Chantilly et Richard Mille, une belle histoire

Concours d’élégance de Chantilly

 

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Un week-end automobile d’exception.

Le domaine de Chantilly pour décor, une participation de qualité, le concours d’élégance automobile Chantilly Arts et Elégance Richard Mille conjugue tous les éléments qui contribuent au succès de cet événement. Avec une saison qui débute sur les rives du lac de Côme avec le concours d’élégance de la Villa d’Este, Chantilly est devenu une étape majeure des concours mondiaux.

Originellement organisé début septembre, Chantilly Arts et Elégance Richard Mille devait faire face à une météorologie incertaine et se télescopait avec le Goodwood Revival qui attire également nombre d’amateurs. Partager la passion de l’automobile avec ses amis, faire découvrir l’exception horlogère et mettre en avant un art de vivre à la française, voilà en résumé ce que Richard Mille propose en organisant cette fête de l’automobile. Récompensé dans le passé du prix du meilleur événement automobile, le concours de Chantilly offrait cette année un programme particulièrement riche. Autour de l’axe du concours d’état s’articulait comme à l’habitude de nombreuses animations et expositions. En premier lieu un rallye des plus belles voitures du monde qui se déroulait durant la journée du samedi dans la région de Compiègne. Parallèlement, un second rallye rassemblant une trentaine de supercars. Le week end de Chantilly aura également été l’occasion de célébrer quelques grands anniversaires avec notamment les centenaires de Ballot et de Bentley ainsi que les cinquante ans de la Porsche 917. On pouvait ainsi découvrir la « street version » du comte Gregorio Rossi dont les couleurs s’affichaient dans de nombreuses compétitions. Les amateurs de style et de design pouvaient se réjouir de la création d’une catégorie consacrée à Marcello Gandini qui au cours de ses nombreuses années passées dans le studio de Bertone donna naissance à quelques-unes des plus belles automobiles italiennes à partir de la moitié des années soixante. En tant que patron du style chez Bertone, on lui doit notamment la célèbre Lamborghini Miura que beaucoup considèrent comme la première Supercar de l’histoire, avec un moteur placé en position centrale arrière et un V12 de 3,9 litres, orienté de manière transversale. La version « S » présentée à Chantilly est une évolution bénéficiant d’un moteur porté à une puissance de 370 ch. Trop souvent négligée, la production japonaise était représentée par un superbe exemplaire de la Toyota 2000 GT. Un modèle extrêmement rare qui ne fut construit qu’à 351 exemplaires dans le monde dont seulement 25 furent exportés en Europe.

 

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Comme à l’acoutumé, les concepts cars auront eu la part belle dans le défilé du dimanche et tous les grands constructeurs avaient tenu à être présent dans le cadre prestigieux du château de Chantilly. Aston Martin, BMW, Bugatti, DS, Honda, Lexus, McLaren, Renault et Volkswagen rendaient ainsi hommage à tous ceux qui, dans le secret des bureaux d’études, participent à l’image des grandes marques automobiles. En tout, ce ne sont pas moins de quatorze classes différentes que les spectateurs auront vues s’affronter dans ce concours Arts et Elégance Richard Mille. De l’Aston Martin DBR1 châssis n°5 à la Voisin C25 Aérodyne présentée au Salon de Paris 1934, les amateurs étaient gâtés. Autre rareté découverte sur les pelouses de Chantilly, la Talbot-Lago T26 Grand Sport carrossée par Figoni & Falaschi. Présentée lors du Salon de l’Auto de 1949, elle représente l’apogée de la voiture de luxe française de l’après-guerre. Avec ces deux dernières voitures la carrosserie française était une fois de plus à l’honneur au Chantilly Arts et Elégance Richard Mille.

De nombreux constructeurs étaient également présents sur le pourtour du grand bassin. Les amateurs d’automobiles pouvaient ainsi découvrir les dernières nouveautés technologiques d’une industrie mise à mal par un activisme hostile. Autre point d’orgue de cette manifestation, la superbe réunion de huit monoplaces Matra ainsi que de la MS 650 ayant participé au Tour de France automobile en 1971 aux mains de Henri Pescarolo et de Jean-Pierre Jabouille. Mais la collection des huit F1 Matra de la collection Richard Mille commémorait avec panache les cinquante ans de la victoire en championnat du monde de Jackie Stewart en 1969. Une réunion de famille qu’il ne fallait pas manquer.

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Une autre belle réunion était celle de quelques modèles de la collection Bonbons de Richard Mille qui offrent une vision rafraîchissante du design horloger. Un choix de design confirmé par l’enthousiasme des femmes face à ces modèles.

Une fois encore le concours de Chantilly Arts & Elégance Richard Mille a su attirer de nombreux spectateurs venus en famille pour participer à l’un des plus beaux événements automobile de la saison.

Joël Chassaing-Cuvillier

 

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Whiskies du Monde

 

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Whiskies du monde, un découvreur de talents.

Une entreprise à dimension familiale.

Si l’on devait résumer en deux mots la genèse de Whiskies du monde cela serait mode du whisky japonais et taux de change de la Livre sterling. C’est en effet ce dernier qui oblige Alain Pontoizeau à délaisser ses importations britanniques pour découvrir les produits du monde.

Venu du monde du Cognac, Alain Pontoizeau a l’opportunité de créer sa propre entreprise de négoce de spiritueux à la fin des années 90. Un élan brisé par la hausse de la Livre. Dans le même temps, s’installe la mode du whisky japonais dont les tarifs étaient encore raisonnables. A côté des géants comme Nikka, Suntory ou Kirin, les japonais développent également de nombreuses petites distilleries qui produisent des whiskies de qualité. Akashi, Togouchi, Yamazakura et Okayama intègrent ainsi le portefeuille de Whiskies du monde et sont désormais en face à face avec des labels plus renommés comme Yamazaki ou Taketsuru. Mais avec la distillerie White Oak, on dispose d’une maison de tradition dont la création comme brasserie de Saké remonte à 1888. Dès 1919, la société Eigashima qui en est propriétaire obtient une licence de production de whisky. Comme on le voit cette distillerie n’est pas la dernière venue. Outre ces whiskies japonais, la famille Pontoizeau nous fait découvrir deux gins japonais de la distillerie Sakurao particulièrement élégants et très botaniques. En bon explorateur, Whiskies du Monde nous a révélé le Yushan Signature, un whisky single malt de Taiwan qui est une véritable gourmandise. Elevé en fût de bourbon, il offre une belle rondeur.

 

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C’est en poursuivant son tour du monde des whiskies que Whiskies du monde a pu découvrir et nous proposer le Paul John. Un whisky indien qui est né en 2012 sur la côte de Goa, une ancienne colonie portugaise. Bénéficiant d’un vieillissement accéléré dû au climat tropical des Indes les différentes gammes de John Paul collectionnent les récompenses mondiales depuis trois ans. Avec une collection de cinq single malts, John Paul offre un bel assortiment dont nous avons retenu le John Paul Edited qui est légèrement tourbé. Une tourbe importée d’Ecosse qui est intégré dans le processus de maltage qui est réalisé avec de l’orge cultivée aux Indes. La situation tropicale de la distillerie est aussi la cause d’une part des anges (le taux d’évaporation) de près de 10% ce qui est très important. Outre les whiskies, Whiskies du monde sait également nous faire découvrir d’autres types de spiritueux et d’alcools à l’instar de La Hechicera. Un rhum colombien qui est un assemblage de rhums âgés de 12 à 21 ans et vieilli selon la méthode solera dans des fûts de chêne américain. Distillation en colonnes continues. Ni coloré, ni filtré à froid, ce rhum de mélasse offre une bouche délicate et souple sans être trop sucrée. Parfait en dégustation ce rhum de Colombie est également un compagnon idéal pour les longs drinks et les cocktails. Avec son catalogue particulièrement riche, Whiskies du monde nous entraîne au fil des continents dans des découvertes qui sont de véritables invitations au voyage. Outre ces plaisirs gustatifs qui font travailler notre imaginaire, la collection Whiskies du monde ouvre aux amateurs la porte vers des produits qu’ils ne connaissaient pas toujours à l’instar du gin Aber Falls. Produit au pays de Galle dans les Snowdonia Mountains, ce gin mérite d’être découvert. Il est à l’image de la sélection rigoureuse que les équipes de Whiskies du monde effectuent avant d’inscrire une marque dans leur catalogue et d’en faire un partenaire.

Joël Chassaing-Cuvillier

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