Ford Edge 2.0 TDCI

Ford Edge 2.0 TDCI

Un goût d’Amérique.

Après la disparition totale des produits General Motors US en Europe, la marque n’était même pas présente lors du dernier salon de Genève, les amateurs de véhicules différents ne disposent désormais que d’un gros SUV : le Ford Edge.

En dépit de ses origines nord américaine, il est fabriqué au Canada, le Ford Edge offre une silhouette très européenne et, si l’on fait abstraction de ses dimensions, il n’y a aucune agressivité dans son design. Les lignes sont douces sans être molles et l’on n’est pas encombré par des effets de style aussi inutiles que chichiteux. Seule la casquette qui recouvre la lunette arrière complique les opérations de lavage. A l’occasion du restylage qui vient d’être présenté lors du dernier salon de Genève, il nous a semblé utile de présenter ce véhicule rare sur nos routes. Un restylage simple qui ne concerne que la face avant, la forme des rétroviseurs et les feux arrière. C’est surtout la possibilité de disposer d’un nouveau moteur Diesel qui est intéressant. En effet, une nouvelle motorisation Diesel de 238 ch sera proposée. Dans l’habitacle, peu de changement hormis un tableau de bord digital ainsi qu’un chargeur sans fil et un écran tactile de 8 pouces. L’habitacle est un des grands atouts de ce SUV. Sa générosité permet à cinq personnes et leurs bagages de voyager dans un confort total. De la place aux épaules, des rangements nombreux, des prises de courant et USB, Ford nous a gâtés. Si l’on ajoute des sièges arrière repliable électriquement et la présence d’une roue de secours galette, le confort à bord est une réussite. A cet égard, il convient de souligner le silence à bord          ( grâce à un système astucieux de réduction des bruits) qui facilite les conversations entre tous les passagers.

L1050749.JPG

Au volant, la position de conduite idéale se trouve facilement grâce aux différents réglages des sièges à commande électrique (chauffants et climatisés pour l’été). Quant au volant il se règle en deux dimensions. Pour cet essai d’environ 1200 kilomètres qui comprenait des tronçons d’autoroutes et des parcours sinueux, nous disposions du moteur de 210 ch associé à une boîte automatique à six rapports. Si sur l’autoroute, la position drive s’est avérée parfaite, en revanche sur les routes de campagne et de montagne, il est nécessaire d’adopter la position S. Le Edge accuse vite ses kilos lors des reprises. Quant à la consommation de carburant, elle reste tout à fait raisonnable pour un véhicule de ce gabarit. Nous avons pu mesurer une consommation maximale de 9,2 litres pour la totalité du trajet avec une moyenne de 8,4 pour la partie autoroutière. Véritable vaisseau de la route, le Edge offre un comportement parfait, loin des réactions d’un véhicule américain, il offre au contraire un dynamisme digne de ses concurrents européens, il conviendra seulement de s’habituer à une direction adaptative qui devient assez directe à vitesse élevée. Face à l’Audi Q5, au BMW X5 ou au VW Touareg, il n’a pas à rougir de ses prestations dynamiques. Surtout, proposé avec un équipement pléthorique, il s’affiche à un tarif particulièrement avantageux face aux trois allemands. Quant au prix des différentes options, le Edge s’avère encore particulièrement compétitif. Si le Kia Sorento est sans doute le seul véritable concurrent, le SUV de Ford est un véhicule de niche qui possède néanmoins une clientèle avide de véhicules différents.

Joël Chassaing-Cuvillier

L1050752.JPG

LE FORD EDGE EN CHIFFRES

Moteur Diesel 4 cylindres en ligne – 1 997 cm3 (85 x 88 mm) – 210 ch à 3 500  tr/min – 400  Nm à 2000 tr/min – Boîte automatique Powerschift à 6 rapports – Dimensions : 480, 8 x 198,1 x 170,7 cm, empattement : 284,9 cm – Poids : 1949 kg – Pneumatiques 235/55 R19– Vitesse : 211 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 9,4 s – Émissions de CO2 : 149 gr/km – Prix : 52 800 €

L1050751.JPG

 

Publicités

L’Anti-guide du vin

L’anti-guide du vin par Fabrizio Bucella.

 

Une petite centaine de pages, un format poche, voilà l’Anti-guide du Vin que le sommelier Fabrizio Bucella vient de sortir avec la complicité des Editions Dunod. Des informations sérieuses qui sont présentées d’une manière ludique, voilà en résumé ce petit guide qui se lit par tranches et répond avec précision à des questions que l’on s’est tous forcément posé une fois.

Le vin c’est, reconnaissons-le, une partie de la culture française et connaître un minimum d’informations sur ce qui est notre patrimoine est la moindre des choses. Cela fait partie de la culture générale des français. Ecrit sous forme de fiches par Fabrizio Bucella, un sommelier aux origines transalpines, il brise les idées reçues. Savoir s’il faut faire confiance ou non aux récompenses des concours de vin, ce que valent vraiment les vins bios ou naturels, si le vin peut améliorer les performances sexuelles, comment en parler pour avoir l’air d’un connaisseur, voilà quelques unes des nombreuses questions auxquelles ce guide intelligent répond. Edité chez Dunod, l’Anti-Guide du vin ne coûte que 9,90 € .

Joël Chassaing-Cuvillier.

L’Absente de Bardouin.

L’Absente, la nouvelle absinthe.

Depuis la réhabilitation de l’absinthe dans une forme exempte de thuyone, de nombreuses distilleries suisses ou françaises proposent des absinthes légales qui offrent une large variété de parfums en fonction des origines territoriales. Installées à Forcalquier, les distilleries de Provence ont conçu une « Absente » parfaite pour les journées de soleil.

L’Absente, c’est d’abord la Provence et son soleil que l’on retrouve dans un verre légèrement embué par les belles soirées d’été. Comme l’explique Hélène Rogeon, l’œnologue des Distilleries et Domaines de Provence : « l’Absente est un savant mélange d’absinthe, d’armoise, d’anis vert et d’épices. Nous utilisons presque uniquement la technique de la macération afin d’obtenir une liqueur équilibrée qui offre une fraîcheur intense qui est notre signature». En revanche, la dégustation de l’absinthe a considérablement évolué. L’utilisation de la fontaine d’eau fraîche et de son goutte à goutte sur un sucre posé sur une cuillère percée est aujourd’hui obsolète. Inutile de rajouter du sucre qui existe déjà dans la recette. Bue comme un apéritif, cette Absente peut être consommée pure avec de la glace pilée ou additionnée d’eau plate ou gazeuse. Pour suivre la tendance actuelle, les amateurs pourront intégrer l’Absente dans des recettes inédites de cocktails. Pour satisfaire les amateurs, la distillerie du Domaine de Forcalquier à inscrit à son catalogue trois nuances d’Absente. L’ Absente 55°, une liqueur épicée, riche en plantes qui offre une bouche délicate et légèrement amère. Plus radicale la Grande Absente 69° qui a beaucoup moins de sucre ajoutée et distille une amertume plus prononcée. Sa robe émeraude est particulièrement délicate et prend la lumière du soleil avec élégance. Enfin à destination des cuisiniers ou des amateurs de cocktails, l’Extrême d’Absente 70° est un concentré d’absinthe que l’on peut grâce à son compte-gouttes distillé sur un sorbet, dans la conception d’une salade de fruits. Un concentré d’amertume qui mettra en valeur de nombreuses préparations culinaires.

Joël Chassaing-Cuvillier.L’Absnete

Madiran et Pacherenc

Madiran et Pacherenc du Vic-Bilh, l’esprit du sud-ouest.

Coincé entre les Hautes Pyrénées et les Pyrénées Atlantiques, le département du Gers offre aux amateurs des vins méconnus de découvrir deux appellations bien françaises: le Madiran et son pendant en blanc le Pacherenc du Vic-Bilh. Des appellations qui sont produites également dans les deux départements voisins.

Chaleureux, généreux et pas prétentieux pour un sou, ces vins sont à l’image de cette province où l’accent rocailleux de ses habitants invite à s’asseoir devant un joli plat régional. Avec une AOC datant de 1948, le Madiran et le Pacherenc célèbrent cette année leur soixante dix ans. Une excellente raison pour faire preuve d’originalité et sortir des crus bourgeois bordelais. Avec un minimum de 60 à 80 % de Tannat, le Madiran se singularise avec un cépage bien particulier qui apporte cet aspect boisé et puissant typique du Madiran. Quant aux Pacherenc du Vic-Bilh, ils résultent d’un subtil assemblage de Gros et Petit Manseng, de Petit Courbu et d’Arrufiac. Autant de cépages locaux qui font la spécificité de ces vins régionaux. Parmi les rouges nous avons retenu le Grévière du vignoble Marie Maria et la Cuvée Chiffre du Domaine du Moulie. Le premier où l’on retrouve du Tannat et du Cabernet Sauvignon, est puissant, fort en tannin et légèrement boisé tandis que le second tout aussi puissant et boisé est cultivé en bio et est composé à 100% de cépage Tannat. Elevés tous les deux en fûts de chêne pendant quelques mois, ils conviendront parfaitement à des viandes maturées ou des fromages puissants. Quant aux blancs proposés en vins secs ou doux, les Pacherenc du Vic Bilh, ils offrent une autre facette des vins de cette région. Sec, comme le Novel du vignoble Marie Maria qui vient de recevoir une médaille d’or au concours agricole de Paris, ou doux et liquoreux comme le Lutz de la même propriétaire, ils méritent largement que l’on aille à leur découverte. Vendu chez les cavistes à moins de 10€, le Lutz s’accorde parfaitement avec un foie gras du Gers ou avec des fromages persillés comme le bleu des Causses. Une jolie découverte que ces Pacherenc du Vic Bilh. Un vignoble qui exporte 20% de sa production, alors que les cavistes français ne représentent que 6% de sa distribution.

Joël Chassaing-Cuvillier.

 

 

 

 

 

Les Côtes de Gascogne.

Les Côtes de Gascogne

Des rouges masculins et des blancs vifs.

Coincée entre les Landes et le piémont des Pyrénées, la Gascogne étend son vignoble dans le département du Gers. Désormais IGP Côtes de Gascogne, ses vins viennent compléter une région déjà riche d’une gastronomie spécifique et généreuse.

Avec des rouges, des blancs secs, des blancs doux ou moelleux, les Côtes de Gascogne restent il est vrai encore méconnues. L’IGP qui date seulement de 2009 comprend aujourd’hui 200 vignerons indépendants et 900 producteurs de raisins qui fournissent 6 caves coopératives. Curieusement, les 13 000 hectares du vignoble Côtes de Gascogne produisent 85% de vins blancs. Ce qui facilite son exportation dans les pays anglo-saxon où les femmes sont de grandes consommatrices de vins blancs. Après avoir grignoté petit à petit le vignoble réservé à la production d’Armagnac, les Côtes de Gascogne sont le premier IGP « blanc » du sud ouest et de France. Mais au delà de ces chiffres et des performances commerciales, les Côtes de Gascogne sont représentatifs d’une région chaleureuse où la joie de vivre s’exprime autour de plats typiques comme des confits d’oie. Les Côtes de Gascogne ce sont aussi des cépages locaux remis en culture comme le Colombard utilisé dans les assemblages de vins blancs secs tout comme l’Ugni-blanc utilisé également pour la production de l’Armagnac. Deux cépages qui pour la production des vins moelleux et doux peuvent être assemblés avec le Manseng (gros ou petit). Voire avec du Sauvignon pour certains producteurs. Quant aux vins rouges, outre les classiques Merlot et Cabernet, ils bénéficient du Tannat. Un cépage local que l’on retrouve également dans la production du Madiran. Vifs et acidulés les blancs secs s’accommodent parfaitement d’un plateau de fruits de mer et de poissons grillés alors que les blancs moelleux seront parfaits avec un fromage de brebis sec. Quant aux rouges, puissants et boisés ils demandent une côte de bœuf ou un joli lièvre.  Vendus entre 5 et 10 Euros, les Côtes de Gascogne bénéficient d’un prix attractif qui devrait inciter le consommateur français à les découvrir.

Joël Chassaing-Cuvillier

Rosés Cavalier

Domaines Castel et Rosés Cavalier

 

 

Est-ce l’arrivée du printemps qui déclenche l’envie d’un rosé à une table ensoleillée ou ce verre embué qui décrète la fin de l’hiver, peu importe, les rosés nouveaux s’installent chez les cavistes et s’invitent à l’heure de l’apéritif. Cette année, la maison Castel est bien présente avec sa collection de Château Cavalier.

Entièrement constitué de Côtes de Provence, le vignoble Château Cavalier situé au cœur du massif des Maures ne produit que des vins rosés. 132 hectares où l’on trouve réunis grenache, cinsault, syrah, rolle, mourvèdre, cabernet-sauvignon et carignan. Les quatre premiers cépages sont majoritaires dans l’assemblage du Château Cavalier. Une exposition plein sud et particulièrement venteuse participe à la bonne vinification du Château Cavalier. Attentif à l’impact de l’agriculture sur l’environnement, la maison Castel a mis en place dans ce vignoble des Côtes de Provence une viticulture raisonnée qui a été certifiée et répond aux exigences du label Terra Vitis. Cela depuis 2012. Dans ce vignoble, le groupe Castel produit quatre rosés dont les tarifs s’échelonnent de 7 à 17 Euros que l’on retrouve dans deux circuits de distribution différents. Disponible uniquement en grande surface et vendu aux alentours de 7€, le «Terre de Provence» intègre dans son assemblage de l’ugni-blanc et de la clairette blanche qui complètent le cinsault majoritaire, le grenache et le mourvèdre. A 9€ et disponible chez les cavistes, le « 360 » de Cavalier offre un rapport qualité/prix intéressant. Flatteur au nez et en bouche, ce rosé sera parfait pour les barbecues de l’été. Dans un registre différent, la cuvée Marafiance et le Grand Cavalier vendus respectivement 12 et 17€. Avec une majorité de grenache (52%) pour le Marafiance et de syrah (57%) pour le Grand Cavalier, ces vins bénéficient d’un élevage attentif. Une teinte rose pâle pour le Marafiance, rose soutenu pour l’autre, élégants en bouche avec des notes de pamplemousse et de minéralité ils conviennent parfaitement l’un et l’autre pour des poissons grillés, des asperges et des viandes au barbecue. Des vins d’été qui ne manquent pas d’élégance.

Joël Chassaing-Cuvillier