Mort Subite, la bière belge par excellence.

 

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Mort Subite, le patrimoine de la Belgique.

La bière est à la mode, les bistrots à bière ouvrent comme les banques autrefois, les micros brasseries artisanales s’installent dans des quartiers improbables avant de tirer le rideau quelques mois plus tard. C’est oublier que cette effervescence n’est que l’écume d’une tradition ancestrale où la Belgique tient une place prépondérante.

Grands brasseurs de bières depuis plusieurs siècles, les belges possèdent dans leur patrimoine quelques marques qui sont aussi célèbres que certains de nos vins. Ainsi la brasserie Mort Subite installée dans la banlieue de Bruxelles fait partie des brasseries de référence en la matière. Ses Gueuze et ses Krjek sont presque devenues des noms génériques. Mort Subite est mondialement connue du grand public pour ses trois bières tête d’affiche : Lambic Kriek, Lambic Geuze et Lambic Blanc. Outre ces trois bières, la brasserie Mort Subite élabore depuis 1897 des bières de garde plus complexes qui ont vieilli en fûts de chêne pendant trois ans. Ce sont ces Oude Kriek et Oude Geuze qui font la réputation de Mort Subite. Outre le vieillissement de trois ans en fûts de chêne, ces lambics non pasteurisés, ne sont pas filtrés. Elles offrent ainsi un goût légèrement plus acide et des arômes plus évolués. Comme un bon vin, ces bières peuvent être conservées en cave pendant une dizaine d’année. Dans la gamme Mort Subite, nous avons retenu trois bières qui sont l’image de la brasserie belge. La Oude Geuze Lambic est une bière lambic brute et acide refermentée en bouteille. Une blonde qui diffuse des saveurs de pommes et d’agrumes sur des arômes boisés. Dans un autre registre, la Oude Kriek Lambic est produite une par an à la période des cerises. En effet, Mort Subite utilise des cerises fraîches pour la fabrication de cette bière. Elle se distingue par une robe rouge rubis et mousse légère et rosée. En bouche, on retient des notes de griottes associées à des arômes boisés et vineux dus à sa maturation en fûts de chêne pendant plusieurs années. Le dosage de 250 gr au litre de cerises fraîches apporte une légère acidité et une belle longueur en bouche. Quant à la Schaarbeekse Lambic, il s’agit d’une production limitée imaginée par Bruno Reinders, le brasseur de Mort Subite depuis 30 ans. Cette bière utilise des cerises de Schaerbeek qui lui apporte son intensité dans le rouge de sa robe. Non filtrée, cette bière offre un juste équilibre entre son goût fruité et une légère acidité. Des noyaux de cerises ajoutés pendant le brassage ajoutent à la complexité de cette bière qui est une véritable gourmandise.

Joël Chassaing-Cuvillier.

Legacy Machine Perpetual Le calendrier perpétuel réinventé

Lancée en 2015, La LM Perpetual a depuis été réalisée en or rose, platine, or blanc et titane. Une nouvelle édition limitée à 25 pièces en or jaune 18 carats avec un cadran bleu foncé rejoint maintenant la série.

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MB&F et l’horloger indépendant irlandais Stephen McDonnell sont partis d’une feuille blanche pour totalement réinventer une des plus traditionnelles complications horlogères: le calendrier perpétuel. Le résultat est la Legacy Machine Perpetual, arborant un mouvement maison visuellement saisissant — développé à partir de zéro dans le but d’éliminer les inconvénients de ses équivalents conventionnels.

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Le caractère spectaculaire de la complication, que l’on peut apprécier pleinement côté cadran, n’est que l’un des nombreux avantages offerts par ce nouveau mouvement contrôlé par un processeur mécanique (brevet en attente). La LM Perpetual se caractérise par un calibre de 581 composants complètement intégrés — pas de module monté sur un mouvement de base —, doté d’un système révolutionnaire pour calculer le nombre de jours de chaque mois. Côté esthétique, ce calendrier perpétuel réinterprète le design traditionnel de manière holistique, en présentant la complication dans son ensemble, et sans recours à un cadran, le tout surplombé d’un impressionnant balancier suspendu. Le calendrier perpétuel est l’une des grandes complications traditionnelles. Il effectue le calcul complexe, apparemment aléatoire, du nombre variable de jours dans chaque mois — y compris des 29 jours du mois de février pour les années bissextiles. Cependant, les modèles traditionnels présentent quelques inconvénients: sauts de date malencontreux, dommages relativement fréquents si on effectue le réglage quand le changement de date est en cours, et compromis relatifs au montage de modules sur des mouvements de base.

 

Le mouvement complètement intégré spécifique à la Legacy Machine Perpetual a été conçu de A à Z en vue d’une utilisation sans risque: plus de dates sautées ou de rouages grippés et, grâce à des poussoirs de correction qui se désactivent automatiquement, plus de problèmes aux changements du calendrier. Les mécanismes traditionnels de calendrier perpétuel prennent pour référence les mois de 31 jours et « suppriment » les quantièmes superflus pour ceux qui en comptent moins — ils passent en accéléré sur les dates inutiles au cours du changement de date. Un calendrier perpétuel traditionnel passe du 28 février au 1er mars en faisant défiler rapidement les 29, 30 et 31 avant de s’arrêter sur le 1er. Avec la LM Perpetual, le système traditionnel de calendrier perpétuel est inversé. Un « processeur mécanique » remplace l’encombrant système de grand levier conventionnel et prend pour référence le mois de 28 jours, ajoutant les quantièmes nécessaires pour les autres. On obtient le nombre exact de jours pour chaque mois sans passer par un avancement rapide et sans devoir sauter des jours superflus. De plus, alors que le calendrier perpétuel traditionnel implique le défilement de 47 mois pour corriger l’année bissextile, la LM Perpetual dispose d’un poussoir spécifique pour la régler instantanément. Avec le cadran ajouré qui dévoile l’ensemble de la complication et le balancier suspendu, la mécanique parfaitement harmonieuse de la LM Perpetual prend clairement la vedette. Et, grâce à un remarquable subterfuge technique, le fascinant balancier qui plane en hauteur est relié à l’échappement placé au dos du mouvement par ce qui est probablement l’axe de balancier le plus long au monde. Un système novateur, développé spécialement pour la LM Perpetual, permet aux sous-cadrans de « flotter » au-dessus du mouvement, sans attaches apparentes. Ajourés, ils reposent sur des tenons invisibles, impossibles à placer dans les mécanismes de calendriers perpétuels traditionnels car ils bloqueraient le mouvement du grand levier. En suivant le tour du cadran dans le sens des aiguilles, on découvre l’affichage des heures et des minutes, niché entre les élégantes arches du balancier, à 12 heures, du jour de la semaine à 3 heures, de la réserve de marche à 4 heures, du mois à 6 heures, du cycle rétrograde des années bissextiles à 7 heures et de la date à 9 heures. En 2016, la Legacy Machine Perpetual a gagné le Prix de la montre calendrier lors du GPHG (Grand Prix d’Horlogerie de Genève).

 

 

 

Alpiner X série limitée FWT

AlpinerX – Série limitée Freeride World Tour

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Conçue pour les amateurs de grands espaces, cette montre est couplée à l’application dédiée AlpinerX, disponible sur iPhone ou Android : celle-ci suit votre fréquence cardiaque grâce à la ceinture cardio-fréquencemètre, mesure l’altitude et la pression, dispose d’une fonction GPS et transmet à la montre des données en temps réel qui vous aident considérablement à améliorer vos performances.

Cette édition spéciale se distingue par la présence du logo officiel du Freeride World Tour à 2 heures et sera livrée dans un écrin avec une plaque gravée commémorative numérotée de 1 à 150 pour les 25 ans de l’Xtreme de Verbier, accompagnée d’un réflecteur de sauvetage Recco pour casques.

La montre sera uniquement disponible auprès de certains revendeurs en France, en Autriche, au Canada et en Suisse, ainsi que sur les sites du FWT et d’Alpina Watches.

AlpinerX Freeride World Tour limited edition

RRP 895€

 

Reference                                    AL-283FWT5AQ6

 

Functions Hours, minutes, seconds, date

Activity tracking

Heart rate monitoring (over BLE connection)

Sleep monitoring

Dynamic coach

World timer (2nd time zone + local 24h time)

Smart alarms (get-active alerts, sleep alarm)

Calls & messages notifications

UV indicator

Altitude

Compass

Temperature

Time recorder (stopwatch, timer, workouts)

Barometer

 

Movement MMT-283-1 Smartwatch module

                                               All connected functions operated by the crown

2+ years battery life

 

Case Black fibre glass and stainless steel with 360° bi-directional turning compass bezel

Diameter of 45mm

Scratch-resistant and convex sapphire crystal

Water-resistant up to 10 ATM/100m/330ft

Engraved case-back

 

Dial Black mat finishing dial, applied silver white luminous indexes and logo FWT

Digital screen

Black coloured hands with white luminous treatment

 

Strap Black rubber strap.

Delivered with an extra Helmet Rescue Reflector by Recco

 

Limited Edition Limited to 150 pieces

Oris Aquis GMT date

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Pour la première fois de son histoire, la maison horlogère Oris a équipé sa montre de plongée haute performance Aquis GMT d’une lunette tournante bidirectionnelle gravée d’une échelle de 24 heures. Par le biais de ce nouveau dispositif, le modèle peut désormais afficher simultanément l’heure dans trois fuseaux horaires distincts : le premier, sur 12 heures, avec les aiguilles centrales
classiques, des heures et des minutes, le second au moyen de l’aiguille additionnelle à pointe jaune (sur la fine graduation 24 heures du cadran) et le troisième avec cette même aiguille sur la lunette. D’un diamètre de 43,5 mm, son boîtier en acier inoxydable est étanche jusqu’à 300 mètres (30 bars). Muni d’une couronne de sécurité vissée, cet instrument est proposé avec une série de
bracelets à boucles déployante extensibles lui permettant d’être porté sur une combinaison de plongée Oris.

Oris Aquis GMT Date
Ref. No. 01 798 7754 4135
Boîtier
Matériel Boîtier multi-pièces en acier inoxydable
Taille 43.50 mm (1.713 pouces)
Côté cadran Saphir, bombé des deux côtés, revêtement
antireflet à l’intérieur
Fond du boîtier Acier inoxydable avec verre minéral
transparent vissé
Réglages Lunette tournante bidirectionnelle, couronne de
sécurité vissée en acier inoxydable
Étanchéité Jusqu’à 300 mètres (30 bars)
Largeur interne de la corne 24 mm
Mouvement
Numéro Oris 798, base SW 330-1
Dimensions Ø 25.60 mm, 11 1/2’’’
Fonctions Aiguilles centrales des heures, des minutes et
des secondes, second fuseau horaire, système de réglage
fin et stop-seconde
Remontage Automatique, avec un rotor rouge
Réserve de marche 42 heures
Vibrations 4 Hz (28’800 A/h)
Rubis 25
Cadran
Design Bleu
Luminescence Aiguilles et index recouverts de Super-
LumiNova®
Index En applique
Bracelet Cuir marron, caoutchouc noir ou bleu, ou bracelet
en acier inoxydable avec boucle déployante en acier
inoxydable
Disponibilité Avril 2019
Prix de vente 2 300 EUR

Rétromobile 2020, encore plus séduisant

Salon Rétromobile.

 

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Rétromobile 2020, la passion automobile est encore parisienne.

 

Chaque année, les passionnés ou les simples amateurs ont rendez vous à la porte de Versailles au salon Rétromobile. Cette année sera particulière. En effet le créateur de cet événement, le mot prend ici tout son sens, Marc Nicolosi, ne sera plus dans les allées.

 

Comme toujours les grands marchands viendront avec de superbes pièces tandis que les acheteurs les plus célèbres chercheront la perle rare. Grand amateur et collectionneur avisé Richard Mille exposera sur son stand quelques pièces rares de sa collection. Après les Formule 1 à transmission intégrale, il consacre son stand aux Mc Laren GT. Nul doute que l’on fera quelques découvertes. Il convient de souligner que Richard Mille propriétaire de la marque de montre éponyme a l’extrême élégance de ne pas utiliser son espace pour exposer ses montres. Sa présence est purement passionnelle. Cela mérite d’être souligné.

 

Parmi les nombreux pôles d’attractivité de ce salon nous avons relevé la superbe exposition de prototypes réalisés chez le carrossier Bertone ainsi que l’intéressante proposition de Catawiki qui fera visiter l’espace réservé aux voitures vendues à moins de 25 000 euros. Une bonne idée pour faire ses premiers pas dans l’automobile ancienne.

La collection Bertone de l’Automotoclub Storico Italiano.

L’Automotoclub Storico Italiano acquiert la collection historique de la Carrozzeria Bertone le 28 septembre 2015 en participant à la vente aux enchères qui a eu lieu après la faillite de la société dans le cadre de la procédure judiciaire engagée.
Cette collection comprend 79 pièces incluant des véhicules complets et en état de marche, des châssis et des modèles de style et est aujourd’hui exposée au public au Musée Volandia de l’aéroport de Milan Malpensa.
Pour son édition 2020, le Salon Rétromobile consacre une exposition thématique dédiée à la marque Bertone, en partenariat avec l’Automotoclub Storico Italiano, et met en avant 10 prototypes extraordinaires réalisés entre 1969 et 2001: la Runabout Autobianchi (1969), la Suzuki Go (1972), la Citroën Camargue (1972), la Ferrari Rainbow (1976), la Volvo Tundra (1979), la Chevrolet Ramarro (1984), la Citroën Zabrus (1986), la Lamborghini Genesis (1988), la BMW Pickster (1998) et l’Opel Filo (2001). Ces voitures, dont la valeur totale avoisine les 2 millions d’euros, ont obtenu une autorisation spéciale du Ministère des Biens et Activités Culturels, qui leur a permis de quitter temporairement les frontières italiennes, compte tenu de l’importance de l’événement et de sa portée mondiale.

 

Une voiture de collection à moins de 25 000€ : un rêve à la portée de tous les budgets

A l’occasion du salon Rétromobile, Catawiki mobilise ses deux meilleurs experts : Manuel Garriga, journaliste auto et moto et Frederic Bortoloni, amateur de voitures classiques et sportives et collectionneur lui-même. Tous les jours à 15h, ils animeront un « Walking tour » au départ du stand Catawiki G076 (pavillon 3). Ils feront découvrir à tous les participants, les 10 voitures les plus intéressantes à acquérir de ce pavillon dédié aux voitures d’une valeur inférieure à 25 000€. Pendant ces visites, les experts Catawiki prodigueront des informations clés sur l’histoire de ces modèles ainsi que de précieux conseils pour déceler les perles rares lors d’une vente de voitures classiques.

J.Chassaing-Cuvillier

Salon Rétromobile 2020

Mercredi 5 au Dimanche 9 Février 2020

Paris Expo Porte de Versailles – Pavillons 1, 2, 3

Mercredi et Vendredi de 10h00 à 22H00, Jeudi, Samedi et Dimanche de 10h00 à 19h00.

Entrée : 19€ en pré-vente sur le site, 23€ sur place, gratuit pour les enfants de -12 ans.

 

 

 

 

Le saké et la fermentation

 

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L’Art du Saké : la fermentation.

Boisson obtenue par le principe du brassage, le point de départ de la fabrication du Saké est la levure et la fermentation. Un procédé intangible qui n’a que peu évolué au fil des siècles. C’est le shubo qui sera la base de la conception du saké si l’on excepte l’eau et le riz.

Ingrédient principal du shubo, le Koji est le résultat d’une culture de l’Aspergillus oryzae sur des céréales riches en amidon comme le riz ou l’orge. C’est un processus qui demande beaucoup d’attention et de délicatesse. On le considère comme un moût, un malt ou un levain « d’amorçage » et il s’obtient par transformation de l’amidon présent dans les graines par l’Aspergillus oryzae. Associé à une levure spécifique, de l’eau, du riz cuit et de l’acide lactique, le Koji participe à la fabrication du pied de cuve appelé également le shubo. C’est ce shubo qui est le véritable stade initial de la création d’un bon saké. Pour fabriquer le shubo il existe quatre méthodes qui se sont succédées au fil du temps : méthode Bodai Moto, méthode Kimoto, méthode Yamahaï et enfin méthode Sokujyo. Il faut savoir également que depuis 1906 il existe des levures présélectionnées qui permettent de réaliser des sakés de qualité.

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Méthode historique dont on trouve les sources pendant la longue période Edo à Nara, la Bodai Moto n’est presque plus utilisée dans la production contemporaine de saké. Les évolutions technologiques ont considérablement simplifié un procédé qui demandait plus de temps, un matériel plus important et plus volumineux. D’autre part, les goûts des consommateurs ont également évolué et le saké produit avec la méthode Bodai Moto offre de l’acidité et une certaine austérité minérale peu recherchée. Un saké à rapprocher des vins naturels. Le Yagi Shoei de la brasserie Yagi à Nara est le parfait exemple de ce saké à l’ancienne.

La seconde méthode traditionnelle, la Kimoto permet d’associer la tradition et la modernité. Un pied de cuve qui nécessite néanmoins plusieurs semaines d’élaboration à partir du mélange de riz cuit (45%), de Koji (15%) et d’eau (40%). En écrasant et en homogénéisant cette bouillie, les brasseurs aident le riz à se dissoudre et à libérer les enzymes indispensables au développement des levures lactiques et alcooliques. Au bout d’une vingtaine de jours, ce shubo est mis au repos afin de refroidir aux environs de 6°. Néanmoins la confection de ce shubo demande un travail important.

 

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Avec ce pied de cuve, on obtient des sakés plus civilisés, élégants et de grandes qualités. A l’instar du Tokubetsu Junmai de la brasserie Sohomare installée à Toshigi à une heure de Tokyo. Pour produire ce saké, la brasserie Sohomare utilise le riz Yamada-Nishiki. Délicat et élégant, ce saké est radicalement différent que celui obtenu avec la méthode Bodaï-Moto. Rond, avec un nez léger et fruité, le Tokubetsu s’accorde parfaitement avec la gastronomie française comme avec la cuisine traditionnelle japonaise. Troisième méthode, la Yamahaï est en fait une Kimoto simplifiée qui supprime la phase de pilonnage du riz et utilise un riz au polissage plus important. Néanmoins, la méthode Yamahaï reste beaucoup moins répandue que la méthode Kimoto. Le temps nécessaire à la réalisation du Yamahaï est identique à celui du Kimoto.

 

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Enfin dernière solution : la méthode Sokujyo représente les modernes contre les anciens. Inventée en 1899, cette méthode aux techniques industrielles n’utilise pas de levures indigènes. Elle représente aujourd’hui 99% des sakés japonais disponibles sur le marché. Cette technique consiste en un ajout artificiel d’un acide lactique industriel dans l’eau du pied de cuve. Le temps nécessaire à la production du pied de cuve est ainsi réduit à deux semaines seulement, le temps de production du saké est réduit d’autant.

Quant à l’influence des différents pieds de cuve sur la qualité gustative des sakés, elle est en toute logique favorable à la méthode Kimoto qui produit des sakés plus riches et plus élaborés que les Sokujyo. Néanmoins, il est clair que seul un connaisseur fera la différence entre les deux méthodes, témoin ce Ryozeki Junmai de la brasserie Ryozeki. Originaire d’Akita, ce saké moderne possède un joli nez et une belle texture en bouche qui s’accompagne d’une minéralité agréable. Désormais, les points d’appréciation d’un saké seront principalement basés en fonction de son taux de polissage, de l’origine de son riz et de la qualité de son eau. Le type de pied de cuve étant devenu un élément d’exception qu’il est difficile de connaître. Il faut remercier la maison Issé & cie qui s’attache régulièrement à faire découvrir dans des ateliers passionnants toutes les subtilités de cette boisson si particulière. Madame Kuroda, assistée d’Ariane Ameline, a parfaitement repris le flambeau de Toshiro Kuroda le créateur d’Issé. Régulièrement, la maison Issé invite les producteurs des nombreuses préfectures du Japon afin qu’ils présentent leurs différents sakés aux amateurs. C’est grâce à ce réseau de producteurs qu’Issé est sans doute la meilleure adresse parisienne pour acheter et déguster les meilleurs sakés ainsi que des sauces sojas rares.

Joël Chassaing-Cuvillier

Isse & cie workshop 11 rue St Augustin 75002 Paris

www.workshop-isse.fr    // épicerie@worshop-isse.frPhoto 1.JPG

Ôdevie, des gins et des rhums français.

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Gin & Rhum de chez Ôdevie, une percée française.

Des prix élevés créés par le monopole de certains distributeurs, éloignent les amateurs français des whiskies qui autrefois avaient leurs faveurs. Une opportunité pour de nouveaux acteurs de proposer des gins français et des rhums de qualité.

Ôdevie Creative Spirit fait partie de ces petites maisons qui perpétuent la tradition française des spiritueux traditionnels. Créée en 2010, la société se concentre sur une gamme réduite de deux gins et trois rhums. Résolument indépendants, les deux fondateurs, Thibault de la Fournière et son associé Christian Vergier ont acquis dans le passé un savoir faire en matière d’assemblage de rhums. C’est d’ailleurs avec le rhum que commence l’aventure d’Ôdevie Creative Spirit. Après une première expérience avec les rhums Arcane, les deux associés lancent la collection de rhums Island Signature Collection. Une série de rhums premium venus de différents horizons du globe. Deux viennent des Caraïbes et le troisième de l’océan Indien. Avec une unité de flacons et d’étiquetages, cette collection possède désormais une image forte facilement reconnaissable. Venu de la Jamaïque, le Yellow Snake est un rhum de mélasse qui assemble des rhums de plusieurs distilleries de l’île. Sans sucre ajouté, il possède une fraîcheur naturelle et une rondeur qui se prolongent dans une dégustation de vanille et d’agrumes. Légèrement poivré, il peut se déguster seul ou accompagner d’un cigare puissant. Après l’étiquette jaune du Snake, voici l’étiquette rouge de l’Anacaona. Natif de Saint Domingue, l’Anacaona est un assemblage de rhums jeunes. Poivré, épicé, ce rhum offre une minéralité qui conviendra parfaitement à l’élaboration de cocktails. Là encore, on apprécie sa discrétion en sucre. Le choix de ne pas mettre de sucre ajouté laisse s’exprimer toute la délicatesse de l’assemblage. Après l’étiquette rouge de l’Anacaona, voici la bleue du Turquoise bay. Originaire de l’Ile Maurice, ce rhum est un assemblage de pur jus de canne (destiné aux rhums agricoles), de mélasse et de sucre. Plus doux, il accompagnera idéalement des babas ou des crêpes flambées. Un lait de poule, un grog seront aussi parfaits avec ce rhum gourmand. Voici une gamme de trois rhums aux assemblages subtils où le sucre reste discret qui sont vendus entre 34 et 36€.

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Outre cette jolie série de rhums, Ôdevie Créative Spirit, vient d’inscrire à son catalogue deux gins produits en France. Proposés sous la marque Generous Gin, ce sont deux gins qui bénéficient là encore d’un superbe flaconnage dont on remarque l’élégance. Un flacon opalin agrémenté d’un décor floral vert ou noir selon le gin, le design est à la fois original et très traditionnel. Fabriqués à Cognac ils mettent en avant un style de spiritueux français dans leur expression. Dans sa livrée de dentelle noire très française, l’Original offre une réponse immédiate, c’est un gin classique qui ne sort pas de l’officine d’un pharmacien. Le genièvre, la muscade répondent présents en premier. Un nez d’agrumes frais , une bouche épicée où le genièvre s’impose dans la longueur. Parfait pour un Negroni, il peut également se boire sec avec de l’anguille fumée. Décoré de feuillage vert, l’Organic Gin ne cache pas ses ambitions : être un gin écolo, il arbore d’ailleurs le logo agriculture biologique. Radicalement différent, fleuri, citronné, très féminin, rond, il se destine particulièrement aux cocktails. Très botanique, sa douceur fait oublier ses 44°. Le gin idéal pour un gin tonic ou un Martini. Dès 44€.

Joël Chassaing-Cuvillier.

 

Débuter l’année en majesté avec Dallmore, Loch Lomond et l’Evadé.

Débuter l’année en majesté avec Dallmore, Loch Lomond et l’Evadé.

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Deux whiskies écossais, un whisky français, trois raisons d’être optimiste pour ce début d’année. Face à la tradition et à l’excellence de Dallmore et Loch Lomond, voilà avec l’Evadé de Whiskies du monde un nouveau petit français qui vient se mêler au concert des producteurs de whisky.

 

Avec The Dalmore nous touchons l’excellence. Immédiatement identifiable par la ramure de la tête de cerf qui est son logo, ce pur produit écossais se distingue par la position haut de gamme de ses cuvées. Parfaitement gérée par Richard Paterson, le maître distillateur maison, la production de The Dalmore vise en premier les grands amateurs et les collectionneurs avec la série Paterson Collection qui comprend des cinquante ans d’âge. Plus accessible, les cuvées âgées de 12, 15, 18 et 25 ans permettent aux débutants de rentrer dans la marque. Le Vintage 2008 ou les King Alexander III, Cigare Malt et Port Wood Reserve, sont également de belles portes d’accès à cette distillerie. Des produits qui reflètent néanmoins l’esprit de Richard Paterson avec pas moins de six maturations pour le King Alexander, il passe ainsi en fûts de bourbon, de xérès oloroso, de madère, de marsala, de porto et de cabernet sauvignon. Ce qui lui apporte cette rare délicatesse avec un nez de cuir et de fruits confits. Onctueux, épicé, c’est une véritable gourmandise.

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Restons en Ecosse mais dans un registre différent avec la distillerie Loch Lomond. Fruit du hasard, c’est encore un cerf et ses bois majestueux qui sont l’image de la marque. Après une fermeture au début du 19ème siècle, cette distillerie historique renaît de ses cendres en 1964. Alors qu’elle était située au nord du Loch, elle est reconstruite à l’opposé dans la bourgade d’Alexandria en lieu et place d’une ancienne teinturerie. Posée sur la frontière entre les Highlands et les Lowlands, la distillerie Loch Lomond fait figure d’exception, outre le fait d’être l’une des rares distilleries d’Ecosse à utiliser quatre types d’alambics différents (notamment un Lomond qui associe les caractéristiques d’un pot still traditionnel et d’un coffey still), elle fait également partie des rares distilleries à posséder sa tonnellerie intégrée. Une première particularité qui lui permet d’élaborer un choix de single malts aux profils aromatiques très différents. Quant à la tonnellerie intégrée depuis 1994 par le tonnelier Tommy Wallace, elle facilite la gestion de l’élevage ce qui n’interdit pas l’utilisation de fûts de bourbon ou de sherry en fonction des différentes cuvées. Riche d’un catalogue de onze références, la distillerie de Loch Lomond présente en cette fin d’année un coffret contenant trois whiskies de 12 ans d’âge. Il s’agit d’une bouteille de Loch Lomond 70 cl accompagnée de deux flacons de 5 cl chacun de Inchmurin et de Inchmoan. Un choix parfait pour faire connaissance avec plusieurs références de la maison. Les amateurs de tourbe fumée se retrouveront avec cet Inchmoan 12 ans qui offre une bouche épicée et délicate. A l’opposé le Inchmurrin avec une bouche de fruits à noyaux s’accorde parfaitement avec des desserts au chocolat avec une gourmandise que l’on retrouve dans Loch Lomond 12 ans. Légèrement boisé et tourbé, il accompagne idéalement un joli pâté en croûte.

 

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Après la tradition écossaise, voici le savoir-faire français. Reconnue mondialement pour ses productions de cognac, d’armagnac et de calvados, la France met cette expertise au profit d’une production de whisky. Cela depuis quelques années. Une drôle d’idée me direz vous, mais pas du tout, il faut savoir que les trois spiritueux nationaux se vendent très mal sur le territoire français alors que le whisky fait un carton. La clientèle jeune boude le cognac jugé trop vieux en dépit de nombreux efforts pour rajeunir le produit. L’armagnac est ignoré quant au calvados, il reste le calva pousse café. Cela malgré la qualité réelle de ces trois alcools. Difficile de changer une image. Voilà pourquoi les producteurs, notamment de cognac, se tournent vers la production de whisky avec un savoir faire évident. Témoin ce nouveau whisky intégralement élaboré en France. L’Evadé, c’est son nom, est un pur malt issu de l’agriculture française. Une marque développée par Whiskies du monde en partenariat avec une importante distillerie française qui commercialise déjà sa propre marque. Ainsi de la culture de l’orge à la production des tonneaux, le made in France est à 100%. Sans oublier bien sûr la distillation et l’élevage. Pour l’instant, cette toute jeune marque proposée par Whiskies du monde ne comporte que deux références : un single malt et un single malt tourbé. Une troisième est attendue dès 2020. Avec une robe très pâle le malt tourbé se remarque par un nez délicat et légèrement fumé tandis que l’attaque en bouche révèle immédiatement cet aspect tourbé très apprécié des amateurs français. La longueur en bouche est délicate avec une rondeur très pâtissière. Quant au single malt classique, il offre une attaque franche et ardente. Avec une bouche épicée dans la longueur, il offre un final de caramel salé très agréable. Cet assemblage de jus, vieillis dans six types de fûts différents (chêne français neuf et vintage, chêne américain neuf, bourbon, cognac, bourgogne rouge), témoigne du savoir français en matière de distillation.

Joël Chassaing-Cuvillier.

 

Chaussettes rouges.

 

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Mes chaussettes rouges

L’homme français n’est absolument pas élégant. Il suffit de regarder ses chevilles pour constater à quel point il peut être indifférent à son allure. Sans parler de souliers négligés, les chaussettes sont grises, synthétiques et toujours trop courtes.

L’inélégance de l’homme français atteint toutes les catégories y compris ce que les marketeurs nomment les CSP+. Les écoles de commerce étant d’ailleurs de grands pourvoyeurs d’hommes « gris ». Oublions les costumes étriqués pour se concentrer sur les pieds. Avec les souliers, la chaussette ponctue celui qui les porte. Assis, les jambes croisées, on ne voit quelle et le mollet blanchâtre vaguement poilu s’il s’agit d’une socquette. Et contrairement aux affirmations de James Darwen la chaussette ne doit pas être grise ou bleu foncé. Un peu de provocation et de fantaisie doit être autorisée. Bien sûr, l’on fuira les chaussettes Burlington trop caricaturales.

En premier lieu, la chaussette doit impérativement arriver au-dessus du galbe du mollet. C’est la seule façon de cacher la surface de peau entre haut de socquette et bas du pantalon. En second lieu, il est important de choisir des matières naturelles, fil d’écosse, laine, voire coton pour le sport. Vient ensuite le choix subjectif du coloris ou du dessin éventuel. N’attaquer pas tout de suite par le rouge des chaussettes Gammarelli, cela demande une certaine habitude. La palette de teintes est suffisamment large pour que l’on puisse s’engager rapidement hors du gris. La boutique parisienne Mes Chaussettes Rouges sera à cet égard l’endroit parfait pour tenter une nouvelle approche de l’élégance pédestre. Dans la boutique de la rue César Franck à Paris 400 modèles s’exposent dans un feu d’artifice de couleurs. Outre les Gammarelli, les amateurs trouveront de superbes Bresciani en laine que connaissaient déjà les habitués de feu la maison Arnys ainsi que des Mazarin et des Gallo. Pour les 10 ans de la maison, les deux créateurs, Vincent Metzger et Jacques Tiberghien viennent de s’offrir une machine à tricoter afin de pouvoir élargir leur offre avec des produits sur mesure. Un outil qui permet de produire des bas de contention, des chaussettes de ski ou tout autres modèles spécifiques pour des clients qui tiennent à conserver un minimum d’élégance. Pour célébrer cette décennie, Mes Chaussettes Rouges a créé un coffret semainier qui se décline en sept nuances de rouge en fonction du tricotage et des matériaux, fil d’écosse, soie, cachemire ou encore coton. Destiné aux ultimes amateurs ce coffret est vendu 185€. Ce lieu rare est certes un peu perdu dans une petite rue du XVème mais néanmoins vous n’aurez plus aucune excuse pour avoir un minimum d’élégance. Et par pitié, on met immédiatement à la poubelle les vieilles socquettes innommables brodées de mickey que l’on vous a offerts. Comme toute maison moderne Mes Chaussettes Rouges vend également ses produits sur internet mais pour un premier achat rien ne remplace le plaisir de toucher la matière d’une belle laine.

Joël Chassaing-Cuvillier

Reservoir,l’horlogerie française du futur.

 

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Reservoir, une marque en devenir.

Un photographe naturaliste devient l’ambassadeur des montres Réservoir. Marque jeune qui a construit son image sur une analogie avec des instruments de mesure automobile ou mécanique, Réservoir poursuit sa ligne en adoptant cette fois un visuel proche d’un manomètre de pression.

Pour mettre en avant cette nouvelle collection, Réservoir a choisi d’associer son image à Greg Lecœur et son univers sous marin. Plongeur par passion puis photographe, Greg Lecoeur commence par explorer les mers chaudes de l’équateur et de l’Amérique Centrale. Un passage dans les Galapagos lui permet de croiser des mammifères marins dont il tire des portraits sympathiques. Des images qui séduisent les magazines spécialisés. Des parutions qui lui permettent de remporter quelques trophées et d’être présent dans les pages du plus ancien magazine de voyage scientifique. Des mers chaudes, il glisse ensuite sous la banquise pour réaliser une série de prise de vue particulièrement épurée. L’eau et la glace pour seul décor, voilà le nouveau théâtre des opérations de Greg Lecœur et de sa Réservoir Hydrosphère. En effet, la marque qui jusqu’à présent s’est fait remarquer en ne proposant que des montres atypiques à heure sautante et minute rétrograde vient de décliner une nouvelle version de cette collection à heure sautante. Après les compteurs de vitesse, les compte-tours et autres manomètres, c’est l’image d’un manomètre de bouteille de plongée qui est utilisée. Disponible en trois livrées, noire, blanche et bleue, l’Hydrosphère est basé sur un ETA 2824 équipé d’un module spécifique. Une lunette tournante, une valve hélium, une couronne vissée et une étanchéité à -250m en font une belle montre de plongée. Outre son bracelet métal, l’Hydrosphère est livrée avec un bracelet caoutchouc.

Joël Chassaing-Cuvillier

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