Coteaux d’Aix en Provence

Domaine de la Réaltière

Cante Gau, un rouge pour l’été.

Si les producteurs de rosés font preuve d’une présence commerciale évidente pendant la période estivale, on ne doit pas négliger ces rouges provençaux bien conçus et qui s’accordent parfaitement avec la cuisine méditerranéenne. Ce Coteaux d’Aix en Provence, cultivé en biodynamie en est l’exemple parfait.

Issu d’une petite parcelle de 2,8 hectares en appellation Coteaux d’Aix en Provence avec une petite production de 9000 bouteilles, le Cante Gau du Domaine de la Réaltière est travaillé uniquement en agriculture biologique ainsi qu’en biodynamie. Composé en majorité de Carignan (40%), il intègre également du syrah (25%), du grenache (30%) et 5% de cabernet-sauvignon. Le Carignan est en vieilles vignes centenaires. Au pied de la Sainte Victoire, avec des parcelles orientées Sud Sud Est, et entourées de plantations d’oliviers, il bénéficie des meilleures conditions pour offrir le meilleur de la Provence. S’il contient un minimum de sulfites, les traitements phytosanitaires sont réduits au maximum. Aucun désherbant, pesticide ou engrais chimiques ne sont utilisés dans les vignes de Pierre Michelland.

Dense, puissant et aromatique, ce Cante Gau rouge offre le plaisir d’un rouge structuré. La cerise, la mûre et les fruits noirs ressortent en priorité. Il s’accordera parfaitement avec une cuisine méditerranéenne. Des petits farcis, des poivrons, des grillades aux herbes seront parfaits. Son prix de 21€ se justifie par le choix de sa méthode de culture et le travail effectué pour produire un vin rare et agréable.

Joël Chassaing-Cuvillier

 

Publicités

Une Islay Room à la maison du whisky

Islay Room

La maison du whisky célèbre ses cinquante ans.

Un espace dédié à la production des whiskies de l’île d’Islay voilà le premier des évènements que la Maison du Whisky réserve à ses clients à l’occasion du cinquantenaire de la boutique de la rue d’Anjou à Paris. Située dans l’une des caves du 20 rue d’Anjou, cet espace fait penser à une bibliothèque d’incunable. Sur les quatre murs ce sont les plus beaux flacons de Islay que l’on peut découvrir et bien sûr acquérir. Dans ce royaume de la tourbe, on est accueilli par un fût de bourbon qui a été utilisé pour produire un Kilchoman de 10 ans d’âge. Un single cask dont la totalité a été réservé à la boutique du 20 rue d’Anjou. Avec pour nom de naissance, en automobile on parle de n° de châssis, 83/2008 les bouteilles issues de ce fût sont vendues en exclusivité à l’espace Islay depuis le début du mois de juin. Les amateurs profiteront de cette visite pour découvrir quelques jolis flacons et se faire le palais en dégustant quelques spécialités locales comme ce South Shore Islay Vallinch & Mallet 8 ans d’âge de chez Lagavullin qui offre la particularité d’être embouteillé en Italie. Autre belle surprise de l’espace Islay Room, le Douglas Laing’s Old Particular 15 ans d’âge de chez Bow More. Délicat, fumé avec légèreté avec un peu de salinité, ce Bow More est totalement représentatif de cette célèbre distillerie. A découvrir pendant qu’il reste quelques flacons. Quant au fameux Kilchoman Islay Room réservé aux clients de la Maison du Whisky, il dégage des notes salines et iodées qui se mêlent avec bonheur à la tourbe, au réglisse. Le nez très épicé offre un équilibre parfait et fait oublier ses 59,3°. Un flacon vendu 139€ à la boutique LMDW de la rue d’Anjou à Paris.

IMG_3332

Joël Chassaing-Cuvillier

Clairette de Die

Clairette de Die

A l’origine des vins effervescents.

Si ses origines remontent à l’époque romaine, la Clairette de Die connaît réellement son essor à la fin du 19ème siècle et surtout au début du 20ème siècle avec l’avènement des premiers chemins de fer qui facilitent le commerce. Outre la Clairette, l’AOC Crémant de Die fait son apparition officielle en 1993 complétant ainsi l’offre de la région drômoise.

Les vins effervescents sont en pleine mutation. Longtemps relégués dans la catégorie des « mousseux », le travail de qualité effectué est en train de payer. Les « petits » champagnes ont du souci à se faire. Chacun autrefois avait son petit producteur qui vendait à bas prix un « petit » champagne à la qualité incertaine. Si cette dernière s’est considérablement améliorée, les prix montaient en flèche. Dans le même temps la France avec les crémants qu’ils soient de Loire, d’Alsace, de Limoux, du Jura, de Die, de Savoie ou de Bourgogne et les Prosecco italiens venaient marcher sur les brisées du champagne. Qualité et prix bas remportent les suffrages des consommateurs. Elaborés selon la méthode champenoise avec prise de mousse en bouteille, les Crémants et Clairette de Die sont vendus sous la barre symbolique des 10 €. Il s’agit de deux AOC différentes. La Clairette offrant une typicité ancestrale de vin effervescent doux, fin et très peu alcoolisé (environ 8°). Aromatique, elle dégage des saveurs fruitées. Quant aux Crémants, ils sont élaborés uniquement à partir de Clairette, le cépage local. Il s’agit d’une petite production de bruts où l’on retrouve les arômes de la Clairette. En Crémant nous avons retenu la Cuvée Chambéran produite par l’Union des Jeunes Viticulteurs Récoltants. Vendu 8,70€ la bouteille, il offre une robe dorée et une bouche fraîche et dynamique. Des bulles légères et une mousse discrète sont les caractéristiques de ce crémant brut. Elaborée dans la tradition, la Clairette du Domaine Jacques Faure intègre la Clairette blanche, le Muscat et l’Aligoté. Léger en alcool, rond en bouche, il sera parfait avec des desserts où le sucre domine. Son prix de 8€ est aussi très séduisant.

Joël Chassaing-Cuvillier