 1.0 L de 100 ch en trois cylindres. Une offre complète qui comblera les inconditionnels du Diesel tout comme ceux qui ont compris que ce choix était loin d’être le meilleur et trouveront dans le 3 cylindres un excellent substitut. C’est d’ailleurs ce dernier moteur qui nous a paru le plus convaincant lors de cet essai. Le moteur trois cylindres de 1,0 litres s’avère idéal. Souple, silencieux, il offre une conduite confortable, on pourra regretter simplement la longueur des rapports de boîte qui oblige à monter les régimes. Pour cet essai, autoroute, parcours urbain et routes de campagne sinueuses étaient au programme. Dans chaque circonstance, la Rio s’est avérée agréable à conduire. La nouvelle plateforme est rigide et offre un comportement parfait à la nouvelle Rio. Le maniement de la boîte est agréable et précis tout comme la direction. Seule l’option des jantes de 17 pouces est à proscrire car elle dégrade trop le confort et cela en dépit des trains avant et arrière totalement nouveaux. A bord, la nouvelle Rio offre un équipement complet et surtout un espace parfait pour les passagers. Avec deux personnes à l’avant dépassant 1,80 m installées sans aucune restriction pour les jambes, l’espace disponible aux places arrière est parfait. Les mêmes passagers placés à l’arrière disposent d’un espace aux jambes que les modèles concurrents n’offrent pas. On retrouve ce même confort en hauteur. Une habitabilité rare pour ce type de véhicule. On apprécie également la qualité des matériaux adoptés pour les finitions supérieures notamment la finition Premium. Précisons que la finition Launched Editions bénéficie déjà du GPS et de l’écran tactile 7 pouces, d’une caméra de recul et d’un radar de stationnement arrière. Si dans le passé, le constructeur coréen mettait en avant des prix particulièrement avantageux, ce n’est plus le cas aujourd’hui et l’écart avec la concurrence s’est bien réduit. A titre d’exemple, une Clio équipée du 3 cylindres de 90 ch est facturée 1160 euros de plus que la Rio. En revanche Kia conserve toujours un avantage réel en offrant un équipement plus complet et surtout une garantie de sept ans et 150 000 km qui pèse lourd dans le choix des acheteurs. Avec cette quatrième génération de la Rio, Kia s’affiche comme un concurrent sérieux pour les Clio, 208, Yaris, C3 ou Fabia. La qualité et l’efficacité de cette Rio font preuve d’un niveau jamais atteint par une marque coréenne. Bien équipée, un peu moins chère et une garantie de sept ans, la Rio possède des atouts pour convaincre.

Joël Chassaing-Cuvillier

WGMX5272.jpg La Kia Rio 1.0 T-GDi 100 ch EN CHIFFRES
Moteur essence 3 cylindres injection directe turbocompresseur – 998 cm3 (85 x 96 mm) – 100 ch à 4 500  tr/min – 171,5 Nm à 1500/4500 tr/min – Boîte manuelle 5 rapports – Dimensions : 406,5 x 172,5 x 145 cm, empattement : 258 cm – Poids : 1155 kg – Pneumatiques 195/55 R16– Vitesse 188 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 10,7 s – Émissions de CO2 : 102 gr/km – Prix : 17 590 € pour la Launched Edition et 19 590€ pour la finition Premium. Garantie de 7 ans.

Diplomatico, une nouvelle gamme de rhum.

Rhum Diplomatico

Diplomatico dévoile ses nouveautés

Mantuano, Planas, Reserva Exclusivo, voilà trois nouvelles références que Diplomatico intègre dans sa gamme tradition. Elles témoignent de la volonté de la marque vénézuélienne de s’établir dans la catégorie des rhums prémium.

Construits sur la base de mélasse de cannes à sucre et de miel, les rhums Diplomatico sont élaborés en utilisant les méthodes de distillation traditionnelles nord-américaine, hispanique et britannique. Un choix qui permet de construire des blend équilibrés. Pour suivre la nouvelle tendance des cocktails, Diplomatico introduit le Mantuano, un rhum puissant qui s’adaptera facilement aux différents ingrédients utilisés par les bartender. Plus délicat, le Planas est destiné à être consommé pur avec ou sans glaçon. Il conviendra également comme base du Daiquiri. Plus classique, le Reserva Exclusivo est un rhum brun qui sera parfait pur sur de la glace. Les amateurs pourront également le consommer à la façon d’un Old Fashion ou d’un Manhattan.

Joël Chassaing-CuvillierIMG_7965.JPG

Mazda MX-RF 2.0 160 ch

Mazda MX- 5 RF 2.O 160 ch.

Le plaisir automobile existe encore grâce à Mazda.

 

Apparue en 1989, la Mazda MX5 en est aujourd’hui à sa quatrième génération. Succès mondial jamais essoufflé, le cabriolet Mazda est devenu un mythe pour les amateurs de petites sportives. Aujourd’hui, c’est son ultime version à toit rétractable que nous allons découvrir.

Né sous le nom de Miata aux Etats-Unis, le MX5 est sans doute le roadster contemporain le plus vendu au monde. Aujourd’hui encore dans sa toute dernière version, il distille sans compter le plaisir qu’offraient les roadsters anglais des années 50. Le dessin tendu offre une dynamique incisive à un modèle qui plaît aussi bien aux jeunes qu’aux plus âgés. Avec la nouvelle version RF (rétractable fastback), Mazda relève le défi de proposer un roadster à toit dur sans avoir à pénaliser le volume du coffre. Un challenge que les ingénieurs japonais ont réussi à résoudre en adoptant le principe du « targa ». Une solution technique qui induit un choix esthétique en offrant au MX-5 RF une ligne fastback du plus bel effet. On notera également l’apparition d’une commande électrique pour la manœuvre du toit alors que le toit souple est entièrement manuel. Le toit rigide entraîne également une prise de poids de 40 kg. Grâce à un pare-brise relativement droit et à des portes sans entourage de vitre la sensation de cabriolet pur est encore renforcée. Dans la position fermée, le MX-5 RF s’avère plus silencieux que le modèle à toit souple hormis un bruit aérodynamique côté gauche qui s‘est répété lors de cet essai sur deux modèles différents.

Le plaisir de conduire retrouvé.

Essayée sur un parcours de montagne sélectif, la MX-5 RF s’avère très joueuse et son train arrière très vif ne craint pas les petites glissades en sortie de virage à l’accélération. Equipé comme une véritable petite sportive, ce spider bénéficie en option d’un différentiel autobloquant, d’une barre anti-rapprochement et d’amortisseurs Bilstein. Ce pack sport facturé 1800€ apporte un plaisir de conduite supplémentaire que l’on ne doit pas se refuser. Un pack qui intègre également des sièges Recaro qui offrent un maintien parfait. On note également sur le modèle équipé du 2.0 litres 160 ch la présence d’un équipement de série qui comprend de jolis sièges en cuir chauffants, un GPS ainsi que toutes les aides à la conduite de rigueur sur une voiture moderne. Véhicule de plaisir, la MX-5 RF est le modèle idéal pour les week-ends. Il est clair qu’il faudra savoir se limiter dans ses bagages, mais le coffre de 127 litres accepte sans rechigner deux sacs contenant l’indispensable voire le superflu. En revanche pour les déplacements plus longs, un porte bagage de coffre sera indispensable. Il apportera une touche très anglaise qui ne manquera pas d’élégance.

Appréciable également la plaque transparente qui protège des remous d’air lorsque l’on est décapoté. Au volant, c’est un véritable bonheur que nous offre le MX 5. Léger et agile, il incite à quitter les autoroutes pour apprécier les routes de campagne le nez au vent. Avec ce modèle, Mazda remet à la mode la notion de voiture plaisir. Nul doute qu’il aura le succès qu’il mérite.

Joël Chassaing-Cuvillier. Jchassaingcuvillier.wix.com. watchbarcar.words.com

2017_MX5_RF_Action_78.jpgLa Mazda MX -5 RF 2.O 160 ch EN CHIFFRES
Moteur essence 4 cylindres en ligne – 1 998 cm3 (NC x NC mm) – 160 ch 6 000tr/min – 200 Nm à 4600 tr/min – Boîte manuelle à 6 rapports – Dimensions : 392 x 174 x 124 cm, empattement : 231 cm – Poids : 1130 kg – Pneumatiques 205/40 R17– Vitesse : 215 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 7,5 s – Émissions de CO2 : 154 gr/km – Réservoir : 45 litres — Prix : dès 33 250 €