Rosés de Loire pour l’été.

Les rosés de l’été chapître 1.

 

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Rosé d’Anjou, rosé de Loire des appellations interconnectées.

Des faubourgs de Nantes jusqu’à Blois, l’appellation Rosé de Loire intègre dans son territoire deux autres appellations : le Rosé d’Anjou et le Cabernet d’Anjou. Cette dernière aire de production reprenant le même terroir que l’AOC Anjou.

Vins d’été et de vacances, ils viennent profiter du nouvel engouement pour ces vins légers dont la qualité de production est désormais une priorité. Des vins HVE (haute valeur environnementale), de la viticulture raisonnable, des vins bio ou naturels, autant de labels qui annoncent une nouvelle perspective pour des vins festifs. Des méthodes adoptées par les quatre vins rosés que nous vous proposons aujourd’hui. Des vins authentiques synonymes de convivialité et de saveurs. Du Domaine des Trottières nous avons retenu un rosé d’Anjou et un cabernet d’Anjou. Baptisé 8 ½, le rosé s’affiche avec une belle robe d’un rosé intense presque pamplemousse et framboise. Au nez, la groseille et le bonbon acidulé apportent une note de fraîcheur estivale. En bouche, cette fraîcheur est renforcée par une vivacité épicée qui se marie avec une rondeur agréable. Faible en alcool à 9°, ce vin de Gamay à 40% et de Grolleau à 60% conviendra à l’apéritif, aux salades et soupes de fruits rouges. Un rosé qui a été récompensé au Concours des vins du Val de Loire 2019. Toujours du même domaine des Trottières le Cabernet d’Anjou 9 ½ offre une belle alternative. Avec une prédominance de cabernet franc (70%) et seulement 30% de cabernet sauvignon, ce 9 ½ millésime 2018 se distingue par sa robe rose intense presque fraise écrasée. Délicat en bouche, légèrement épicé, il conviendra parfaitement aux apéritifs et aux barbecues. Des poissons grillés, des salades d’agrumes et des soupes de fruits glacées seront parfaits. Comme le rosé, ce Cabernet d’Anjou est le fruit d’une viticulture raisonnée certifiée Terra Vitis et HVE. Un choix qui peut séduire certains consommateurs.

Avec le « Collection n°2 » le Domaine de Terrebrune propose un cabernet d’Anjou atypique en 100% cabernet sauvignon. Une culture sans herbicide ni pesticide afin de suivre la tendance des clients. Alors que la plupart des cabernets sont à 40gr/l de sucre résiduel, le Collection N°2 est à 21gr/l et 11° d’alcool. Un choix qui oriente ce vin vers une finalité plus gastronomique. Une robe claire et saumonée, un nez d’où ressort la vivacité du pamplemousse et une bouche équilibrée qui soulignent le caractère de ce rosé. Poissons grillés et plats épicés seront en accord parfait avec ce Cabernet d’Anjou. Restons en Anjou avec ce L‘Angevin. Un rosé de Loire 2017 lui aussi issu d’une viticulture raisonnée. A 100% en cabernet franc, il est produit par la famille Regnard, propriétaire depuis 1791 du domaine de la Petite Roche à Trémont. Vin d’été idéal, il offre la puissance d’un vin capiteux qui avoue ses 13°. Qu’il s’agisse du nez ou des papilles, on retrouve la présence de la pêche blanche qui apporte le soyeux et l’équilibre. Un vin parfait pour accompagner les grillades de l’été et des fromages de chèvre.
Joël Chassaing-Cuvillier

 

 

 

Suzuki Vitara 1.4 Boosterjet: véritable passe partout.

 

 

L1090124.JPGSuzuki Nouveau Vitara 1.4 Boosterjet Allgrip

Un passe partout économique

Lancé il y a maintenant trente ans, le Suzuki Vitara dont la quatrième génération présentée en 2015, vient de recevoir un léger toilettage technique et esthétique. Une simple remise à jour pour un SUV qui offrait déjà le meilleur du créneau.

Si les SUV de cette catégorie fleurissent dans les rayons de la plupart des constructeurs, on ne pourra pas taxer Suzuki d’opportunisme en inscrivant le Vitara à son catalogue. Au rayon 4 x 4, Suzuki a toujours été présent et le dernier né des Jimny trouve ses origines en 1970. Plus civilisé, le nouveau Vitara est le compagnon idéal des familles avec de jeunes enfants. Un vétérinaire de campagne résidant dans une de nos provinces de montagne où les hivers sont enneigés, trouvera là un assistant qui ne le décevra pas. Notre modèle d’essai était équipé d’un 1 400 cm3 turbo de 140 ch aux performances modestes mais dont le dynamisme est bien présent. Essayé sur un parcours varié comprenant de l’autoroute, des routes secondaires et des routes de montagne, notre Vitara se montre à l’aise quelque soient les circonstances. Dynamique en montagne, il enchaîne les virages en conservant une assiette rigoureuse avec un roulis bien maîtrisé. Le châssis précis et rigoureux supporte une conduite sportive. Bien sûr, pour profiter de l’avantage et de l’excellente réactivité du turbo, il convient de jouer avec la boîte de vitesses afin d’être dans le meilleur rapport. Sur autoroute, on adopte un rythme de croisière qui permet de rester en dessous des 7L/100 km. Sur la moyenne de cet essai de près de 1200 km, la consommation a été de 7,9 l/100km. Un résultat tout à fait honorable. Brillant dans ses performances, le nouveau Suzuki Vitara enfile désormais une robe modernisée qui l’identifie toujours à la catégorie des tout chemins. La face avant adopte une calandre qui intègre dans son dessin des projecteurs à LED, ainsi qu’un nouveau pare-chocs très manga. Parmi les changements, on note également un capot avant plus haut. Peu de changement dans l’habitacle, hormis l’apparition d’un petit écran multimédia situé entre les compteurs. En revanche, on regrette l’absence d’un lecteur de CD bien plus pratique que des clés USB à charger. Quant aux différents matériaux en plastique de l’habitacle, ils sont en totale adéquation avec le prix contenu du Vitara. On apprécie les sièges avant qui offrent un maintien convenable en dépit d’une assise un peu courte sous la cuisse. Quant à l’espace réservé aux bagages, avec 375 litres ou 1120 litres avec les sièges abaissés, il est tout à fait correct. Lorsque l’on transporte des objets longs, il suffira de relever le double fond afin d’obtenir un plancher au même niveau. On regrettera néanmoins l’absence d’une roue de secours. Pour un véhicule appelé à sortir des sentiers battus, une roue galette est un gain de temps et surtout de sécurité.

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Un coup de jeune à une carrosserie qui n’avait pas vieilli mais surtout l’arrivée de nouveaux accessoires technologiques qui permettent de rester dans la norme de la concurrence. Régulateur de vitesse adaptatif, avertisseur de présence dans l’angle mort, reconnaissance des panneaux de signalisation, le système AllGrip Select, autant d’éléments qui permettent au Vitara d’offrir un rapport prix/prestation du meilleur niveau. Pour rouler plus tranquille, on pourra également adopter la transmission automatique à six vitesses avec commande au volant par palettes. Concurrent du Seat Arona ou du T-Roc, il reste beaucoup moins cher à l’achat. Cette nouvelle mouture du Vitara est un sans faute.

Texte et photos Joël Chassaing-Cuvillier

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LE SUZUKI NOUVEAU VITARA 1.4 BOOSTERJET ALLGRIP EN CHIFFRES
Moteur essence 4 cylindres en ligne – 1 373 cm3 (NC) – 140 ch à 5 500  tr/min – 220  Nm à 1 500 -4000 tr/min – Boîte manuelle à 6 rapports – Dimensions : 417,5 x 177,5 x 161 cm, empattement : 250 cm – Poids : 1220 kg – Pneumatiques 215/55 R17– Vitesse : 200 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 10,2 s – Émissions de CO2 NEDC : 139 gr/km – Prix : dès 26 290 €

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Mackmyra, le whisky suédois

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Whisky Macmyra

L’alliance entre la Suède et la Normandie

Seuls quelques grands amateurs connaissent le whisky Macmyra. Un nom qui fleure bon des origines écossaises. Et c’est raté, il s’agit d’une marque suédoise créée en 1999. Pour célébrer ses vingt ans d’âge, la petite distillerie de Gravity dans le Gästrikland propose un nouveau produit en association avec la maison Christian Drouin.

Pour ce single malt en édition limitée, Macmyra utilise pour l’affinage des anciens fûts de calvados de chez Drouin. Céder ses fûts est une habitude de la maison normande qui a déjà collaboré avec Arran, Dalmore et Springbank. Des origines que l’on retrouve dans le nom de ce single malt : Appelblom. La pomme est bien présente dans le nom comme dans les arômes de ce whisky venu du froid. Présentée par sa conceptrice, la master blender de Macmyra , Angela Share, cette édition limitée s’inscrit dans la collection Seasons de la maison suédoise. Mise en exergue par les fûts de calvados, la pomme est présente à tous les niveaux, que cela soit dans son nez associé à la finesse de la poire et la vivacité du citron. En bouche, toujours une présence de pomme qui se marie avec une arrière bouche iodée. Vif et fruité, très légèrement fumé, ce single malt respire le printemps. Bien né, l’Appeblom de Mackmyra est un whisky léger et élégant qui paradoxalement met en valeur le travail effectué par Guillaume Drouin pour mettre en valeur ses calvados et en partager ses atouts avec d’autres univers. Une belle nouveauté qui trouve sa place à côté du Svenk Ek et du Bruks qui sont la base du catalogue de la marque suédoise.

Joël Chassaing-Cuvillier

 

L’été en Gins, l’idéal des cocktails

 

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Les Gins de l’été

Contrairement au cognac ou à l’armagnac, le gin fait partie de ces spiritueux qui n’ont pas de patrie et ne sont pas associés à une région ou un terroir. Le whisky étant le dernier à subir les avatars de la mondialisation. Même la Suède produit du whisky !

Si l’image spontanée du gin le rapporte au Royaume-Unis c’est parce qu’il trouve ses origines dans l’accession au trône d’Angleterre du néerlandais Guillaume III d’Orange. De sa Hollande natale, il emporte dans ses malles le genièvre qui sera la base de la fabrication du gin ainsi que de nombreux dégâts dans les populations locales. Chacun faisant son gin dans des arrière boutiques sordides. Une production officialisée au milieu du 18ème siècle par le Gin Act qui légalise et réglemente sa production et sa commercialisation. Hormis ce point de départ connu, le gin ne bénéficie aujourd’hui d’aucune reconnaissance et peut être produit dans n’importe quel pays du monde. Outre les britanniques, les américains et les allemands sont de grands producteurs de gin. Mais les curieux peuvent également trouver des produits venant de France, de Suède, d’Australie, de Nouvelle Zélande, de Belgique, d’Italie, du Japon et même d’Espagne. Curieusement ce dernier pays étant le plus gros consommateur de gin en Europe. Les britanniques en vacances y étant pour beaucoup.

Boisson populaire élaborée à partir d’un alcool neutre de grain ou de mélasse et d’une distillation de baies de genièvre, le gin est devenu au fil du temps un alcool plus complexe par ses compositions diverses. Les agrumes, la coriandre, la cannelle, la réglisse, le fenouil, l’anis, l’angélique ou la muscade s’invitent régulièrement dans les différentes recettes. Dans certains cas, on peut même y trouver des arômes d’iris, de rose ou de cumin. On se rapproche de formules qui tiennent plus de la pharmacie ou de la parfumerie. Pour les produits particulièrement typés, une dégustation s’impose avant l’achat. Des notes de lavande peuvent ne pas plaire à tout le monde, sans parler de l’ajout de baies roses qui efface tous les autres ingrédients ! On trouve également des gins élaborés avec des distillats de synthèse. Dans le même esprit, l’alcool neutre qui est la base de la fabrication d’un gin tend à être remplacé par de l’alcool de vin, ou encore à partir d’orge de malt. Plus surprenant est l’utilisation de l’alcool de pomme comme composant principal. C’est ce que propose la maison Drouin connue pour ses Calvados de qualité qui vient d’élaborer un gin où l’on compte pas moins de 30 variétés de pommes outre bien sûr quelques plantes indispensables. Très typé, Le Gin, c’est son nom, conviendra à des amateurs de curiosités et de cocktails originaux. Français également le gin Citadelle est produit dans la région de Cognac dans des alambics à cognac restés inutilisés pendant six mois en raison de la législation française. Comprenant 19 ingrédients aromatiques infusés pendant plusieurs jours avant la distillation, le gin Citadelle offre une belle subtilité. On y retrouve le genièvre, l’angélique, l’anis, des agrumes et des épices comme la muscade et le cumin. Un produit élégant qui gagne à être consommé pur. Restons en France encore avec le gin Citrum élaboré par la Distillerie des Domaines de Provence. Conçu pour être bu en long drink avec un tonique, on y retrouve des arômes de cardamone, de genièvre ainsi que des extraits de citron et de baies roses.

Arrivé sur le marché en 2013, le Ferdinand’s fait partie de ces nouveaux gins apparus avec la mode des bars à cocktails. Né en Allemagne dans la Sarre chez un producteur d’alcools blancs, le Ferdinand’s qui comprend trente ingrédients aromatiques, est conçu à partir d’alcool de vin de Riesling. Bien fini, ce gin est élaboré avec soin bien qu’il dépasse la quantité d’ingrédients facilement analysables par les papilles. Un travail délicat qui aboutit à un gin qui conviendra aussi bien aux cocktails qu’à une dégustation sèche. Un produit de grande qualité.

Du Japon, après Nikka gin et Ki No Bi, voici le Sakurao. Ce gin est élaboré par Chugoku Jozo. Une ancienne maison d’Hiroshima créée en 1918 qui produisait du Saké et du Shochu. Après s’être attaqué au whisky avec le Togouchi en 1990, cette ancienne maison nous offre aujourd’hui un gin de qualité digne d’être bu en dégustation. Avec une composition raisonnable de 14 ingrédients infusés et distillés dans un petit alambic allemand en cuivre, le gin Sakurao est d’une grande délicatesse, le nez tout d’abord, fleuri et frais, il précède une bouche suave et longue d’où ressort les agrumes, le gingembre, le genièvre et la coriandre. Doux en dépit de ses 47%, il n’y a aucune violence de ce gin élégant qui saura rester discret dans les grands classiques du monde du cocktail. Agréable avec un cigare. Un gin qui mérite d’être découvert qui est distribué par Les whiskies du monde.

Avec l’Ornabrak, on a l’exemple d’un gin conçu avec une base autre que de l’alcool neutre. En l’occurrence, il s’agit ici d’un orge malté distillé quatre fois. Ce gin irlandais subit ensuite une cinquième distillation après l’ajout de cinq herbes  genièvre, aiguilles de pin douglas, angélique, feuilles de verveine et zest de citron. Rond et gras, le single malt gin Ornabrak est parfait pour un dry Martini. Au delà des grands noms très répandus, nous vous invitons à la découverte de ces quelques produits plus rares produits dans divers pays. L’été est l’occasion des gins tonic et des cocktails. Avec un constat, l’élaboration d’un gin de qualité demande un réel talent de botaniste voire d’ingénieur agronome.

 

Joël Chassaing-Cuvillier

 

 

 

 

Seat Tarraco, une familiale parfaite.

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Seat Tarraco 2.0 TDI 150ch

Une familiale qui a du coffre.

Dans la famille des SUV Seat voici le Tarraco. Après l’Arona et l’Ateca, le constructeur espagnol du groupe VAG complète sa collection de SUV avec un véhicule familial vaste et confortable qui peut accueillir cinq personnes et leurs bagages dans le meilleur des conforts.

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Cousin germain du VW Tiguan et de l’Audi Q5, il est le haut de gamme de la marque. Disponible en version essence ainsi qu’avec des motorisations de 190ch ou avec une transmission intégrale pour les gros moteurs, nous avons sélectionné un modèle d’accès qui présente l’avantage d’avoir un malus réduit de 70€. Une version qui sera certainement la plus demandée. Particulièrement modulable, le Tarraco peut être également livré avec une option (880€) à sept places. Produit en Allemagne à Wolfsburg dans l’usine Volkswagen, il adopte une certaine similitude de style en reprenant les mêmes sources de design. Les lignes sont tendues et incisives et apportent un dynamisme certain au Tarraco. Aucune mollesse dans ce dessin rigoureux et flatteur. Une calandre haut placée souligne la majesté du modèle et les feux à led qui l’entoure offrent la touche haut de gamme du modèle. Plus conventionnel, l’arrière possède un hayon presque vertical qui préserve ainsi le volume de chargement disponible. La longueur de l’empattement permet une large ouverture des portes arrière facilitant ainsi l’accès à bord.

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Un habitacle convivial.

Des matériaux de qualité avec des accostages parfaitement réalisés, le Seat Tarraco laisse transparaître ses origines germaniques. C’est une simplicité de dessin qui a été retenue. Face au conducteur, un bloc d’instruments numériques qui s’encadrent dans la partie supérieure du volant tandis que la planche de bord toute en longueur n’est interrompue que par l’écran multimédia (au guidage GPS fantaisiste) qui, comme cela semble une habitude, est posé au-dessus des aérateurs. On aurait aimé une plus grande intégration dans le tableau de bord et surtout la présence d’un lecteur de CD qui manquera singulièrement pour les amateurs de musique classique. L’option lecteur de CD devrait être systématique, cette absence de choix n’est pas logique. Sous les aérateurs, on trouve les différentes commandes liées à la conduite (molette driving expérience) ou au confort à bord. L’ensemble est parfaitement ergonomique. Le volant réglable en hauteur et en profondeur permet, en accord avec les réglages du siège, de trouver sa position de conduite idéale. On notera que seul le siège conducteur bénéficie de réglage à commandes électriques. Nombreux, les rangements divers sont judicieusement répartis dans l’habitacle y compris jusqu’à la dernière rangée de sièges. Restons dans l’habitacle pour saluer l’extrême modularité du Tarraco. Depuis le coffre qui est une véritable soute dont le cache bagages possède son propre rangement, jusqu’au siège avant droit qui se rabat, on dispose d’une surface de chargement rarement vue. Il convient aussi de souligner la facilité de manipulation des sièges ainsi que la présence d’une roue de secours (en option à 110€ néanmoins indispensable). Un choix devenu trop rare chez de trop nombreux constructeurs. Quant aux deux sièges de compléments, ils sont vraiment réservés à de jeunes enfants pour les transports exceptionnels d’autant qu’ils pénalisent le volume du coffre.

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Avec son gabarit, le Tarraco ne se conduit pas comme une sportive. Pour cet essai, c’est un parcours varié et complet qui nous était proposé : routes de montagne sinueuses à souhait, traversées de ville, autoroutes et enfin pistes en terre pas toujours bien damées. En débutant par la montagne, on apprécie immédiatement le maintien offert part les sièges, en revanche le poids du Tarraco et de ses deux occupants pénalise les performances. Il est nécessaire de relancer la machine en jouant de la boîte de vitesses, cela sans chercher à adopter une conduite sportive. Les rapports souvent trop longs empêchent de rouler sur le couple, heureusement que l’insonorisation est parfaite, ce qui évite de subir le bruit du Diesel. Si l’on fait abstraction du manque de vigueur, on apprécie la précision de la direction tout comme le guidage de la boîte de vitesses. La rigueur et l’efficacité du châssis participent également à l’agrément de conduite. Sur le parcours autoroutier, le Tarraco offre un comportement de grande routière où le confort est sa première qualité (à condition de ne pas prendre de roues de grand diamètre. Elles dégradent le confort et renchérissent le prix des pneumatiques en rechange). C’est ce que rechercheront les familles pour qui la performance et le dynamisme sont accessoires, en revanche les utilisateurs qui empruntent régulièrement des routes de montagnes devront se pencher sur un modèle équipé d’une motorisation de 190 ch. Ils retrouveront le tonus qui manque au 150 ch. La transmission intégrale 4Drive associée à la boîte automatique DSG7 sera là parfaitement en accord avec l’esprit du véhicule. Bien équipé, y compris dès le premier niveau, Le Tarraco offre un excellent rapport prix/prestation. On retrouve naturellement toutes les aides à la conduite désormais naturelles y compris les plus agaçantes comme l’avertisseur de changement de ligne. Les rails de toit sont en série sur le premier niveau Style tout comme la banquette arrière coulissante. Un modèle qui reçoit des roues de 17 pouces alors que le niveau Excellence oblige à adopter des roues de 19 pouces très inconfortables. Un niveau qui permet d’accéder entre autre au toit ouvrant panoramique et à la camera à 360°. Le Tarraco Excellence sera facturé 39 540€. Le niveau Style affiché à 35 740€ semble être un excellent choix avec un compromis idéal qui offre un bel équipement et une qualité reconnue.

Texte et photos Joël Chassaing-Cuvillier

 

 

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LE SEAT TARRACO 2.0 TDI 150 ch Style EN CHIFFRES
Moteur Diesel 4 cylindres en ligne – 1 968 cm3 – 150 ch à 3 500_4 000 tr/min – 340 Nm à 1750/3000 tr/min – Boîte mécanique manuelle à 6 rapports – Dimensions : 473,5 x 183,9 x 167,4 cm, empattement : 279 cm – Poids : 1687 kg – Pneumatiques 215/65 R17– Vitesse : 202 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 9,8 s – Émissions de CO2 : 135 gr/km – Prix : dès 35 740 €

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