Goût du Japon

L1090305.JPG

Goût du Japon.

La rencontre avec un pays comme le Japon passe bien sûr par des séjours afin de mieux appréhender sa géographie et les grands lieux historiques. Mais connaître son artisanat et ses produits agricoles permet de découvrir la richesse culturelle de ce pays si lointain.

Plusieurs organismes et associations facilitent cette découverte en présentant des expositions artistiques comme la Maison du Japon ou l’Espace Densan qui organisent régulièrement des présentations du travail des artisans japonais. Pour les gastronomes, la maison Issé invite des acteurs de la gastronomie japonaise, qu’ils soient producteurs de saké, de sauce soja ou de riz. C’est dans cet esprit que l’on peut rencontrer chez Issé des intervenants des différentes préfectures du Japon avec notamment une présence importante des chambres de commerce locales.

Organisme officiel du Japon disposant d’un immeuble à Paris, la maison de la culture du Japon présente régulièrement des concerts de musique japonaise ainsi que des musiciens japonais qui interprètent des œuvres européennes. Bénéficiant de son statut officiel, elle organise également de nombreuses expositions liées à l’art au Japon à travers les siècles passés comme la prochaine exposition Ôtsue-e qui se déroulera du 24 avril au 15 juin 2019 dans le prolongement de l’année « Japonismes 2018. » Il s’agit de la première exposition organisée en Europe sur l’imagerie japonaise de l’époque d’Edo. Elle révélera, à travers plus de cent vingt œuvres et documents, un art populaire méconnu qui se développa près de Kyoto entre le XVIIe et le XIXe siècle. Les Ôtsu-e ou        « images d’Ôtsu » sont des peintures exécutées au pochoir, qui connurent une grande popularité tout au long de l’époque d’Edo, du début du XVIIe au milieu du XIXe siècle. Elles étaient vendues aux voyageurs et aux pèlerins qui empruntaient la route du Tôkaidô reliant Kyoto à Edo (aujourd’hui Tokyo), et dont la ville d’Ôtsu en est le premier relais.

L1090308.JPG

L’exposition de la maison de la culture du Japon réunira plus d’une centaine d’œuvres particulièrement rares et fragiles : peintures d’Ôtsu, estampes ukiyo-e et peintures d’artistes célèbres du XVIIIe au début du XXe siècle, statuettes et livres illustrés anciens. Provenant de collections privées et de musées japonais, catalans et français, certaines d’entre elles seront dévoilées au public français pour la toute première fois. Dans un autre registre, la maison de la culture du Japon met en avant des opérations créées par de grandes entreprises japonaises comme la présence de kiosque à bento Ekiben dans le hall principal de la gare de Lyon. Dans le même esprit de découverte de la culture du Japon, l’espace Densan propose aux amateurs les mille et une facettes de l’art et de l’artisanat japonais. Ouvert depuis 2016 dans le quartier de l’Opéra, l’Espace Densan a pour but de promouvoir la richesse des multiples créations d’excellence sélectionnées par Densan avec le concours du ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie au Japon (METI). Densan met en avant les différents produits de l’artisanat japonais mais également leurs créateurs. L’art de la nacre, le travail du damas, la céramique, les instruments d’écriture, autant de techniques traditionnelles pratiquées par des « trésors vivants » qui perpétuent et transmettent un savoir ancestral. Avec Issé, c’est une approche plus terre à terre du Japon qui nous est proposée. Importateur et distributeur de produits gastronomiques japonais, cette maison invite régulièrement des préfectures japonaises qui viennent faire la promotion de leurs produits régionaux. Située au nord ouest, la préfecture d’Akita avait mis en avant l’excellence de ses 36 différentes marques de sakés qui comptent parmi les meilleurs du Japon. Toujours en gastronomie, Akita offre aux amateurs le riz Komachi qui est une référence nationale tout comme ses sauces soja et ses misos produits par la maison Ishimago Honten. Autant de produits qui bénéficient de l’excellence de l’eau de cette région. Outre ces différents produits culinaires, la région d’Akita est célèbre pour ses objets en laque ou en écorce de cerisier. Grâce à Issé, on a pu découvrir les attraits d’une région moins connue du Japon : Okinawa. Plus au sud dans le Pacifique, l’archipel d’Okinawa est connu bien sûr pour ses plages mais également pour sa boisson Awamori. Différent du saké ou du shochu, l’awamori est un alcool de riz thaïlandais qui est distillé et non brassé comme le saké. Outre cette boisson peu connue , Okinawa est reconnu pour sa céramique typique qui se distingue radicalement des autres productions du Japon. Autre préfecture ou région mise en avant par Issé, celle de Kagoshima. Située à l’extrême sud de l’î le de Kyushu, la ville de Kagoshima est sous la domination du volcan Sakurajima qui crache ses fumées au quotidien. Produits de la mer, viande de bœuf noir kurogyû et de porc noir kurobuta, culture de patates douces satsuma-imo, thé vert de Kagoshima, shôshu honkaku de Kagoshima, fabrication d’un miso local au goût sucré, la préfecture de Kagoshima est particulièrement riche. C’est un véritable résumé de l’art de vivre japonais qui nous est proposé ici. La marque de whisky Mars possède également une distillerie dans cette préfecture. Outre les produits de la terre et de la mer, Kagoshima est un véritable paradis pour les amateurs de Onsen. La proximité du Sakurajima, toujours très actif, alimente les 2 700 sources chaudes et les bains de sable chaud. Alors que le cycle « japonismes 2018 » touche à sa fin, il est toujours possible de se plonger dans l’esprit du Japon en dégustant les produits de son agriculture disponible chez Issé.

Joël Chassaing-Cuvillier

IMG_5799.JPG

 

 

 

 

Publicités

Voutilainen 28E

HD_Voutilainen 28E_01.jpg

 

 

Voutilainen 28 E wristwatch

 

La philosophie horlogère de Kari Voutilainen allie le respect de la longévité et de la précision à la tradition de l’art horloger classique. Entièrement manufacturée dans les ateliers VOUTILAINEN – y compris le boîtier, le cadran, le mouvement et l’ensemble des finitions, la VOUTILAINEN 28 E incarne ces valeurs à la perfection. Son mouvement unique dispose d’un très grand balancier et d’un spiral, dont l’extérieur utilise un enroulement Phillips typique, et la courbe interne la courbe – peu connue – de Grossmann. Il possède deux roues d’échappement synchronisées, qui transmettent une impulsion directe au balancier grâce au rouleau, un système qui nécessite moins d’énergie et offre une meilleure stabilité que les échappements à ancre traditionnels. La finition du mouvement est réalisée à la main. Le cadran, en or, est recouvert d’émail grand feu et arbore des chiffres arabes stylisés et de grandes aiguilles pommes.

Mouvement manufacture conçu, construit, fabriqué et assemblé par VOUTILAINEN, fini à la main – y compris la platine principale, les ponts, les vis et toutes les pièces en acier ; deux roues d’échappement, platine principale et ponts en argent allemand, roues en or rose, 18 000 alt/h, réserve de marche de 65 heures. Fonctions Heures, minutes, petite seconde.

Boîtier et couronne en titane, 39 mm de diamètre x 11,5 mm d’épaisseur, verres saphir à l’avant et à l’arrière, traité antireflet sur la face avant. Cadran Or massif recouvert d’émail grand feu.Bracelet Crocodile cousu main avec boucle en titane.2

 

Ice-Watch steel, l’humour Belge appliqué à l’horlogerie.

 

016547-ICE-steel-United-silver-L.png

 

Ice-Watch steel, l’humour de la Belgique.

 

Tout le monde se souvient de cette publicité qui vantait les qualités d’un produit en soulignant sa couleur et sa ressemblance avec un alcool américain. Avec ses nouvelles Ice-Watch Steel, la petite maison belge qui à une époque a osé affronter le groupe Swatch, revient jouer dans la cour des grands avec des alias de modèles iconiques.

Dans un mélange d’humour et de qualité réelle, Ice-Watch propose avec sa nouvelle collection Ice steel, de quoi se faire plaisir à peu de frais. Tout en parodiant une marque célèbre et certains de ses modèles iconiques, l’horloger belge prend soin d’afficher la couleur en adoptant des dimensions de boîtes différentes et surtout en apposant d’une façon bien visible le logo de sa marque. Toute ambiguité est ainsi levée et le reproche lié à une quelconque contrefaçon ne peut être appliqué.

En reprenant l’esprit de la collection silicone, Ice-Watch apporte un coup de vent rafraîchissant dans un monde horloger souvent très convenu. Pour cette collection de 36 modèles c’est un mouvement à quartz étanche à 10 atmosphères qui a été retenu afin de contenir les coûts. Les boîtes en acier brossé ont très belle allure quant aux bracelets en acier poli et satiné apportent une touche élégante à des modèles sportifs. Disponibles en 43 et en 48 mm, les modèles de cette collection sont destinés aux poignets masculins mais aussi pourquoi pas aux femmes qui joueront avec ces montres comme avec un bracelet. Des modèles qui égaieront vos vacances.

Joël Chassaing-Cuvillier.

016544-ICE-steel-green-silver-M.png

Toyota Corolla, le grand retour passe par l’hybride.

Corolla_HB_2.0L_Red_Bitone_2019_011.JPG

 

 

Toyota Corolla, le grand retour par l’hybride.

Voiture la plus vendue au monde avec 45 millions d’exemplaires, la Toyota Corolla avait disparu de la scène française au profit de l’Auris. Aujourd’hui, Toyota choisit de reprendre le nom de Corolla pour cette douzième génération du modèle. Proposée en trois différentes carrosseries, elle ne sera néanmoins disponible en France qu’en deux versions : break et cinq portes.

Corolla_HB_2.0L_Red_Bitone_2019_025.JPG

Conçue par l’ingénieur Yasushi Ueda, la nouvelle Corolla bénéficie de la nouvelle plateforme GA-C issue de l’architecture TNGA introduite dès 2016 sur la Prius puis sur le C-HR en 2017. Autre particularité française, cette Corolla ne sera disponible en France que dans un choix de deux motorisations hybrides, 1.8 et 2.0. C’est cette dernière motorisation que nous avons choisie de vous présenter associée à la carrosserie break. Pour cette douzième génération de la Corolla, Toyota propose une carrosserie élégante et racée dépourvue d’agressivité stylistique. Elle a été dessinée dans le bureau de style européen de Bruxelles et comporte en revanche de discrètes astuces aérodynamiques destinées à améliorer le comportement routier ainsi que les bruits aérodynamiques. Grâce à sa plateforme modulaire TNGA plus rigide de 60% et un centre de gravité abaissé de 10mm ainsi qu’une suspension arrière multibras, la Corolla offre un comportement dynamique franc et incisif tout comme sa direction dont on apprécie sa réactivité. Ferme, cette suspension n’est jamais sèche et filtre parfaitement les mauvais revêtements. Dès le niveau de finition Style, le châssis dispose d’une suspension adaptative qui joue sur l’amortissement de chaque roue. On a alors le choix entre cinq modes de conduite (Eco, Confort, Normal, Sport S, Sport s+).

 

Corolla_TS_2.0L_Brown_2019_006.JPG

 

Au volant

Quelque soit la motorisation choisie, les accélérations sont franches et énergiques. Les deux moteurs électrique et le moteur thermique offrant des performances (0 à 100km/h en 7,9 s) qui facilitent les dépassements ainsi que l’intégration rapide sur autoroute. Il faudra néanmoins jouer avec l’accélérateur en raison du glissement du train épicycloïdal CVT. Il s’agit juste d’une habitude à prendre pour ne pas emballer le moteur pour conserver l’agrément de conduite et obtenir des consommations de moins de 4 l/100km.

L1090054.JPG

 

Un habitacle cossu et bien fini.

Pour ce modèle, Toyota a soigné la présentation et le choix des matériaux. On note des accostages parfaits. La qualité perçue et l’ergonomie de la planche de bord ont été améliorées par rapport au modèle précédent en dépit d’un écran multimédia qui pourrait être mieux intégré dans la planche de bord. Les sièges offrent un excellent maintien et la place disponible pour les passagers arrière du break est tout à fait correcte. En revanche, on peut regretter le manque de rangements ainsi que la disponibilité d’un lecteur de CD uniquement sur la version 1.8 l hybride en finition Active. Comme il se doit, désormais, la nouvelle Corolla reçoit tous les systèmes modernes de sécurité comme l’affichage « tête haute », le système anticollision avec détection de piétons ou de cycliste ou la détection des panneaux de circulation. Une richesse d’équipements que l’on retrouve augmentée au fil des quatre finitions disponibles au catalogue : Active, Dynamique, Design et Collection. En revanche, on regrette l’absence d’une roue de secours.

Detail pour supprimer les bruits aérodynamiques.JPG

Un choix logique.

En profitant d’une ambiance écologique universelle, le choix de Toyota France de ne proposer sur notre marché que des modèles hybrides semble tout à fait logique et nul doute qu’il sera couronné de succès. En disposant d’un modèle totalement renouvelé et qui bénéficie de la réputation de fiabilité de la marque japonaise, il est clair que les deux carrosseries inscrites au catalogue auront les faveurs d’une clientèle qui aura de surcroît l’assurance de pouvoir circuler sans entrave là où les restrictions se font de plus en plus nombreuses.

Joël Chassaing-Cuvillier.

L1090068.JPG

 

: LA TOYOTA COROLLA HYBRIDE BREAK EN CHIFFRES
Moteur essence 4 cylindres en ligne – 1 987 cm3 (80,5 x 97,6 mm) + batteries Nickel-Hydrure métallique– (puissance totale du système) 180 ch à 6 000 tr/min – (couple maxi du moteur thermique) 190 Nm à 4 400 tr/min – Dimensions : 465 x 179 x 143,5 cm, empattement : 270 cm – Poids : 1370 kg – Pneumatiques 225/45R17– Vitesse : 180 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 8,1 s – Émissions de CO2 : 84 gr/km – Prix : 30 950 €.

L1090065.JPG

Les œufs de Pâques, une gourmandise de la Maison du chocolat.

 

Pâques 2019 La Maison du Chocolat.jpg

 

 

Chocolats de Pâques

Les œufs de Pâques font partie d’une tradition ancrée dans le paysage gastronomique français. Quitte à être gourmand autant choisir des produits de qualité fabriqués par des maisons qui privilégient des cacaos venant des meilleurs terroirs. C’est ce que nous propose la Maison du Chocolat.

Le Brésil, le Ghana et Java voilà les trois crus de cacao qui rentrent dans la fabrication des œufs de Pâques de Nicolas Cloiseau le créateur des spécialités de la Maison du Chocolat. Trois provenances qui induisent trois saveurs différentes. Du Brésil, un chocolat noir rond et fruité qui abrite un praliné aux amandes, noisettes et biscuits caramélisés ; du Ghana, un chocolat noir intense, épicé, chaleureux, abrite un praliné puissant aux éclats de noix de pécan caramélisées ; dans un autre registre, le chocolat de Java fondant comme un chocolat au lait renferme une bouchée de praliné aux éclats de noix de cajou caramélisées alternant le chocolat noir et le chocolat au lait.

Dans un autre registre, la Maison du Chocolat nous fait découvrir six nouvelles compositions de tablettes de chocolat. Modernes, ces tablettes miniatures se distinguent par une architecture nouvelle où seule une incision détermine la part des gourmands. Tapage noisette, Passion vibrante, Pécan blondinet, Cavale fruits secs, Noisettes démentes et Blanc frissonnant, autant de noms qui soulignent la folie de cette nouvelle collection gourmande. Chocolat noir ou au lait, éclats de noisettes, fruits secs, riz soufflé, noix de pécan sont parmi les principaux ingrédients de cette nouvelle folie de la Maison du Chocolat.

Joël Chassaing-Cuvillier

Bourgogne, des vins raffinés et élégants.

IMG_5744.JPG

 

 

Bourgogne Hautes-Côtes de Nuits.

Une belle tranche de jambon persillé, un Langre ou un Epoisse, voilà de belles occasions d’ouvrir un joli flacon d’un vin de Bourgogne. Elaborés exclusivement à partir de pinot noir, les rouges de Bourgogne couvrent un large éventail où se côtoient des vins de partage et des grands crus de renommée mondiale.

Conviviaux, accessibles, les Hautes-Côtes de Nuits sont une belle introduction à des rouges intenses aux parfums complexes et délicats qui amènent à une bouche pleine et joyeuse. Un joli prétexte pour découvrir deux vins de 2016 proposés à des prix particulièrement attractifs. C’est ainsi que le Hautes-Côtes du domaine Pansiot est proposé à 8,50€. Une robe d’un rubis éclatant, une bouche de fruits noirs et un nez léger de framboise, il sera parfait avec une viande épicée ou un joli pâté en croûte. Légèrement plus cher à 13€, le Hautes Côtes de Nuits « Clos du Vignon » du domaine Thevenot-LeBrun exprime l’âme de la Bourgogne. Un nez astringent de cassis, rond en bouche, léger et délicat, ce vin ne demandent qu’à prendre de l’âge pour se bonifier. En attendant, il accompagnera à merveille un plateau de charcuterie et de fromages. Possédant l’élégance de la Bourgogne, ces deux vins offrent le plaisir et la qualité d’un produit bien fait sans tomber dans les excès de certaines appellations. A ne pas rater.

Joël Chassaing-Cuvillier

Salon de l’auto de Genève, toujours aussi riche.

Concept Car electrique de Giugiaro.JPG

 

Salon de l’auto de Genève millésime 2019

Le millésime 2019 s’avère être un bon cru.

En dépit des absences d’un bon nombre de grands constructeurs comme Volvo, Ford,  Land Rover Jaguar ou Opel, cette édition du salon de Genève fut une réussite. On pouvait découvrir des nouveautés populaires, un grand nombre de concept-cars et des petites marques qui profitaient de surfaces offertes par les organisateurs. Sans oublier la fée électricité présente dans la plupart des stands.

 

Kia Imagine.JPG

 

L’absence la plus choquante étant sans doute celle de Jaguar dont le véhicule électrique avait reçu la veille le prix de la voiture de l’année. Un manque d’égards pour ce jury européen. Au-delà des modèles basiques diffusés dans tous les médias nous avons voulu présenter ici quelques prototypes et concept-cars qui démontrent que la passion automobile est toujours bien présente dans une industrie qui est sans doute le plus gros employeur européen. Electrique ou non, le rêve automobile est toujours présent surtout lorsqu’un collectionneur d’Abarth expose sa collection.

Joël Chassaing-Cuvillier

L1090177.JPG

 

La Piech.JPG

 

La première Brabham routière.JPG

La série 3 de BMW reste une icone.

L1090102.JPG

 

La BMW série 3 se fait une beauté.

Pour BMW, renouveler la série 3 est un sacré challenge et le poids de l’héritage est lourd à porter. Sportivité, propulsion, 3 volumes voilà ce qui caractérise ce modèle mythique face à la marée insipide des SUV contemporains. Autant dire que les acheteurs de séries 3 sont des connaisseurs.

L1090077.JPG

Il est clair que dans cette double proposition, c’est la 320d qui trouvera le plus d’acheteurs face à un modèle essence qui ne possède pas le traditionnel six cylindres au feulement caractéristique. Quant à l’appellation 330i, elle correspond à un deux litres. Il faut bien rester dans des normes de malus acceptables pour le client. Pour cette septième version de la série 3, BMW a opté pour un design plus agressif, notamment dans les dimensions des « haricots » de la calandre et dans l’adoption de blocs optiques étirés à l’avant comme à l’arrière. Les feux intégrés dans les extrémités du bouclier arrière rompent la pureté du dessin. On oserait presque parler d’un style japonisant. Quant au becquet qui termine le capot arrière, il allonge la silhouette d’un modèle plus long de 8,5 cm par rapport à sa devancière. Bien posée sur des voies élargies et avec une hauteur rabaissée de quelques millimètres, cette BMW affiche sa sportivité. Elle affiche sa modernité en plongeant dans la connectique. On relève ainsi pêle-mêle une instrumentation numérique, la possibilité de démarrer la voiture avec un téléphone et la présence d’un grand écran multimédia parfaitement intégré dans la planche de bord. On retrouve néanmoins la molette multifonctions ; une tradition chez BMW. En revanche, il faut regretter l’absence d’un lecteur de CD et d’une roue de secours. Le premier n’a pas d’équivalent pour retranscrire la délicatesse des suites de Bach pour violoncelle et un kit anti crevaison devient inutile lors d’une déchirure latérale. Le choix devrait être offert. Le volant à grosse jante est parfait tout comme l’ergonomie des instruments. Appréciable également, l’option qui permet de régler la longueur des sièges avant sous la cuisse. Quant aux passagers arrière, ils sont désormais bien traités et la place aux genoux est tout à fait correcte. Comme à l’habitude les matériaux sont de qualité et flatteur à l’œil. Les accotements exemplaires y participent.

Au volant.

 

L1090087.JPG

Un habitué de ce modèle retrouvera immédiatement ses marques. Pour ce nouveau modèle la firme bavaroise propose un châssis totalement réactualisé qui reprend les principes de la plateforme CLAR et reprend une suspension à amortisseurs à butée hydraulique en détente sur le train avant et en compression sur le train arrière. Combiné à une direction précise, cette nouvelle série 3 offre des sensations de conduite idéale. On aimerait néanmoins un meilleur filtrage des imperfections de certains revêtements routiers. Un comportement positif que l’on retrouve sur les deux motorisations essayées. Bien sûr, la 330i offre de belles sensations grâce à son couple ainsi qu’à une boîte bien étagée et rapide dans ses passages de rapports. Si l’on a pris soin de s’offrir l’option du pont autobloquant, cette voiture ajoutera une touche de sportivité qui n’est pas sans déplaire aux amateurs de la marque. Quant au deux litres Diesel, il apparaît parfaitement homogène et sait se faire oublier grâce à une bonne insonorisation. Nul doute qu’il remporte un franc succès auprès des conducteurs qui abattent les kilomètres et apprécient les voitures dynamiques. Moins cher à l’achat presque aussi plaisant que la 330i quatre cylindres, il ne reste que l’inconnue des diverses interdictions urbaines qui pourront exister dans l’avenir. Les amateurs d’extrême pourront attendre la 340i Xdrive et son six cylindres de 374ch pour retrouver d’autres sensations. Dans un registre différent, BMW inscrit également à son catalogue une 330e hybride rechargeable équipée d’un quatre cylindre essence et d’un moteur électrique. Un modèle qui devrait assurer une autonomie de 60 km en tout électrique.

 

L1090080.JPG

Joël Chassaing-Cuvillier

LES BMW SERIE 3 EN CHIFFRES (330 i et 320d)
                  BMW 330i :Moteur essence 4 cylindres en ligne – 1998 cm3 (NC x NC mm) – 258 ch à 5 000  tr/min – 400  Nm à 1 550 tr/min – Boîte automatique ZF à 8 rapports – Dimensions 471 x 183 x 144 cm, empattement : 285 cm – Poids : 1 545 kg – Pneumatiques 225/50 R17– Vitesse : 250 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 5,8 s – Émissions de CO2 : 132 gr/km – Prix : dès 46 800 € Malus 210€.

BMW 320d : Moteur Diesel 4 cylindres en ligne – 1995 cm3 (NC x NC mm) – 190 ch à 4 000  tr/min – 400  Nm dès 1 750 tr/min – Boîte manuelle à 6 rapports – Dimensions 471 x 183 x 144 cm, empattement : 285 cm – Poids : 1 545 kg – Pneumatiques 205/60 R16– Vitesse : 240 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 7,1 s – Émissions de CO2 : 115 gr/km – Prix : dès 41 900 € Malus neutre

 

L1090094.JPG

Le Toyota RAV4 uniquement hybride.

L1060842.JPG

 

La Toyota RAV4 Hybride AWD.

Le RAV4 passe à l’hybride en France.

Avec son premier RAV4 présenté en 1994, Toyota a fait partie des initiateurs du marché du SUV avec Suzuki. Deux portes, une porte arrière avec roue de secours, le premier Rav4 mesurait presque un mètre de moins que cette cinquième génération. Il adopte également le nouveau design maison très inspiré de la culture manga.

 

L1060847.JPG

Pour ce modèle, Toyota utilise la nouvelle plateforme GA-K maison que l’on retrouve sur la Corolla et la Lexus ES 300h. Avec pour principal concurrent le Honda CR-V hybride, Toyota se devait de présenter un véhicule rigoureux dans sa conception. Dans sa présentation, le nouveau RAV4 adopte un design en rupture avec son prédécesseur. Un capot haut qui offre un côté statutaire (bien que plus bas que son prédécesseur de 15mm), une large calandre à double niveau et des blocs optique qui remontent haut sur l’aile, des passages de roues très marqués, le RAV4 adopte un style fort et marqué tout en étant moins disruptif que son cousin le CH-R. Surtout dans sa partie arrière qui est moderne sans être agressive. Il présente surtout l’avantage de sortir d’une consensualité généralisée qui finit par devenir ennuyeuse. Dans son habitacle, le RAV4 a opté pour une certaine rigueur, un tableau de bord aux lignes tendues, une ergonomie efficace et un classicisme de bon aloi. On retient la qualité des matériaux qui est en constant progrès, la partie supérieure de la planche de bord en plastique moussé est du meilleur effet. Quant à l’écran multimédia de 7 pouces, il a une position fixe et ne s’intègre pas dans la planche de bord. Une grande nouveauté dans cette habitacle : Toyota a fait le choix d’un rétroviseur à écran vidéo alimenté par une caméra. Légèrement déstabilisant au début, on s’habitue assez vite à cette nouvelle visualisation, néanmoins il est toujours possible de revenir à une rétrovision classique. Les passagers avant disposent de sièges confortables et au maintien efficace sur des chemins tourmentés. A l’arrière, l’espace au genou est généreux et l’assise de la banquette soutien parfaitement la cuisse. Le dossier de la banquette offre un réglage à deux positions. On regrettera l’absence d’un lecteur de CD dans le système audio. La qualité du son d’une clé USB ou d’un téléphone n’égale pas un CD de qualité.

Au volant.

 

L1060849.JPG

Au volant, le RAV4 se conduit comme un véhicule familial. Confortable et paisible voilà ce qui le caractérise. Pied léger en ville afin de conserver le plus longtemps possible le bénéfice de la motorisation électrique, cela jusqu’à environ 25/30 km/h. Sur route, le 4 cylindres thermiques reprend la main et le RAV4 se comporte comme n’importe quelle autre voiture. Les reprises sont bonnes et les dépassements facilités par la mise en action des moteurs électriques. On apprécie également la direction dont le toucher et la précision ont fait de gros progrès. Sur autoroute, il faudra gérer les accélérations et les relances en côte car la transmission à variation continue, se manifeste très vite d’une façon sonore et donne à tort la sensation d’emballer le moteur. On retrouve là les sensations données par la Prius. Voilà pourquoi un rythme de conduite de père de famille s’impose. Pour sa version 4×4, le RAV4 est équipé d’un moteur électrique complémentaire qui se charge d’entraîner les roues arrière si nécessaire. A cela s’ajoute un mode « trail » qui agit à la manière d’un pont autobloquant en renvoyant la puissance de la roue qui patine vers la roue qui a la meilleure adhérence. Testé sur une piste grasse, caillouteuse et escarpée, le RAV4 c’est parfaitement comporté sur un parcours absolument pré calibré comme le font certains constructeurs. Face à une concurrence très présente, Toyota se présente avec cette formule hybride qui séduit de nombreux acheteurs (on notera que ce RAV4 n’est pas pénalisé par un malus) et atteindra sans doute très facilement ses objectifs de 11 000 véhicules immatriculés en 2019. Il se retrouve principalement en face à face avec le Honda CR-V Hybride qui est vendu entre 34 600€ et 46 000€ selon la version. Si l’on sait que 9 200 RAV4 ancienne génération ont été vendus en 2018, cet objectif semble tout à fait réaliste.

L1060848.JPG

Joël Chassaing-Cuvillier

La TOYOTA RAV4 HYBRIDE AWD EN CHIFFRES
Moteur essence 4 cylindres en ligne – 2 487 cm3 (87,50 x 103,48 mm) + Batterie Nickel-Hydrure métallique, Moteur générateur AV-AR synchrone à aimant permanent 650 V, 6,5 Ah – 222 ch à 3 500 tr/min – 221Nm de 3 600 à 5 200 tr/min + couple électrique AV 202 Nm, couple électrique AR 121 Nm – Dimensions : 460 x 185,5 x 168,5 cm, empattement : 269 cm – Poids : 1730 kg – Pneumatiques 235/55 R17– Vitesse : 180 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 8,1 s – Émissions de CO2 : 100 gr/km – Prix : 39 150 €.

L1060850.JPG

 

Flor de Cana, un rhum élégant.

2016071817304256904300 (1).jpg

Flor de Cana, un rhum venu du Nicaragua.

Unique rhum du Nicaragua, le Flor de Cana est issu d’une maison qui est dans la même famille depuis 1890 et produit un rhum traditionnel dans sa distillerie de Chichigalpa. Proche du volcan San Cristobal, la distillerie profite d’une eau à la minéralité très spécifique.

Fondée en 1890 par Alfredo Fransisco Pellas Canessa, la Compania Licorera de Nicaragua est toujours supervisée par la même famille, un savoir faire de cinq générations qui profite à la qualité de la production. Rhums traditionnels élaborés à partir de la mélasse de canne à sucre. Une mélasse locale qui provient des champs de canne à sucre situés à proximité de la distillerie. Si dans le passé la distillerie utilisait des pots stills, aujourd’hui le rhum est distillé en cinq étapes par une triple colonne plus moderne. Il en résulte un rhum léger et pur qui ensuite est mis à vieillir dans des anciens fûts de Bourbon qui sont scellés. Un choix qui permet d’obtenir un rhum à la robe ambrée et qui interdit tout rajout d’additifs ou de sucre au cours de son vieillissement.

 

 

 

Actuellement, Flor de Cana propose des rhums de grande qualité âgés de 4 à 25 ans. Un choix qui permet d’être présent dans toutes les gammes de prix ainsi que des produits adaptés à différents modes de consommation. Les rhums jeunes seront parfaits pour la confection de cocktails tandis que les rhums anciens se dégusteront avec un cigare dans la tranquillité. Outre le 25 ans d’âge puissant où dominent le cacao et la vanille, on retient le 18 ans d’âge plus délicat et élégant. Légèrement épicé, on retrouve des notes de miel et de vanille qui s’accorde parfaitement avec un robusto D4. A déguster pur ou avec juste un glaçon. Pour les cocktails et les longs drinks le Flor de Cana 7 ans Grande Reserve et le rhum blanc Flor de Cana Extra Sec de 4 ans seront parfaits. Avec des arômes d’agrume et d’épices, ils seront la colonne vertébrale des cocktails estivaux. Une jolie gamme qui mérite d’être découverte.

Joël Chassaing-Cuvillier