Ôdevie, des gins et des rhums français.

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Gin & Rhum de chez Ôdevie, une percée française.

Des prix élevés créés par le monopole de certains distributeurs, éloignent les amateurs français des whiskies qui autrefois avaient leurs faveurs. Une opportunité pour de nouveaux acteurs de proposer des gins français et des rhums de qualité.

Ôdevie Creative Spirit fait partie de ces petites maisons qui perpétuent la tradition française des spiritueux traditionnels. Créée en 2010, la société se concentre sur une gamme réduite de deux gins et trois rhums. Résolument indépendants, les deux fondateurs, Thibault de la Fournière et son associé Christian Vergier ont acquis dans le passé un savoir faire en matière d’assemblage de rhums. C’est d’ailleurs avec le rhum que commence l’aventure d’Ôdevie Creative Spirit. Après une première expérience avec les rhums Arcane, les deux associés lancent la collection de rhums Island Signature Collection. Une série de rhums premium venus de différents horizons du globe. Deux viennent des Caraïbes et le troisième de l’océan Indien. Avec une unité de flacons et d’étiquetages, cette collection possède désormais une image forte facilement reconnaissable. Venu de la Jamaïque, le Yellow Snake est un rhum de mélasse qui assemble des rhums de plusieurs distilleries de l’île. Sans sucre ajouté, il possède une fraîcheur naturelle et une rondeur qui se prolongent dans une dégustation de vanille et d’agrumes. Légèrement poivré, il peut se déguster seul ou accompagner d’un cigare puissant. Après l’étiquette jaune du Snake, voici l’étiquette rouge de l’Anacaona. Natif de Saint Domingue, l’Anacaona est un assemblage de rhums jeunes. Poivré, épicé, ce rhum offre une minéralité qui conviendra parfaitement à l’élaboration de cocktails. Là encore, on apprécie sa discrétion en sucre. Le choix de ne pas mettre de sucre ajouté laisse s’exprimer toute la délicatesse de l’assemblage. Après l’étiquette rouge de l’Anacaona, voici la bleue du Turquoise bay. Originaire de l’Ile Maurice, ce rhum est un assemblage de pur jus de canne (destiné aux rhums agricoles), de mélasse et de sucre. Plus doux, il accompagnera idéalement des babas ou des crêpes flambées. Un lait de poule, un grog seront aussi parfaits avec ce rhum gourmand. Voici une gamme de trois rhums aux assemblages subtils où le sucre reste discret qui sont vendus entre 34 et 36€.

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Outre cette jolie série de rhums, Ôdevie Créative Spirit, vient d’inscrire à son catalogue deux gins produits en France. Proposés sous la marque Generous Gin, ce sont deux gins qui bénéficient là encore d’un superbe flaconnage dont on remarque l’élégance. Un flacon opalin agrémenté d’un décor floral vert ou noir selon le gin, le design est à la fois original et très traditionnel. Fabriqués à Cognac ils mettent en avant un style de spiritueux français dans leur expression. Dans sa livrée de dentelle noire très française, l’Original offre une réponse immédiate, c’est un gin classique qui ne sort pas de l’officine d’un pharmacien. Le genièvre, la muscade répondent présents en premier. Un nez d’agrumes frais , une bouche épicée où le genièvre s’impose dans la longueur. Parfait pour un Negroni, il peut également se boire sec avec de l’anguille fumée. Décoré de feuillage vert, l’Organic Gin ne cache pas ses ambitions : être un gin écolo, il arbore d’ailleurs le logo agriculture biologique. Radicalement différent, fleuri, citronné, très féminin, rond, il se destine particulièrement aux cocktails. Très botanique, sa douceur fait oublier ses 44°. Le gin idéal pour un gin tonic ou un Martini. Dès 44€.

Joël Chassaing-Cuvillier.

 

Débuter l’année en majesté avec Dallmore, Loch Lomond et l’Evadé.

Débuter l’année en majesté avec Dallmore, Loch Lomond et l’Evadé.

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Deux whiskies écossais, un whisky français, trois raisons d’être optimiste pour ce début d’année. Face à la tradition et à l’excellence de Dallmore et Loch Lomond, voilà avec l’Evadé de Whiskies du monde un nouveau petit français qui vient se mêler au concert des producteurs de whisky.

 

Avec The Dalmore nous touchons l’excellence. Immédiatement identifiable par la ramure de la tête de cerf qui est son logo, ce pur produit écossais se distingue par la position haut de gamme de ses cuvées. Parfaitement gérée par Richard Paterson, le maître distillateur maison, la production de The Dalmore vise en premier les grands amateurs et les collectionneurs avec la série Paterson Collection qui comprend des cinquante ans d’âge. Plus accessible, les cuvées âgées de 12, 15, 18 et 25 ans permettent aux débutants de rentrer dans la marque. Le Vintage 2008 ou les King Alexander III, Cigare Malt et Port Wood Reserve, sont également de belles portes d’accès à cette distillerie. Des produits qui reflètent néanmoins l’esprit de Richard Paterson avec pas moins de six maturations pour le King Alexander, il passe ainsi en fûts de bourbon, de xérès oloroso, de madère, de marsala, de porto et de cabernet sauvignon. Ce qui lui apporte cette rare délicatesse avec un nez de cuir et de fruits confits. Onctueux, épicé, c’est une véritable gourmandise.

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Restons en Ecosse mais dans un registre différent avec la distillerie Loch Lomond. Fruit du hasard, c’est encore un cerf et ses bois majestueux qui sont l’image de la marque. Après une fermeture au début du 19ème siècle, cette distillerie historique renaît de ses cendres en 1964. Alors qu’elle était située au nord du Loch, elle est reconstruite à l’opposé dans la bourgade d’Alexandria en lieu et place d’une ancienne teinturerie. Posée sur la frontière entre les Highlands et les Lowlands, la distillerie Loch Lomond fait figure d’exception, outre le fait d’être l’une des rares distilleries d’Ecosse à utiliser quatre types d’alambics différents (notamment un Lomond qui associe les caractéristiques d’un pot still traditionnel et d’un coffey still), elle fait également partie des rares distilleries à posséder sa tonnellerie intégrée. Une première particularité qui lui permet d’élaborer un choix de single malts aux profils aromatiques très différents. Quant à la tonnellerie intégrée depuis 1994 par le tonnelier Tommy Wallace, elle facilite la gestion de l’élevage ce qui n’interdit pas l’utilisation de fûts de bourbon ou de sherry en fonction des différentes cuvées. Riche d’un catalogue de onze références, la distillerie de Loch Lomond présente en cette fin d’année un coffret contenant trois whiskies de 12 ans d’âge. Il s’agit d’une bouteille de Loch Lomond 70 cl accompagnée de deux flacons de 5 cl chacun de Inchmurin et de Inchmoan. Un choix parfait pour faire connaissance avec plusieurs références de la maison. Les amateurs de tourbe fumée se retrouveront avec cet Inchmoan 12 ans qui offre une bouche épicée et délicate. A l’opposé le Inchmurrin avec une bouche de fruits à noyaux s’accorde parfaitement avec des desserts au chocolat avec une gourmandise que l’on retrouve dans Loch Lomond 12 ans. Légèrement boisé et tourbé, il accompagne idéalement un joli pâté en croûte.

 

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Après la tradition écossaise, voici le savoir-faire français. Reconnue mondialement pour ses productions de cognac, d’armagnac et de calvados, la France met cette expertise au profit d’une production de whisky. Cela depuis quelques années. Une drôle d’idée me direz vous, mais pas du tout, il faut savoir que les trois spiritueux nationaux se vendent très mal sur le territoire français alors que le whisky fait un carton. La clientèle jeune boude le cognac jugé trop vieux en dépit de nombreux efforts pour rajeunir le produit. L’armagnac est ignoré quant au calvados, il reste le calva pousse café. Cela malgré la qualité réelle de ces trois alcools. Difficile de changer une image. Voilà pourquoi les producteurs, notamment de cognac, se tournent vers la production de whisky avec un savoir faire évident. Témoin ce nouveau whisky intégralement élaboré en France. L’Evadé, c’est son nom, est un pur malt issu de l’agriculture française. Une marque développée par Whiskies du monde en partenariat avec une importante distillerie française qui commercialise déjà sa propre marque. Ainsi de la culture de l’orge à la production des tonneaux, le made in France est à 100%. Sans oublier bien sûr la distillation et l’élevage. Pour l’instant, cette toute jeune marque proposée par Whiskies du monde ne comporte que deux références : un single malt et un single malt tourbé. Une troisième est attendue dès 2020. Avec une robe très pâle le malt tourbé se remarque par un nez délicat et légèrement fumé tandis que l’attaque en bouche révèle immédiatement cet aspect tourbé très apprécié des amateurs français. La longueur en bouche est délicate avec une rondeur très pâtissière. Quant au single malt classique, il offre une attaque franche et ardente. Avec une bouche épicée dans la longueur, il offre un final de caramel salé très agréable. Cet assemblage de jus, vieillis dans six types de fûts différents (chêne français neuf et vintage, chêne américain neuf, bourbon, cognac, bourgogne rouge), témoigne du savoir français en matière de distillation.

Joël Chassaing-Cuvillier.

 

L’Année Automobile 2019 en librairie.

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L ‘Année Automobile 2019 est arrivée.

Attendue chaque année avec impatience par tous les passionnés d’automobile, l’Année Automobile vient de paraître. Un joli cadeau de Noël à faire ou à se faire offrir. Cette année encore, Serge Bellu nous régale avec des sujets culturels ou historiques qui complètent les comptes rendus sportifs et l’actualité automobile.

Pour sa 67 ème édition, l’Année Automobile vient en 10 grands chapîtres faire le résumé de l’année 2019. L’industrie, le sport et la culture sont passés à la loupe du meilleur spécialiste de l’automobile. L’économie et le design sont des rubriques particulièrement mises en avant dans la section industrie tandis que comme à l’habitude les résultats sportifs de l’année seront la colonne vertébrale de cet opus. Monoplace, endurance, rallyes, tourisme sur circuit, les grandes disciplines mondiales sont toutes abordées d’une façon exhaustive et cela jusqu’au dernier Grand Prix de la saison. Pour conclure cet ouvrage, la culture, les ventes aux enchères, les concours d’élégance sont l’objet d’un compte rendu abondamment illustré. On découvre à cette occasion de magnifiques aquarelles réalisées par Serge Bellu. Les anniversaires sont également abordés notamment un portrait de l’année 1969 où est abordée la montée de la culture hippie, le mouvement hyperréaliste et la vision européenne d’une Amérique en pleine mutation. On découvre également le talent d’Alexandre Lacovleff, le peintre qui accompagna les expéditions Citroën et en rapporta de magnifiques illustrations.

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Quant aux inconditionnels de la marque Citroën, ils ne manqueront pas la dernière livraison de la collection « de mon père » qui cette fois traite par le menu la Citroën XM

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L’Année Automobile 67 et La Citroën XM de mon père aux éditions ETAI.

Joël Chassaing-Cuvillier

Chaussettes rouges.

 

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Mes chaussettes rouges

L’homme français n’est absolument pas élégant. Il suffit de regarder ses chevilles pour constater à quel point il peut être indifférent à son allure. Sans parler de souliers négligés, les chaussettes sont grises, synthétiques et toujours trop courtes.

L’inélégance de l’homme français atteint toutes les catégories y compris ce que les marketeurs nomment les CSP+. Les écoles de commerce étant d’ailleurs de grands pourvoyeurs d’hommes « gris ». Oublions les costumes étriqués pour se concentrer sur les pieds. Avec les souliers, la chaussette ponctue celui qui les porte. Assis, les jambes croisées, on ne voit quelle et le mollet blanchâtre vaguement poilu s’il s’agit d’une socquette. Et contrairement aux affirmations de James Darwen la chaussette ne doit pas être grise ou bleu foncé. Un peu de provocation et de fantaisie doit être autorisée. Bien sûr, l’on fuira les chaussettes Burlington trop caricaturales.

En premier lieu, la chaussette doit impérativement arriver au-dessus du galbe du mollet. C’est la seule façon de cacher la surface de peau entre haut de socquette et bas du pantalon. En second lieu, il est important de choisir des matières naturelles, fil d’écosse, laine, voire coton pour le sport. Vient ensuite le choix subjectif du coloris ou du dessin éventuel. N’attaquer pas tout de suite par le rouge des chaussettes Gammarelli, cela demande une certaine habitude. La palette de teintes est suffisamment large pour que l’on puisse s’engager rapidement hors du gris. La boutique parisienne Mes Chaussettes Rouges sera à cet égard l’endroit parfait pour tenter une nouvelle approche de l’élégance pédestre. Dans la boutique de la rue César Franck à Paris 400 modèles s’exposent dans un feu d’artifice de couleurs. Outre les Gammarelli, les amateurs trouveront de superbes Bresciani en laine que connaissaient déjà les habitués de feu la maison Arnys ainsi que des Mazarin et des Gallo. Pour les 10 ans de la maison, les deux créateurs, Vincent Metzger et Jacques Tiberghien viennent de s’offrir une machine à tricoter afin de pouvoir élargir leur offre avec des produits sur mesure. Un outil qui permet de produire des bas de contention, des chaussettes de ski ou tout autres modèles spécifiques pour des clients qui tiennent à conserver un minimum d’élégance. Pour célébrer cette décennie, Mes Chaussettes Rouges a créé un coffret semainier qui se décline en sept nuances de rouge en fonction du tricotage et des matériaux, fil d’écosse, soie, cachemire ou encore coton. Destiné aux ultimes amateurs ce coffret est vendu 185€. Ce lieu rare est certes un peu perdu dans une petite rue du XVème mais néanmoins vous n’aurez plus aucune excuse pour avoir un minimum d’élégance. Et par pitié, on met immédiatement à la poubelle les vieilles socquettes innommables brodées de mickey que l’on vous a offerts. Comme toute maison moderne Mes Chaussettes Rouges vend également ses produits sur internet mais pour un premier achat rien ne remplace le plaisir de toucher la matière d’une belle laine.

Joël Chassaing-Cuvillier

Reservoir,l’horlogerie française du futur.

 

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Reservoir, une marque en devenir.

Un photographe naturaliste devient l’ambassadeur des montres Réservoir. Marque jeune qui a construit son image sur une analogie avec des instruments de mesure automobile ou mécanique, Réservoir poursuit sa ligne en adoptant cette fois un visuel proche d’un manomètre de pression.

Pour mettre en avant cette nouvelle collection, Réservoir a choisi d’associer son image à Greg Lecœur et son univers sous marin. Plongeur par passion puis photographe, Greg Lecoeur commence par explorer les mers chaudes de l’équateur et de l’Amérique Centrale. Un passage dans les Galapagos lui permet de croiser des mammifères marins dont il tire des portraits sympathiques. Des images qui séduisent les magazines spécialisés. Des parutions qui lui permettent de remporter quelques trophées et d’être présent dans les pages du plus ancien magazine de voyage scientifique. Des mers chaudes, il glisse ensuite sous la banquise pour réaliser une série de prise de vue particulièrement épurée. L’eau et la glace pour seul décor, voilà le nouveau théâtre des opérations de Greg Lecœur et de sa Réservoir Hydrosphère. En effet, la marque qui jusqu’à présent s’est fait remarquer en ne proposant que des montres atypiques à heure sautante et minute rétrograde vient de décliner une nouvelle version de cette collection à heure sautante. Après les compteurs de vitesse, les compte-tours et autres manomètres, c’est l’image d’un manomètre de bouteille de plongée qui est utilisée. Disponible en trois livrées, noire, blanche et bleue, l’Hydrosphère est basé sur un ETA 2824 équipé d’un module spécifique. Une lunette tournante, une valve hélium, une couronne vissée et une étanchéité à -250m en font une belle montre de plongée. Outre son bracelet métal, l’Hydrosphère est livrée avec un bracelet caoutchouc.

Joël Chassaing-Cuvillier

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Des vins pour les fêtes.

 

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Beaux flacons pour Noël

Une belle table de fête c’est un ensemble qui lie le plaisir d’une vaisselle raffinée à une cuisine d’exception. Le contenant et le contenu sont indissociables et la mise en valeur de quelques jolis flacons devra être associée à des verres élégants et classiques.

Des accords qui ne doivent pas être gâchés par l’ascension irrésistible des prix des grandes bouteilles. Il est toujours possible de trouver de belles surprises à des tarifs raisonnables et cela dans les plus belles régions viticoles de France. L’Alsace, la Bourgogne et la vallée du Rhône réservent encore de belles découvertes à ceux qui savent fouiller dans les rayonnages de leurs cavistes. Si d’Alsace, on retient par habitude ses rieslings et ses gewurztraminers, il ne faut pas négliger leur Pinot noir. Témoin ce Pinot noir du Domaine Zinck à Eguisheim. Issu du grand cru Eichberg à Eguisheim, il bénéficie d’une récolte manuelle et a été élevé en barriques de chêne. Structuré et minéral, ce Pinot noir 2017 de chez Zinck s’accordera parfaitement avec une oie ou une pintade. Légèrement tannique, il dégage un parfum de quetsch très suggéré et se révèle un véritable coup de cœur. Il est proposé à 24€.

Pinot noir encore avec un Hautes Côtes de Beaune de chez Jean Féry. Vin élevé en agriculture biologique, exempté de collage, il passe 12 mois en fûts de chêne. Des tanins délicats en bouche, un nez de petits fruits notamment de cassis, il sera parfait avec une belle grillade comme une côte de bœuf ou un plateau de fromages bourguignons. Et à 12€ ce Hauts Côtes de Beaune est parfait. De la partie septentrionale de la Bourgogne, le vignoble d’Irancy est connu pour son cépage César mais dans ce cas, cet Irancy « Paradis » de chez Simonnet-Febvre de 2017 est un 100% Pinot noir. Tannique avec une puissance maitrisée, ce vin laisse deviner la mûre et le cassis. Charcuterie, gibiers ou fromages à pâtes molles, il sera le parfait accompagnateur. Un vin de garde également à offrir. Plus au sud, c’est la vallée du Rhône qui réserve de belles surprises. Hermitage, Crozes-Hermitages, Saint Joseph, des vins qui sont des compagnons parfaits pour des tables de fêtes. Ces trois AOP, issues de la Cave de Tain, bénéficient d’un savoir faire ancien qui est un gage de garantie quant à la qualité de la production de cette cave. Les trois sont bien sûr en Syrah, ce qui assure des vins riches, ronds et épicés. Ils seront parfaits avec des viandes rouges, du gibier et des fromages à pâtes molles. Trois vins de 2015 qui peuvent se conserver encore longtemps. L’Hermitage, pourpre dans le verre possède des tanins puissants et veloutés, des arômes de mûres et de cassis qui s’accorderont idéalement avec un lièvre à la royale ou des viandes en daube. Très proche, le Crozes-Hermitage, offre une robe plus sombre, presque noire. Plus épicé au nez, long en bouche, il aime les grillades et les volailles. Quant au Saint Joseph de la Cave de Tain, il offre une belle élégance aromatique. Sa robe rubis affirme sa vivacité confirmée par un nez de prunes mûres. Pintade, canard et époisses seront parfaits pour l’accompagner.

Nous terminerons cette sélection de Noël avec un blanc. Un joli Sancerre du Domaine des Terres Blanches Le Vallon. Elaboré en 100% Sauvignon, ce Sancerre offre des arômes d’agrumes et une bouche minérale d’une belle longueur. Fruits de mer, poissons s’accorderont parfaitement avec ce Sancerre des Terres Blanches. Un joli blanc disponible à 22€.

Joël Chassaing-Cuvillier

Des livres et l’automobile

L’automobile au pied du sapin avec ETAI.

 

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Cela devient de plus en plus difficile pour les français d’aimer ouvertement l’automobile. Le politiquement correct pèse de toute sa morale sur les amateurs de véhicules anciens. Heureusement, il n’est pas encore interdit de découvrir les nombreux ouvrages qui traitent d’automobiles.

Si grâce à la pratique universelle de la langue anglaise, les anglo-saxons bénéficient d’une incroyable variété de parutions, les français peuvent satisfaire leur passion grâce aux Editions ETAI qui publient régulièrement des ouvrages sur l’histoire de l’automobile. Dans leur dernière livraison, on retrouve deux titres qui viennent enrichir la fameuse collection   « la voiture de Mon Père » ainsi qu’un ouvrage sur la marque italienne Lamborghini. Avec « La Matra 530 de Mon Père », on pénètre à une époque où l’industrie automobile française n’hésitait pas à proposer des modèles à la fois sportifs et originaux dans leur conception. Abordable et disruptif, ce modèle a permis à de nombreux jeunes français de s’offrir leur première voiture de sport. Nous sommes au milieu des années 70 et Sonia Delaunay consacrait ce modèle en créant un modèle à ses couleurs. Produite pendant sept ans à 10 000 exemplaires la Matra 530 était un modèle targa au prix plus abordable que la 911 Targa. Dans la même collection de la voiture « de mon Père » c’est une voiture populaire à l’esprit sportif que nous propose ETAI : l’Alfa Roméo Alfasud. Typique des années 70, l’Alfasud offrait l’image sportive d’une marque encore brillante et à un prix abordable. Présentée en 1971, cette Alfasud porte tous les espoirs de la marque qui subit la mainmise du groupe Fiat. Compact, traction, moteur quatre cylindres boxer, c’est une véritable révolution pour la firme milanaise. Malheureusement la qualité n’est pas là et la rouille attaque très vite la voiture. Fabriquée néanmoins pendant douze ans à 900 000 exemplaires, l’Alfasud trouve de nombreux amateurs. On la voit en rallye, en circuit avec les Troféo Alfasud et elle se retrouve face aux redoutables Golf GTI et 205 GTI. Grâce à cet ouvrage, on retrouve une époque où l’automobile passion était encore populaire. Dans un registre différent, l’ouvrage d’Antonio Ghini sur la saga Lamborghini est une véritable source de renseignements. Particulièrement bien documenté et riche en illustrations inédites, cet ouvrage offre une vision particulièrement intéressante sur les différents designers qui se sont succédés depuis la création de la marque.

Joël Chassaing-Cuvillier.

Crémants et vins de fêtes.

Crémants, champagnes et autres vins pétillants.

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Une tradition française bien ancrée veut que pour les fêtes de fin d’année, Noël et jour de l’an, chaque famille française célèbre ces moments en ouvrant une bouteille festive. Souvent ce sont les bulles d’un vin pétillant qui créent la convivialité. Champagne ou crémants, de France ou d’ailleurs, ces vins pétillants méritent d’être découvert.

A l’instar du champagne, les crémants prennent une part importante des rayons des cavistes et de nombreux points de vente. D’autant que les nombreux producteurs de vins pétillants ont su prendre le virage de la qualité avec succès et profitent d’une ascension régulière des prix des champagnes. Nombreuses sont les régions de France à produire des vins effervescents. De l’Alsace aux pays de Loire en passant par la Savoie, Die, Limoux, voire le bordelais, la plupart des régions viticoles se sont laissées séduire par cette production. Désormais ce sont huit régions qui bénéficient d’une AOC. L’appellation crémant répond à des règles précises : les raisins doivent être récoltés manuellement, élaboré à partir de moult, celui-ci ne doit respecter le ratio de 100 litres pour 150 kg de raisin, la teneur en sucre ne doit pas dépasser 50gr au litre et la teneur en soufre ne doit rester dans la limite des 150mg au litre. Parmi ces 8 régions, la Bourgogne  a su s’appuyer sur sa réputation pour créer des produits aux prix contenus sans que cela soit un obstacle à la qualité et nombreuses sont les maisons qui produisent des crémants. Voici une sélection de crémants bourguignons qui s’adapteront parfaitement aux fêtes de Noël.

Installée au nord de la Bourgogne, la maison Simonnet-Febvre a élaboré deux cuvées pour cette fin de saison. L’une est un Blanc de Blanc dosage zéro de 2013 avec un nez d’agrumes et une grande fraîcheur en bouche et l’autre un Brut Cuvée S2014. Associant 70% de chardonnay à 30% de pinot noir, il a un dosage de sucre de 6gr/l. Des bulles fines, un nez délicat d’agrumes, équilibré en bouche, il est parfait pour les apéritifs. De véritable trésor. Disponible dès 13,20€.

Restons en Bourgogne avec les vins de Paul Chollet qui est installé à Savigny les Beaune. Il nous propose un très élégant Blanc de Blancs de 100% Chardonnay. Dosé à 6gr/l, ce crémant laisse échapper des bulles fines et délicates et offre une bouche ronde et fraîche . Apéritifs et fruits de mer seront des prétextes parfaits pour ce vin. Proposé à 9€, c’est une belle opportunité. Bourgogne encore avec  un crémant élaboré par la cave de Charnay-les-Macon.  Récompensé d’une médaille d’or au concours des vins du maconnais à la saint Vincent 2019. Réputée pour ses Mâcon, la cave de Charnay offre avec ce crémant Cuvée Impériale un effervescent de premier ordre. Des bulles denses et fines, cette cuvée 100% Chardonnay dégage un nez d’agrume rafraîchissant . Un vin d’exception élaboré par une cave exigeante et vendu 9,80€. A ne pas manquer.

Nous terminerons ce voyage bourguignon avec le crémant rosé de la maison Charles de Fère. Assemblage  de pinot noir, de gamay et de chardonnay ce crémant rosé apporte une note festive aux repas de fête. Vif en bouche, il sera parfait en apéritif. Dosé à 12g/l  il conviendra à ceux qui apprécient le fruité. A boire très frais. 8,90€.

Autre région réputée pour l’élaboration de crémants, l’Alsace est l’un des grands pôles viticoles français et utilise ses meilleurs raisins pour leur fabrication. Bénéficiant d’un climat continental sec et ensoleillé et d’une géologie idéale, le vignoble alsacien offre une large palette de vins plus réputés les uns que les autres. Il faut savoir que le crémant d’Alsace représente 25% de l’ensemble des AOC viticoles produites en Alsace. Avec la cuvée Prestige de Daniel Ruff, on découvre un vin particulièrement soigné. Assemblage de Chardonnay et de Pinot noir il a été vinifié en foudres de chêne et conservé sur lattes durant 18 mois. Un crémant brut dont le dosage de sucre est à 7gr/l. Une robe dorée, des bulles fines et délicates, une bouche ample, la cuvée Prestige de Daniel Ruff à Heiligenstein se dévoilera totalement avec des soles ou des coquilles Saint Jacques. Vendu 13€, ce crémant a été récompensé d’une médaile d’or au concours national des crémants 2019.

Dernier crémant de notre sélection, le crémant de Limoux ne doit pas être confondu avec la Blanquette de Limoux. En effet cette dernière doit intégrer un minimum de 90% de cépage Mauzac alors que le Château Martinolles Grande Reserve intègre 70% de Chardonnay, 20% de Chenin et 10% de Mauzac. Avec un dosage de 8g/l, il sera parfait à l’apéritif. Une robe limpide, des bulles fines et persistantes, une bouche d’agrumes, ce crémant est vendu 15€. Mais la France n’a pas l’exclusivité des vins effervescents, l’Italie notamment avec le prosecco offre de belles opportunités. Située entre Frioul et Vénétie au nord est de l’Italie, la région du Prosecco couvre 25 000 hectares de vignes. Mis en avant par la mode du spritz, le Prosecco, particulièrement accessible dans ses tarifs, cherche à exister par lui même et mérite d’être connu. Comme les autres vins pétillants, le Prosecco accompagnera parfaitement des plateaux de fruits de mer et des poissons. Avec 100% de Glera comme cépage, le Barone Princelli Brut vendu 7,69€ offre un excellent rapport qualité/prix.

Vin effervescent le plus réputé, le champagne sera la conclusion de ce sujet. Avec plus de 800 producteurs le label champagne défend une réputation mondiale où la qualité est primordiale. L’image reste forte et il reste le roi de la fête de nombreux esprits. Nous terminerons ce tour d’horizon avec un champagne de coopérative, le 30&3 de Prestige des Sacres. Créée en 1961, cette coopérative regroupe 60 vignerons qui travaillent 115 hectares de vignes où le souci premier est la qualité. Parmi les onze cuvées proposées le 30&3 est un assemblage de 30% de pinot meunier et de 70% de Chardonnay. Des bulles fines, une robe légère, ce vin s’adaptera parfaitement à un repas. Foie gras, chasse légère, volaille et dessert, il sera à l’aise en toute circonstance. Dosé à 3gr/l, ce champagne extra brut offre une bouche fraîche et minérale qui constitue sa vocation à accompagner la totalité d’un repas. Il est disponible au prix de 40€.

Si la tradition champenoise reste bien ancrée dans les esprits, l’arrivée en force des nouveaux effervescents permet de découvrir les capacités des viticulteurs français à produire des vins de qualité à des prix tout à fait abordables. Et de bâtir une image forte capable de résister aux bulles étrangères.

Joël Chassaing-Cuvillier.

 

 

 

Le Forban Malouine

 

 

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Le Forban Malouine

Le Forban Sécurité Mer, voilà le nom de famille de ce qui est sans doute le plus coup horloger de l’année. Une montre agréable à regarder, efficace et surtout proposée à un prix défiant toute concurrence. Cette Malouine a toutes les chances de faire un tabac.

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Apparue chez les détaillants au début des années 70 la marque Le Forban est désormais la propriété de Jean-Sébastien Coste qui a déjà relancé la marque Triton. Ce passionné qui collectionne les anciennes Le Forban propose la Malouine à moins de 500 €. Avec une boîte en acier 316 L de 38 mm, elle est équipée d’un mouvement Miyota 8215 automatique particulièrement fiable. Etanche jusqu’à -150m et disposant d’une réserve de marche de 40 heures, cette montre est un peu plus française que d’autres marques. En effet, elle est assemblée en France dans les ateliers parisiens de la maison Plantin. Le choix d’un bracelet silicone au lieu du classique caoutchouc la rend plus agréable a porter. Après la Malouine, on attend pour l’année prochaine la Rochelaise qui complétera la collection Le Forban Sécurité Mer. Ultime raffinement, elle dispose d’un fond gravé d’un casque de scaphandrier particulièrement élégant. A 490€, cette montre est très beau cadeau à se faire.

Joël Chassaing-Cuvillier

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La bible des Cigares chez Larousse.

Le Petit Larousse des Cigares.

 

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La bible indispensable à tous les amateurs de cigares.

Pour briller dans les dîners en ville et mettre en avant votre culture sur l’univers du cigare, ce livre vous sera indispensable. Art de vivre pour ses amateurs ou attribut ostentatoire pour ses détracteurs, le cigare est tout cela à la fois. Mais il est aussi le témoin d’une culture ancestrale et le moyen de subsistance de centaines de torcedor et aussi de paysans.

Tout au long des 350 pages de cet ouvrage, on découvre l’histoire du cigare mais surtout on pénètre dans le cœur du cigare en parcourant ses principaux terroirs d’origine, la culture de ses différentes variétés de tabac et surtout les secrets de sa conception. Un voyage qui nous fait parcourir Cuba, la République Dominicaine ou encore le Honduras. Les néophytes trouveront les meilleurs conseils pour le choix et la conservation de leurs cigares. La coupe ou l’allumage faisant aussi partie d’un apprentissage élémentaire et indispensable. Vient ensuite quelques conseils sur les accords cigares/boissons. Qu’elles soient alcoolisées ou non. Le thé est un excellent compagnon tout comme un cacao légèrement amer. Après la découverte didactique de cet univers vient ensuite une partie encyclopédique où Guillaume Tesson nous présente un panorama de155 cigares qui sera notre guide pour nos futurs achats. Mais avant de s’attaquer à cette partie, il conviendra de se plonger sérieusement dans lexique. Le monde du cigare à en effet un vocabulaire dédié qu’il est nécessaire de connaître pour mieux appréhender cet art de vivre. Souvent solitaire, le plaisir du cigare se pratique dans un environnement de calme et de quiétude. Il demande aussi une tolérance de la part de ceux qui, dans votre entourage, ne fument pas. Le cigare est un luxe qui se partage dans la convivialité.

Joël Chassaing-Cuvillier