Bien voir au volant

Bien voir au volant

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La fatigue visuelle est sans doute l’un des premiers facteurs d’accident de la route et conduire avec une protection des yeux adaptée est indispensable. Que l’on porte des lunettes correctives ou que l’on possède une vision parfaite.

L’œil subit quotidiennement des agressions lors des parcours routiers. Des phares mal réglés et surtout les nouvelles technologies d’éclairage automobile comme le xénon, les diodes, les leds ou le laser sont un supplice pour les conducteurs. Si l’on ajoute les tunnels qui provoquent des changements de luminosités violents, il est clair que protéger ses yeux est indispensable. Une situation qui a amené les plus grands fabricants de verres correctifs à proposer des verres adaptés à la conduite automobile. Après l’essai d’un produit spécifique à la conduite automobile d’une marque étrangère, aujourd’hui nous vous proposons de tester les verres du fabricant français Essilor. Et si le fabriquant français dispose également dans son catalogue de verres destinés à la conduite automobile (le Varilux Road Pilot) nous avons privilégié un verre plus généraliste. En effet, le Road Pilot uniquement dédié à la conduite implique de posséder une seconde paire de lunettes correctrices. Une option peut pratique génératrice d’oublis ou de perte sans oublier le coût d’une deuxième monture et de verres supplémentaires. Succinctement, les Road Pilot offrent un champ de vision élargi aux rétroviseurs et une vision de près étalonnée à la distance d’un tableau de bord. Voilà pourquoi nous avons choisi le Varilux X series Transitions Xtractive avec un traitement Crizal. Un choix intermédiaire qui s’avère un excellent compromis. En effet, le Varilux offre des performances convaincantes à l’éblouissement généré par les leds. L’agression due à cette lumière blanc/bleu est considérablement diminuée notamment dans un passage de tunnel ou à la tombée de la nuit. Cela en conservant le contraste indispensable pour visualiser parfaitement les bords de route. Lors de cet essai nous avons pu apprécier l’adaptabilité à la lumière du système Xtractive. Particulièrement adaptés à la conduite, ces verres à teintes variables restent clairs par faible luminosité et se teintent progressivement selon l’intensité du soleil. A noter qu’ils foncent également en cas de « jour blanc » malgré l’absence de soleil. Une coloration qui s’effectue en une quarantaine de secondes. En revanche le retour à la teinte clair demande un peu plus de temps. Cela peut s’avérer gênant lors de l’entrée dans un tunnel, en revanche, à la différence d’autres marques, le Transitions Xtractive d’Essilor reste actif à la lumière derrière les pare-brises de nouvelles technologies qui équipent les voitures les plus récentes. Quant au traitement antireflet Crizal, il est très efficace en circulation de fin de journée lorsque de nombreux éclairages viennent se superposer notamment par temps de pluie. Outre ses avantages en situation de conduite, ce verre Transitions Xtractive s’apprécie lorsque l’on travaille sur un ordinateur en atténuant la luminosité provoquée par l’écran tout en conservant le contraste d’un texte ou d’images. Quant à la coloration vert/jaune adoptée par Essilor, elle ne dénature pas la vision et se révèle très agréable à l’usage.

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Un choix qui s’impose à tous ceux qui roulent beaucoup par tous les temps et ne veulent pas s’encombrer de plusieurs paires de lunettes de correction. Notamment pour les personnes de plus de 40 ans qui sont atteintes de presbytie.

Joël Chassaing-Cuvillier

 

 

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Une Saint Valentin pétillante

Une Saint valentin sous le signe des bulles.

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Venue d’outre atlantique, la tradition de célébrer la Saint Valentin s’ancre de plus en plus dans notre pays. Et traditionnellement, c’est avec des bulles que l’on célèbre les évènements festifs. Alors Champagne !

Pour cette occasion, nous vous proposons quelques flacons de Champagne de vignerons indépendants ainsi qu’un crémant de Bourgogne dont la qualité reste toujours présente. Un choix qui permet de rester dans une fourchette de prix raisonnable tout en se faisant plaisir. Pour les champagnes notre choix s’est porté vers des produits « brut nature » à zéro dosage c’est-à-dire sans rajout de sucre. Un choix qui permet d’associer ces champagnes à un repas. Au sein du groupement des Champagne de vignerons, nous avons retenu le brut nature de chez R.Dumont & fils et le Natura 2007 de Charles Clément. Le R.Dumont, issu de parcelles de la Côte des Bar, est à 100% en pinot noir et assemble la récolte 2013 et des vins de 2012. Des bulles fines qui font ressortir l’or de sa robe, un nez frais d’agrumes et d’épices, une bouche où les bulles se font discrètes et mettent en avant la minéralité de ce champagne. Avec un dosage à zéro, il est parfait avec des coquilles Saint Jacques. Son prix de 21€ la bouteille le rend très attractif. Restons avec Champagne de vignerons pour découvrir le Natura 2007 de Charles Clément. Sous cette marque, on retrouve une coopérative de 22 vignerons créée en 1956. Pour ce Côte des Bar récolté en 2007, on retrouve un assemblage de pinot noir, de meunier et de chardonnay sans sucre ajouté. Un nez de senteurs complexes, une bouche ample, minérale et fruitée. Des bulles fines apportent de la vivacité. Un vin qui s’accordera avec de viandes blanches ou un risotto crémeux. Disponible au prix de 30€. Maison familiale fondée en 1978, la maison Gremillet qui s’est développée à l’international, propose des vins brut nature à zéro dosage de sucre dans sa gamme Les Purs. Assemblage de pinot noir et de chardonnay à part égale, le Zéro Dosage offre une belle fraîcheur et un équilibre parfait entre la vivacité et la rondeur. Ecrevisses, coquilles Saint Jacques seront des accompagnements parfaits. Environ 30€.

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Dans un registre différent, nous accorderons une place au crémant de Bourgogne de chez Veuve Ambal. Vins effervescents de qualité, les crémants offrent des prix situés sous la barre des 10€. Une limite qui convient à des amateurs qui ne peuvent plus s’orienter ver le champagne devenu trop cher pour de nombreux amateurs. Avec le Brut Prestige Veuve Ambal, on trouve un vin effervescent associant le pinot noir, le chardonnay et du gamay. Un nez d’agrume et une rondeur en bouche lui apportent les qualités pour accompagner des plateaux de fromages. 8,90€ la bouteille. Du même producteur bourguignon, on retient également un extra dry rosé Cuvée 1898 Rosé. Vin de fête, il n’a pas besoin de prétexte pour être débouché. Une robe rose pâle, un nez fruité de bonbons d’enfant il s’associe parfaitement avec quelques douceurs comme des calissons ou des biscuits à la cannelle.9€ la bouteille.

Joël Chassaing-Cuvillier.

Bourgogne ou Beaujolais, le choix.

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Bourgogne ou Beaujolais.

Des vins que tout oppose, 100% pinot noir pour les bourgognes et 100 % gamay pour les beaujolais et surtout alors qu’ils pourraient être proches géographiquement, les deux bourgognes viennent des parties les plus septentrionales de la Bourgogne. Juste l’envie de présenter ces quatre crus.

Appartenant à la galaxie Simmonet-Febvre, les deux bourgognes viennent pour l’un de l’auxerrois et l’autre du tonnerrois. Tous les deux en Pinot noir, ils bénéficient l’un et l’autre de l’appellation régionale de Bourgogne Côtes d’Auxerre et de Bourgogne Epineuil. Etablie à Chablis, la maison Simmonet-Febvre outre ses productions de Chablis et de Crémant prend à cœur de faire découvrir des cépages oubliés ou des appellations délaissées depuis des décennies. Si l’Irancy avec le César n’est plus un inconnu, il n’en n’est pas de même pour les Côtes d’Auxerre ainsi que pour le bourgogne Epineuil dont les vignes sont situées au nord est de Tonnerre. Des vignobles de plus en plus menacés par l’immobilier et qu’il convient de protéger. Tous les deux en pinot noir, les Côtes d’Auxerre et l’Epineuil ne demandent qu’à être découverts. Orienté en sud sud-est, le vignoble de la Côte d’Auxerre est planté au sommet de côteaux et bénéficient d’un ensoleillement idéal. Ses pinots noirs offrent un vin plein de fruits. La cerise, la fraise des bois apportent un nez frais et vif. Rond en bouche, il dégage une minéralité discrète qui est sa colonne vertébrale. Il sera parfait avec des grillades et des fromages de chèvre. Egalement en pinot noir, l’Epineuil dont la production remonte à plusieurs siècles a toujours eu une réputation non usurpée et le travail de la maison Simmonet-Febvre sur ces appellations mérite d’être salué. Il faut reconnaître que les côteaux escarpés sur lesquels il est planté avaient découragé les vignerons du cru. Une puissance contenue, des arômes de fruits rouges, une robe claire, délicat en bouche, ce Bourgogne Epineuil sera parfait avec une chasse légère, des fromages bourguignons ou une assiette de charcuterie. Des prix contenus, 11,70€ l’Epineuil et 11,25€ le Côte d’Auxerre incitent à la découverte de ces deux flacons.

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Quittons la basse bourgogne pour son extrême sud et découvrir deux vins très différents, un Brouilly et un Beaujolais Morgon de chez Henry Fessy. Reprise depuis 2008 par la maison bourguignonne Louis Latour, le vignoble Henry Fessy est aujourd’hui cultivé en agriculture raisonnée. Un choix qui respecte la tradition et l’expérience de la Maison Fessy établie en Beaujolais depuis 1888. Le Brouilly, issu de la petite parcelle Les Brulées, qui bénéficie d’une très belle situation géographique est un vin concentré et corsé où le fruit noir et les fruits à noyaux dominent. Riche, épicé, avec de la consistance, il conviendra à merveille avec une viande rouge maturée ou de la charcuterie. Quant au Morgon, Beaujolais typique, très fruité, tannique avec une robe carmin, il sera parfait avec de la chasse et des fromages à pâtes molles. Alors que ce Morgon est disponible au prix de 11,50€, le Brouilly est vendu 17€. Robuste et généreux, le Morgon peut être également un excellent vin de garde.

Joël Chassaing-Cuvillier

 

Kia ProCeed, l’élégance d’un break au design parfait.

Kia Proceed, le retour du break chic.

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Avec ce modèle, Kia offre aux amateurs une voiture qui offre un réel plaisir de conduire.

Pour réussir une voiture il faut réunir trois ingrédients : un design réussi, une motorisation idéale et un châssis rigoureux. Pour sa nouvelle ProCeed, Kia a réussi un sans faute en rassemblant ces trois éléments indispensables et propose un modèle élégant et tonique.

Dessinée dans son bureau de style de Francfort sous la responsabilité de Gregory Guillaume, cette ProCeed s’inscrit dans la lignée des « shooting brake » remis à l’honneur par Mercedes Benz avec la CLS et la CLA. Un type de carrosserie qui allie élégance de carrosserie et praticité d’un break en préservant son habitabilité. Désormais, Kia offre à ses possesseurs une image tout aussi valorisante que ses concurrentes directes. Une ligne profilée et fluide, des vitrages inclinés, un pavillon abaissé de 43 mm, une garde au sol plus basse de 5 mm, offrent une silhouette sportive à cette Kia nouvelle génération. Le dessin élégant des feux arrière et les passages de roues à méplat contribuent également à la sportivité du modèle tout comme la face avant dynamique qui adopte une calandre qui signe la marque. A l’instar de sa robe, l’habitacle de la ProCeed est tout aussi réussi. Des matériaux de qualité et une ergonomie idéale. La planche de bord bien moussée affiche des surpiqûres qui ajoutent une note haut de gamme. Des surpiqûres que l’on retrouve sur les sièges semi baquet qui offrent un maintien parfait et ce en roulant à une allure soutenue sur un parcours sinueux. On peut simplement regretter que l’homogénéité de la planche de bord soit rompue par l’écran multimédia qui est extérieur. Précisons néanmoins que des marques premium comme Mercedes Benz ont également adopté cette disposition. Pour ce nouveau modèle, le constructeur propose un excellent moteur de 204 ch. Tonique, il répond présent à la moindre sollicitation dans un parcours sinueux et tourmenté de l’arrière pays barcelonais en Espagne. Quant à la transmission automatique DCT à 7 rapports que l’on pilote du bout des doigts grâce aux palettes du volant, elle ajoute de la sportivité à la conduite de cette ProCeed. Un choix qui redonne le plaisir de conduire. Kia a même exacerbé le sens du plaisir en soignant la sonorité de l’échappement. Un son rauque s’échappe à chaque accélération soulignant la sportivité du modèle. Design, moteur, Kia a également soigné la conception de son châssis avec une coque plus rigide.

 

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Une direction précise qui apporte de bonnes sensations, une suspension revue et corrigée avec des amortisseurs plus rigides et des ressorts plus courts. Le choix de pneumatiques Michelin Pilot Sport 4 contribue également au comportement routier de la ProCeed. Quant au freinage à la fois efficace et endurant, il bénéficie de disques dont le diamètre a été augmenté. Outre ces qualités techniques, la Kia ProCeed adopte comme il est désormais de règle la plupart des aides à la conduite et multiples assistances que l’on trouve aujourd’hui sur les modèles haut de gamme. Une liste qui comprend entre autre le freinage d’urgence, la baisse de vigilance du conducteur, la surveillance des angles morts, la lecture des panneaux routiers ou encore la détection des changements de file inopinés et des piétons. Outre ces systèmes de sécurité, la ProCeed reçoit également de nombreux équipements de conforts comme les sièges et le volant chauffant ou l’ouverture du hayon en mains libres et bien sû r une camera de recul. On regrettera simplement l’absence d’un lecteur de CD dans le système multimédia même en option. C’est dommage.

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Elégante, dynamique, bien équipée, disposant de matériaux de qualité, la ProCeed permet à Kia de venir titiller les marques premium aux tarifs plus élevés. Si l’on ajoute la fameuse garantie Kia de 7 années, le constructeur coréen qui ne cesse de progresser sur le marché français y a un bel avenir.

Joël Chassaing-Cuvillier

 

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: La KIA PROCEED EN CHIFFRES
Moteur essence 4 cylindres en ligne, turbo, 16 soupapes – 1 591 cm3 (NC x NC mm) – 204 ch à 6 000  tr/min – 265 Nm de 1 500 à 4 500 tr/min – Boîte à double embrayage à 7 rapports – Dimensions : 460,5 x 180 x 142,2 cm, empattement : 265 cm – Poids : 1 465 kg – Pneumatiques 235/55 R17– Vitesse : 225 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 7,5 s – Émissions de CO2 : 142 gr/km – Prix : dès 34 990 €

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Retromobile, c’est la semaine prochaine dès mercredi!

Un anniversaire important sera célébré lors du salon Retromobile en février.

 

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CITROËN – 100 ANS D’INGÉNIOSITÉ, DE CRÉATIVITÉ ET D’AVANT-GARDISME

 

L’histoire de la marque Citroën, c’est celle d’un constructeur visionnaire. André Citroën, son créateur, a révolutionné la chaîne de production automobile Française en s’inspirant du modèle américain : la production en série. C’est ainsi qu’il a contribué à populariser l’automobile en France et en Europe. La marque poursuit aujourd’hui sa destinée en continuant de faire preuve de modernité et d’innovation. Pour sa 44 ème édition, le Salon Rétromobile célèbrera les 100 ans d’histoire de ce fleuron de l’automobile française.

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Quant aux amateurs de photographies d’époque, ils pourront découvrir sur le stand Chapal une série de photos de Ferrari GTO prise par Joël Chassaing-Cuvillier lors des 1000 km de Paris à Montlhéry. Spécialisée dans le travail du cuir, la maison Chapal est dirigée par Jean François Bardinon qui est également un grand connaisseur de l’automobile ancienne.

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Salon Rétromobile du 6 au 10 février

Parc des expositions de la Porte de Versailles

1 place de la Porte de Versailles métro Porte de Versailles

75015 Paris

Stand Chapal n°12 allée P, Hall 1.

La Smart Fortwo EQ

 

La Smart Fortwo EQ au volant.

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Exit les Smart à moteurs thermiques, afin de suivre la tendance qui va interdire les moteurs Diesel en ville, le catalogue Smart ne comprendra plus que des modèles à propulsion électrique. Une occasion pour la Smart de se renouveler en changeant de nom. La Smart ED (electric drive) devient EQ afin de se rapprocher de la gamme électrique de Mercedes-Benz.

A part ce changement de nom, cette quatrième génération de Smart électrique n’offre comme nouveauté que des services sociétaux à l’instar des systèmes Car 2 Go et Car 2 Share. Le premier est un système de location réservé à Paris où 400 voitures de location à la minute seront réparties dans la capitale. Il suffira de posséder un Smartphone dans lequel une application spécifique aura été installée. Après Madrid, Amsterdam et Stuttgart, Paris est la quatrième ville européenne à recevoir ce système. On notera également que ce système ne nécessite pas d’abonnement. L’utilisateur pourra laisser sa voiture sur n’importe quelle place de parking normale dans Paris intra muros et une équipe du système se chargera de la conduire vers des stations de recharge. Pour l’instant les tarifs de location ne sont pas encore fixés. A Madrid, il est de 0,27 cts la minute. Quant au système Car 2 Share, il permettra à un propriétaire de Smart de prêter ou de louer sa voiture via une autre application. Là encore cela fonctionnera par Smartphone. Et rien n’interdit de posséder 3 ou 4 voitures et de concurrencer le principe de Car 2 Go.

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Au volant.

Sur le plan technique, cette Smart EQ ne présente pas de nouveauté et reprend toute la cinétique de la Renault Zoé. Véritable kart, elle possède une solide accélération et une vitesse de pointe largement suffisante pour la ville et le périphérique. En revanche dès que l’on aborde la route, il conviendra d’être attentif lors d’un dépassement de poids lourds. La sensibilité et la prise au vent peuvent être problématiques. Parmi ses autres défauts, le confort se dégrade très vite sur une chaussée en mauvais état comme on en rencontre facilement à Paris où les trous et les pavés sont légion sans parler des gendarmes couchés qui pour la plupart ne respectent pas les normes de hauteur. Un choix d’amortisseurs plus souples et un plus grand débattement de suspension seraient une bonne idée. Quant au petit coffre, il est déjà en partie occupé par le câble de recharge. La batterie de 17,6 kWh ne bénéficie de recharge au freinage que sur les roues arrière (motrices). Un choix qui limite la puissance régénératrice. Le faible empattement justifie ce choix et aller au-delà serait dangereux. A cet égard, la Hyundai Kona EV dispose d’une autonomie de 480 km avec une capacité de batterie de 64 kWh. En revanche, la Smart dispose d’un mode de conduite Eco qui augmente légèrement le rayon d’action. Quant au temps de recharge, il faut compter 6 heures sur une prise domestique, une durée qui peut être ramenée à 3h30 avec une Wallbox. En utilisant le chargeur de 22kW en courant alternatif, il est possible de recharger 80% de la batterie en 45 minutes. Avec ses nouvelles propositions d’utilisations, Smart franchi une nouvelle étape vers la généralisation des véhicules électriques qui pour l’instant bénéficient des largesses des pouvoirs publics qui n’ont pas encore pensé à taxer l’électricité destinée à la mobilité. Il faut aussi savoir qu’avec cette nouvelle source énergétique la pollution n’est pas supprimée mais déplacée vers les producteurs de batteries et surtout d’électricité qui provient pour l’essentiel des centrales à charbon, au fuel ou au gaz. Seules les centrales nucléaires sont propres mais en voie de suppression. Mais il faut aussi savoir que la vie d’une cité tient également à son accès par l’automobile. La mort des centres villes de province n’a pas d’autres raisons que les différentes interdictions de circulation. C’est sans doute ce type de véhicules dont la Smart EQ fait partie qui sauvera les villes de la désertification.

Joël Chassaing-Cuvillier.

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LA SMART FORTWO EQ EN CHIFFRES
Moteur électrique synchrone – 60kW (82 ch) – 160  Nm – Transmission : propulsion et réducteur – Dimensions : 269 x 166 x 155 cm, empattement : 187 cm – Poids : 1 145 kg – Pneumatiques AV / AR 165/65 R15 — 185/60 R15 , pas de roue de secours – Vitesse bridée : 130 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 11,5 s – Émissions de CO2 : 0gr/km – Temps de charge : 3h30 à 100 % sur borne de 4,6kW et 45 minutes à 80% sur borne 22 kW en CA. Autonomie officielle 106 Km. Batteries lithium-ion NMC/ 17,6 kW. Prix (sans le prix du chargeur rapide 1 100 €) : Pure 23 050 Prime 27 050, Business 25 300 €. Bonus écologique de 6 000€

 

 

Kia Sportage 1.6Diesel 136ch 4×4.

Kia Sportage 1.6 Diesel, 136 ch DCT7, 4×4.

Elégante et spacieuse.

Dans sa dernière version le Kia Sportage offre un bilan positif. Un design agréable à l’œil, de l’espace largement calculé et surtout de nouvelles motorisations qui permettent de coller parfaitement aux diverses réglementations.

 

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Restylé avec discrétion mais efficacité, le Sportage offre une carrosserie moderne et élégante qui accompagne un intérieur retravaillé également dans son allure et son ergonomie. Le style épuré et l’espace disponible de l’habitacle font de ce SUV moderne un véritable véhicule familial. Le nouveau Sportage en est à sa quatrième génération et bénéficie outre de son restylage d’un grand coup de balai dans les motorisations proposées au catalogue, cela afin de coller aux nouvelles normes et échapper le plus possible aux différents malus imposés par le gouvernement et l’Europe. Exit les moteurs Diesel de 1,7 litres de 115 et 141 ch ainsi que le 2,0 litre de 136 ch. En lieu et place, on trouve un 1,6 CRDi de 115 ou 136 ch et un 2,0 CRDi hybride de 185 ch.

 

 

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Pour cet essai nous avions choisi le Diesel 1,6 de 136ch avec une boîte automatique DCT7 associée à une transmission intégrale dans la version GT Line Premium. Un modèle très haut de gamme facturé 39 790 euros. Inutile de préciser qu’à ce prix l’équipement est particulièrement riche. Large écran multimédia de 8 pouces, GPS à lecture des panneaux de vitesse, volant et sièges chauffants à l’avant comme à l’arrière, ouverture du coffre automatique, toit ouvrant, antibrouillard, camera de recul à 360° et jantes de 19’ qui ne s’avèrent pas un avantage en définitive. Particulièrement ergonomique le tableau de bord offre une console très lisible ainsi que de multiples rangements. Les passagers arrière d’un espace d’une grande générosité et surtout d’une banquette aux réglages multiples qui offrent le meilleur confort. Et cela pour les trois passagers autorisés. Quant au coffre, vaste, il permet de charger sans aucune restriction les bagages de cinq personnes.

Au volant

 

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SUV familial, le Sportage 4 x 4, 136 ch possède les inconvénients de ses avantages. Son poids et sa puissance peu élevée n’en font pas un véhicule particulièrement dynamique. Il est très américain dans son comportement. Rassurant, tranquille, il est parfait pour rouler à une vitesse de croisière qui correspond aux limitations de vitesses actuelles. Dès que l’on monte dans les tours, le moteur s’avère bruyant sans pour cela offrir plus de nervosité en reprise y compris en mode sport. Dans tous les cas, il conviendra de ne surtout pas adopter la finition Line Premium qui impose des jantes de 19 pouces. Outre l’influence sur le prix des pneus lors de la rechange ou de l’achat de pneus neige, le confort de roulage est totalement dégradé. On ressent le moindre détail de la chaussée. Un choix qui implique également l’absence de roue de secours. Quant à la consommation réelle calculée sur un parcours de 500 km comprenant de l’autoroute, des routes secondaires ainsi qu’un parcours de montagne, elle s’est établie à une moyenne de 5,46 litres aux km ce qui est tout à fait raisonnable. Séduisant, très bien équipé, spacieux et bénéficiant de sa garantie de 7 ans ou 150 000 km, le nouveau Sportage est attrayant. On a hâte de pouvoir essayer la future version hybride du moteur 1,6 CRDi. Pour l’instant, il bénéficie d’un excellent rapport prix/équipement qui s’ajoute au style Kia particulièrement réussi.

Joël Chassaing-Cuvillier

 

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Le Kia Sportage Diesel 1.6 136ch DCT7 4 X 4 GT Line Premium en chiffres :

Moteur Diesel 4 cylindres en ligne – 1 598 cm3 (77 x 85,8 mm) – 136 ch à 4 000 tr/min – 320  Nm à 2000 tr/min – Boîte automatique DCT7 à rapports – Dimensions : 449,5 x 185,5 x 164,5 cm, empattement : 267 cm – Poids : 1688 kg – Pneumatiques 245/45 R19– Vitesse : 180 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 12 s – Émissions de CO2 : 133 gr/km – Prix : 39 790 €

 

 

Chateau Vieux Landat

 

 

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Chateau Vieux Landat Haut-Medoc 2012

En 2000, après une activité de 10 ans dans la viticulture, Pierre Signolle se lance à son compte et reprend le Château Vieux Landat. Un domaine situé à Cissac dans le Haut Médoc. Il se lance alors dans une vaste opération de modernisation du domaine. Un programme qui va se dérouler dans un ordre chronologique. Les vignes, âgées et peu productives, sont replantées en commençant par celles du plateau de Vertheuil. Surélevé par rapport au reste de la propriété, ce terroir est le plus qualitatif du domaine. Afin de produire des vins ronds, l’encépagement choisi est en majorité du merlot. Indispensable à l’élaboration de vins de qualité et de caractère, le cabernet sauvignon et le petit verdot sont également plantés sur le plateau. En 10ans, la moitié des vignes de la propriété sera replantée. Après la vigne, le chai est, à son tour, réaménagé. Un grand chai de 1200m2 est construit afin d’accueillir dans les meilleurs conditions la vendange. Des cuves thermo- régulées sont installées afin de vinifier la vendange à froid. En 2015, c’est Sophie Signolle et ses enfants qui reprennent la direction du vignoble en poursuivant les investissements qu’il s’agisse du chai ou de la vigne.

Situé sur un terroir sablo-graveleux sur une couche d’argile, le domaine s’étend sur 15ha.Les 2/3 des vignes ont été replantées en 15ans avec l’introduction du petit verdot. Désormais, le merlot, le cabernet sauvignon et le petit verdot constituent les 3 cépages cultivés dans le domaine. Le choix d’une agriculture raisonnée en limitant l’utilisation des produits chimiques a été privilégié avec un enherbement naturel de l’inter rang. La récolte du raisin est essentiellement mécanique ce qui permet d’intervenir rapidement en cas d’intempéries mais le raisin est trié manuellement au chai. Les premiers jus sont séparés. La fermentation se fait en cuve inox et la macération dure de 15 à 20 jours. Le vin est ensuite élevé en fût entre 9 et 12 mois suivant le millésime.

Elégant et légèrement boisé, des notes de pain grillé avec de la fraîcheur, ce millésime s’appréciera pleinement dans 1 ou 2 ans avec un potentiel de garde de plus de10 ans pour le Haut-Médoc 2012 qui est construit avec 60% merlot et 40% cabernet sauvignon. Il sera parfait, décanté, avec un gigot d’agneau, une poêlée de cèpes ou un fromage d’Epoisse.

J.C-C

Eterna Kon Tiki

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Eterna dévoile aujourd’hui la nouvelle version de sa KonTiki. Inspirée par l’expédition menée par Thor Heyerdahl à travers l’Océan Pacifique, la collection est à présent enrichie d’une version verte qui est associée à une boite en bronze

Le millésime KonTiki est l’un des marqueurs d’Eterna, qui, chaque année, trouve preneur en seulement quelques semaines. « Nous avons pris l’habitude d’offrir un nouveau modèle par an à nos collectionneurs », explique Jérôme Biard, CEO Eterna. « Il s’agit à chaque fois d’une série limitée de 300 pièces. Chaque année, elle est écoulée en seulement quelques semaines. Le cœur de collectionneurs Eterna est d’une fidélité exceptionnelle ».

Après le modèle anthracite de l’année dernière, Eterna a choisi un vert profond pour habiller son nouveau millésime de KonTiki Bronze. Le choix de cette couleur ne doit rien au hasard : c’est la teinte naturelle vers laquelle le bronze va s’orienter s’il est soumis à une oxydation, par exemple provoquée par de l’eau de mer. Le boîtier en bronze va alors laisser apparaître de petites touches de vert de gris qui viendront naturellement s’harmoniser avec le vert présent sur le cadran, la lunette et le bracelet. Chacune de ces surfaces, lunette et cadran, offre un rendu différent : la lunette est satinée circulaire, le cadran grené. Il en résulte une profondeur unique, une texture que l’on pourrait presque effleurer à travers le verre saphir. Ce dernier est d’ailleurs présent côté face comme côté fond, laissant entrevoir le calibre 3902A, offrant 65h de réserve de marche et réalisé en interne par Eterna (mouvement manufacture). Ces différents rappels viennent habiller la fameuse boite en bronze de 44 mm, étanche à 200 mètres, qui fait le succès du modèle depuis plusieurs années. La lunette unidirectionnelle est quant à elle gravée d’une échelle de temps de plongée. Elle indique la durée maximale de plongée à une profondeur donnée sans avoir besoin de calculer des paliers de décompression – une information véritablement utile aux plongeurs, comparée aux simples échelles chronographiques. Authentique montre de plongée, vocation rappelée sur son cadran par l’inscription « Diver 200m », la nouvelle KonTiki Bronze 44 mm possède de larges aiguilles luminescentes des heures et des minutes, survolant des index surdimensionnés empreints également de SuperLumiNova. L’ensemble procure une lisibilité parfaite adaptée à la pénombre de fonds marins. Cette nouvelle série limitée KonTiki Bronze 44 mm est, comme pour les autres, strictement limitée à 300 exemplaires individuellement numérotés.

Lot 40, la renaissance d’un rye.

 

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LOT 40, un rye canadien à découvrir ; Grant’s cask Edition à la recherche d’une autre qualité.

La renaissance du whisky 100% rye.

 

Créé à la fin des années 1990 par Mike Booth, le maître assembleur de la distillerie Hiram Walker, LOT 40 est l’un des très rares whiskies 100% seigle produit en Amérique du nord. Il est un hommage aux premiers distillateurs nord-américains.

Située à Windsor en Ontario ­— une ville séparée de Detroit par un tunnel et un pont— la raffinerie canadienne avait prospéré durant les 13 années de la prohibition. La suppression de cette dernière entraîna la chute drastique de la production des Ryes au profit des bourbons produits au Tennessee et au Kentucky. Le maïs remplace le seigle et offre une rondeur appréciée des consommateurs du vingtième siècle. Aujourd’hui, ce sont de petites distilleries qui tentent de relancer le Rye whisky afin de satisfaire les nouveaux amateurs qui sont à la recherche de produits différents au caractère affirmé. Lot 40 est désormais produit uniquement avec du seigle grain local sans ajout de seigle malté. Il est distillé une première fois dans un alambic à colonnes et une seconde fois dans un alambic à repasse en cuivre. Il est ensuite élevé en fûts de chêne blanc neufs (une obligation pour les ryes américains qui ne s’applique pas forcément aux ryes canadiens). Une robe ambrée, or sombre, le Lot 40 diffuse un nez d’agrumes épicées et floral légèrement fumé. Sa bouche de pain grillé et de sirop d’érable conserve une fraîcheur pleine de légèreté. Si certains l’utiliseront en cocktails, son caractère en fait un excellent whisky de dégustation. Une perle venue du Canada.

Dans un registre différent, la marque Grant’s qui cherche à atteindre une clientèle plus exigeante vient de sortir un Grant’s Rum Cask. Destiné à satisfaire les amateurs de produits mieux affinés, la marque généraliste et Brian Kinsman, son maître de chai, proposent un blend de whiskies de grain et de malt écossais. Vieilli dans des fûts de chêne, affiné en fût de rhum et distillé à basse température, il offre une plus grande douceur en attaque et une palette aromatique exceptionnelle. Epicé en bouche, de la longueur, il sera parfait en Old Fashioned. On appréciera son prix raisonnable.

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Trouver une eau qui accompagne un whisky de qualité n’est pas chose aisée. Eau plate ou eau gazeuse, il est parfois nécessaire ou agréable d’ajouter quelques gouttes d’eau dans un whisky ou dans un cognac. Si l’on désire boire un highball avec le japonais Takesturu, une eau légérement gazeuse sera parfaite. En revanche, avec un whisky tourbé ou fort en alcool un ajoût d’eau plate ne fera que mettre en exergue les parfums et le goût d’un produit exceptionnel. Pour cela, l’eau doit être douce et neutre et surtout sans l’agressivité d’une eau calcaire trop dure. D’Islande, nous avons retenu l’Icelandic Glacial dont la douceur fait ressortir la complexité d’un whisky rare. Du pays de Galles, la Ty Nant sera idéale en highball.

Joël Chassaing-Cuvillier.